dimanche 18 aot 2019 14:08:52

Le monologue La fievre présente à Alger : Un monde bouleversant

Un monologue fait de questionnements et projetant les maux évidents qui rongent le monde d'aujourd'hui aux spectateurs, a été présenté samedi soir au public algérois par la comédienne roumaine Simona Maicanescu.

PUBLIE LE : 18-05-2014 | 23:00
D.R

Un monologue fait de questionnements et projetant les maux évidents qui rongent le monde d'aujourd'hui aux spectateurs, a été présenté samedi soir au public algérois par la comédienne roumaine Simona Maicanescu. Intitulée La fièvre, cette pièce théâtrale, représentant la participation  belge au 15e Festival culturel européen d'Alger, est une adaptation du texte du scénariste et acteur américain Wallace Shawn. Dans un espace scénique ouvert, dénué de tout décor ou accessoire, seule la comédienne, quasiment figée s'adressant directement au public, dresse la trame de cette "fièvre" voulue contagieuse tournant autour de l'histoire d'une jeune et riche new-yorkaise, "Candide", vivant dans le confort absolu.
La vie de Candide est complètement bouleversée par un cadeau anonyme, la jeune femme se retrouve avec un exemplaire du livre Le Capital de Karl  Marx entre les mains, point de départ de toutes les réflexions de ce long monologue. La lecture de ce livre pousse la jeune femme à réfléchir et à agir, un long voyage à travers l'affligeante pauvreté de certains pays s'en est suivi, heurtant Candide au paradoxe entre "ceux qui n'ont rien et ceux qui possèdent tout". La violence, la répression, la peine de mort et la torture gravitent également autour des réflexions de la jeune femme qui finit par comprendre que ce ne sont que des outils pour que "ceux qui possèdent tout" conservent leurs  biens et leur pouvoir. Etalant ses pensées, ses émotions et son raisonnement comme un spectateur  qui serait monté sur scène, Simona Maicanescu donne l'impression de s'être volontairement débarrassée du jeu théâtral, faisant oublier au public qu'il est face à une comédienne, à la faveur d'une naïveté qui semble naturelle, parfois surjouée et presque enfantine. Cette performance est d'autant plus remarquable que la comédienne reste debout toute la durée du spectacle sans jamais se déplacer et ne dispose ni de décor ni d'accessoires pour habiller son jeu ou son texte.
Inauguré le 9 mai dernier, le 15e Festival culturel européen, organisé dans deux salles à Alger (auditorium de la Radio et salle Ibn-Khaldoun) ainsi que dans les villes d'Oran, Tlemcen, Annaba et Constantine, se poursuivra jusqu'au  30 mai avec un riche programme musical élaboré par les représentations des 17 pays européens participants. Des projections de films et des pièces théâtrales sont prévues en plus des traditionnels concerts de jazz et de musiques folkloriques européennes.

 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions