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Les États-Unis invités d’honneur de la 47e édition de la foire internationale d’Alger : L’Algérie plaide pour une coopération hors hydrocarbures

« L’Algérie doit poursuivre les réformes pour rejoindre le système commercial international »

PUBLIE LE : 19-05-2014 | 0:00
D.R

Le ministre américain de l’Énergie est attendu dans notre pays à l’occasion de la FIA. Organisée par la Safex, cette 47e édition de la Foire internationale d’Alger, l’une des plus grandes manifestations économiques du continent, prévoit la participation de 1.045 exposants sur une superficie de 48.347 m², dont 592 étrangers de 27 pays (8 d’Europe, 5 d’Asie, 4 du continent américain, 2 d’Afrique et 8 pays arabes), ainsi que 453 nationaux.

Aussi, 51 firmes étrangères seront présentes à titre individuel et sont issues d’Italie, d’Inde, du Mali, d’Iran, du Burkina Faso, d’Afrique du Sud, du Yémen, de Belgique et d’Ukraine. Placé sur le thème «Algérie forte et sereine», l’évènement qui se déroulera du 28 mai au 2 juin au palais des Expositions de la Safex accueillera les États-Unis en qualité d’invité d’honneur, à travers 75 exposants dans des domaines divers. En prévision de cet évènement, une conférence de presse a été animée, hier, au niveau de la Safex (Dar El-Djazaïr), conjointement par le secrétaire général du ministère du Commerce, Aïssa Zelmati, et l’ambassadeur des États-Unis en Algérie, M. Henry. S. Ensher, en présence du directeur général adjoint de la Safex, Rachid Khiar, du directeur du Conseil d’affaires algéro-américain, Smaïn Chikhoune, et du président de la Chambre américaine de commerce à Alger, Ali Azzouz, qui ont apporté des éléments d’information sur l’aspect organisationnel, pour ce qui est de l’intervention de la Safex, ainsi que sur la participation américaine et les perspectives de renforcement du cadre de partenariat entre les deux pays. Le SG du ministère du Commerce a d’emblée mis en avant les efforts déployés par l’État au titre des plans quinquennaux, notamment en ce qui concerne la construction de grands ouvrages et les infrastructures de base qui nécessitent, a-t-il souligné, des équipements et des matériaux de qualité. Aussi, la foire donnera «l’opportunité pour identifier les meilleurs produits selon les caractéristiques de performance», a affirmé M. Zelmati. Commentant le choix porté sur les États-Unis pour le statut d’invité d’honneur, il dit qu’il s’agit du premier partenaire commercial de notre pays, d’autant plus qu’«il existe une intention mutuelle de développer les relations économiques et commerciales». Le conférencier insiste, à ce titre, sur le fait que «nous voulons un partenariat gagnant/gagnant et non plus le conteneur». Et de préciser, en matière d’échanges avec les États-Unis, que 99% de nos exportations vers ce pays versent dans les hydrocarbures. Par conséquent, dit M. Zelmati, «nous attendons que les États-Unis contribuent à la promotion des exportations hors hydrocarbures, notamment dans le secteur agricole». Le représentant du ministère du Commerce, qui a voulu souligner l’évolution de la coopération entre l’Algérie et les États-Unis, indique que le nombre des entreprises américaines activant dans notre pays est passé de 22 en 2007 à 70 en 2013, selon les statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC). Pour sa part, l’ambassadeur américain a exprimé la volonté de son pays à «approfondir les relations avec l’Algérie dans l’intérêt des deux pays». M. Henry. S. Ensher, qui a annoncé la participation, pour la première fois, à la Foire internationale d’Alger, du ministre de l’Énergie de son pays, pour prendre part à la conférence sur l’énergie prévue lors de cette manifestation, dit que cette présence d’un ministre de ce rang à la FIA «traduit cette volonté d’aller de l’avant dans les relations bilatérales». En fait, «l’Algérie dispose de potentialités et de ressources financières et humaines très importantes». «Des ingrédients pour la croissance économique» dotés d’«un bon cadre réglementaire». Aussi, «les États-Unis soutiennent l’Algérie» pour se doter «des meilleures politiques pour parvenir à cette croissance», insiste l’ambassadeur américain.

« L’Algérie doit poursuivre les réformes pour rejoindre le système commercial international »
La qualité des relations a été matérialisée, auparavant, par la visite effectuée, récemment dans notre pays, par le ministre américain des Affaires étrangères, John Kerry, a-t-il souligné. En matière de coopération, l’ambassadeur américain a affirmé que l’Algérie « renferme un réel potentiel pour le renforcement de la coopération en dehors des hydrocarbures». Et d’étayer ses propos en indiquant que près de 80 entreprises américaines seront présentes à la FIA pour «améliorer le potentiel Algérie». Et d’ajouter, dans ce contexte, que «plusieurs secteurs renferment de réelles opportunités de coopération, notamment dans les domaines des transports, les technologies, la pharmacie, ainsi que l’éducation et la recherche», un domaine qualifié de «très important». Le développement agricole est l’autre créneau qui intéresse les Américains, «pour accroître l’exportation des produits algériens». «Nous pouvons également identifier de nouvelles technologies dans les hydrocarbures et prendre exemple sur les partenariats entre les entreprises américaines et le secteur public algérien», ajoute l’ambassadeur qui cite le cas de General Electric dans le domaine de l’énergie électrique et de Massey Fergusson pour la construction de tracteurs à Constantine, avec un partenaire algérien sur la base de la règle 51/49. L’ambassadeur a déclaré qu’«il est important que l’Algérie continue les réformes pour rejoindre le système commercial international et adhérer à l’OMC», d’autant plus que les États-Unis sont l’un des acteurs les plus influents dans le dossier d’adhésion de notre pays à l’Organisation mondiale du commerce. À une question sur l’ouverture d’une ligne aérienne entre les deux pays, l’ambassadeur a répondu que «la question commerciale se pose pour qu’une ligne aérienne soit ouverte». M. Henry. S. Ensher ajoute qu’«il n’existe pas une vision claire à ce sujet», et qu’une telle éventualité «n’est pas à l’ordre du jour». Le SG du ministère du Commerce précise sur ce point que le fait de ne pas disposer d’une ligne aérienne avec les États-Unis «ne constituait pas une contrainte», et que «nous voulons un partenariat gagnant/gagnant». «Plus de conteneurs», a-t-il ajouté.

« Nous sommes confiants en les capacités de l’Algérie à se sécuriser »
«La sécurité est la base de toute activité économique», consent l’ambassadeur des États-Unis à Alger. Aussi, souligne M. Ensher, «nous sommes confiants des capacités de l’Algérie à se sécuriser, et à jouer le rôle de leadership pour aider d’autres pays». L’ambassadeur a affirmé que son pays était disposé «à renforcer les relations avec l’Algérie dans le domaine sécuritaire».
À propos de la question de savoir si les États-Unis comptaient vendre des drones à l’Algérie, l’ambassadeur a tenu à préciser que «cette préoccupation constante sur un sujet d’équipements spécifiques est étrange». La sécurité, a-t-il enchaîné, «implique plus d’équipements et de systèmes, et nous travaillons avec le gouvernement algérien pour renforcer les relations dans ce domaine précis». Pour sa part,  Ali Azzouz, président de la Chambre américaine de commerce en Algérie, a rappelé que cette instance «est présente dans notre pays depuis 2001 et qu’elle participe à l’évolution des relations avec l’Algérie».
La chambre est composée d’une centaine d’entreprises et de multinationales en relation avec le business aux États-Unis, a-t-il souligné. Et de préciser que plus de 80 entreprises américaines sont attendues à la 47e FIA. Les Américains, a-t-il conclu, sont présents en Algérie, en dehors des hydrocarbures, dans les domaines des TIC, des services, de l’industrie pharmaceutique et de l’agriculture. Smaïn Chikhoune, directeur du Conseil d’affaires algéro-américain, a annoncé la venue de trois compagnies américaines spécialisées dans l’exploration minière, en Algérie, le 1er juin, dans le cadre de la conférence sur l’énergie prévue lors de la foire. Il annonce également la signature, à cette occasion, d’un mémorandum d’entente entre les deux pays dans le domaine pharmaceutique.
D. Akila
 

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