mercredi 26 septembre 2018 06:48:32

Tizi Ouzou : Le rôle des zaouïas dans la préservation de l’islam algérien rappelé par une institution religieuse

Le rôle des zaouïas dans la préservation de l’islam algérien, inspiré du rite malékite, et de l’identité nationale a été le thème principal de la rencontre organisée, hier, par la zaouïa de Sidi Sahnoune du village de Djemaa Saharidj, dans la commune de Mekla, à 25 km à l’est de Tizi-Ouzou.

PUBLIE LE : 18-05-2014 | 0:00
D.R

 Le rôle des zaouïas dans la préservation de l’islam algérien, inspiré du rite malékite, et de l’identité nationale a été le thème principal de la rencontre organisée, hier, par la zaouïa de Sidi Sahnoune du village de Djemaa Saharidj, dans la commune de Mekla, à 25 km à l’est de Tizi-Ouzou.          
Lors de cette rencontre qui a regroupé des étudiants et des représentants de plusieurs zaouïas de Tizi-Ouzou, mais aussi des autres wilayas dont Sétif,  Bordj Bou-Arréridj, Mostaganem, Constantine et Alger, ainsi que des enseignants universitaires, cheikh Smail enseignant à la zaouïa de sidi Sahnoune a rappelé le rôle joué par cette institution religieuse, sous l’occupation française,  pour la préservation de l’identité nationale et son implication dans les soulèvement  populaires qui ont précédé le déclenchement de la guerre de libération nationale. Cette position a couté à la zaouïa de Sidi Sahnoune, rattachée à la  Tariqa Rahmania, l’incendie de sa bibliothèque en 1860, par l’armée française. "De précieux manuscrits ont été détruits par le feu. Ceux qui ont été  sauvés ont été remis à Amar Saïd Boulifa, un homme de lettre de la région des  Ath Irathen. A la mort de ce dernier on a perdu la trace de ces documents"  a déploré cheikh Smail.          
 En juin 1958, soit environ quatre années après le déclenchement de la guerre de Libération nationale le 1er Novembre 1954, le cheikh Ahmed El  Marouani Estaifi qui était à la tête de la zaouïa de Sidi Sahnoune fut chassé par l’administration coloniale française, qui reprochait à cette zaouïa d’avoir  alimenté les maquis de l’Armée de libration nationale (ALN). Cette institution  religieuse n’a pu rouvrir ses portes qu’en 1962 à l’indépendance de l’Algérie.          
De son coté, M. Moussa Smail, enseignant, spécialiste du rite malékite,  à l’université des sciences islamiques et économiques d'Alger, a indiqué qu’aujourd’hui,  il est important de "réhabiliter" les zaouïas afin de leur permettre de poursuivre  leur mission d’enseignement des préceptes de la tolérance et de fraternité véhiculés  par l’islam Algérien, en ciblant particulièrement les jeunes, afin des les protéger  "des mauvaises interprétations de la religion, distillées dans la rue par des  prêcheurs de tous bords".
Selon M. Ait Djoudi Mohand Ouali, secrétaire général de l’association  religieuse de la zaouïa de Sidi Sahnoune, cette dernière, fondée entre le Ve et le VIe siècle de l’hégire par Sidi Sahnoune Ibn Abdellah El Azhari, originaire de Kairouan (Tunisie), compte 15 étudiants permanents  qui suivent un enseignement religieux et des cours de Langues.           
Cette zaouïa s’est renforcée par un bloc pédagogique qui a été inauguré, hier, en marge de cette journée d’étude. Cette infrastructure, compte 4 classes,  une bibliothèque avec salle d’étude et une salle informatique destinées aux  élèves de village de Djemaa Saharidj, qui pourront y suivre des cours dans les  différentes matières enseignées à l’école. Des cours de soutien pour les élèves  en classe d’examen et des cours préparatoires y seront aussi dispensés, a indiqué  M. Ait Djoudi.

 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions