mardi 24 octobre 2017 06:41:24

Jean-Pierre Raffarin se félicite du rapprochement politique et économique entre Paris et Alger

L’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, s’est félicité jeudi dernier à Paris du rapprochement politique et économique entre la France et l’Algérie, et de la "tendance" de la diplomatie de son pays vers ce rapprochement.

PUBLIE LE : 17-05-2014 | 0:00
D.R

L’ancien Premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin,  s’est félicité jeudi dernier à Paris du rapprochement politique et économique entre la France et l’Algérie, et de la "tendance" de la diplomatie de son pays vers ce rapprochement. "C’est important que la diplomatie économique nous rapproche, notamment avec des pays comme l’Algérie, avec lesquels nous avons forcément et des proximités politiques et des intérêts économiques", a-t-il déclaré à l’ouverture, au siège du Sénat, des Rencontres Algérie, un rendez-vous économique qu’abrite pour sa huitième édition la capitale française. Le vice-président du Sénat français, chargé par le président Hollande de contribuer au développement des relations économiques bilatérales entre la  France et l’Algérie, s’est dit "heureux" de voir cette orientation et la diplomatie  parlementaire y "trouver sa place". "Ce colloque, tenu au Sénat, montre bien la place qu’a le Parlement, à côté du gouvernement et des autorités de l’Etat, pour compléter, démultiplier, mobiliser les forces pour renforcer la dynamique économique", a-t-il soutenu, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, Amar Bendjama, et de nombreux acteurs politiques et économiques des deux pays. Relevant que les 8es Rencontres Algérie interviennent dans de "bonnes  circonstances", un mois après l’élection présidentielle en Algérie, qui avait reconduit le président Bouteflika dans ses fonctions, l’ancien Premier ministre  (UMP) a jugé que la période est "particulièrement fertile" pour la tenue d’un tel colloque. "Avec la concertation renforcée qui s’est développée ces derniers mois  (entre les deux pays), le climat est constructif, positif et c’est important  de s’inscrire dans les projets économiques dans un contexte ainsi favorable",  a-t-il dit. Pour le sénateur français, ce climat est favorable "non seulement parce que les atomes politiques sont actuellement connectés, mais aussi parce que,  sur le plan géopolitique, on voit bien tout l’intérêt que nous avons d’être de plus en plus proches de l’Algérie". Il a rappelé que la France demeure le premier investisseur étranger en Algérie avec quelque deux milliards d’euros. Le colloque Sénat-UbiFrance se décline sous formes de témoignages d’acteurs économiques, politiques et institutionnels des deux pays sur l’évolution récente  du marché algérien et sur les opportunités offertes aux entreprises françaises. La situation et les perspectives économiques entre les deux pays, les dernières évolutions de l’environnement des affaires en Algérie et les partenariats franco-algérien (de l’accord commercial au partenariat industriel), l’Algérie,  un marché pour les PME, sont les principaux axes sur lesquels interviendront  une quarantaine d’opérateurs économiques des deux pays. Le colloque sera suivi vendredi, au siège d’UbiFrance, de rendez-vous individuels entre partenaires de services privés implantés en Algérie et entreprises  françaises intéressées par ce marché. Les Rencontres Algérie sont désormais perçues, dans la capitale française,  comme une véritable plateforme d’échanges et d’apartés entre les chefs d’entreprises algériens porteurs de projets et leurs homologues français. Elles sont aussi un moment pour débattre des potentialités du marché  avec des experts sectoriels, des prestataires de services dans les domaines juridique, fiscal, bancaire, des ressources humaines, de la formation, et des partenaires institutionnels d’UbiFrance aux services des entreprises.


Colloque Senat - Ubifrance
exceptionnel après les changements politiques en France et en Algérie

Le président d’Ubifrance, Jean-Paul Bacquet, a jugé  "exceptionnelles" les 8es Rencontres Algérie qui se sont tenues jeudi dernier à Paris car intervenant quelques semaines après les derniers changements politiques en France et en Algérie. "Il y a un caractère exceptionnel dans cette rencontre qui se produit quelques jours après une élection présidentielle en Algérie — avec un nouveau  gouvernement — et il y a en France un nouveau gouvernement", a-t-il déclaré  à l’ouverture, au siège du Sénat, des Rencontres Algérie, un rendez-vous économique  qu’abrite pour sa huitième édition la capitale française. Pour le président d’UbiFrance, institution considérée comme le "bras armé" du ministère français du Commerce extérieur, les changements de gouvernements  en général apportent une vision "quelque peu nouvelle" sur les relations diplomatiques, certes, mais surtout sur les relations économiques que l’on peut avoir entre les deux pays. "L’intérêt d’UbiFrance n’est plus à démontrer. Il consacre à l’Algérie une grande partie de ses activités", a-t-il affirmé, signalant que 396 entreprises  françaises ont été accompagnées, en 2013, sur le marché algérien, tandis que 18 opérations collectives ont été déjà montées en 2014. Pour le président d’Ubifrance, il s’agit, à travers les Rencontres Algérie  2014, de sortir avec une "véritable plateforme" d’échanges porteurs pour l’avenir  du partenariat algéro-français. Intervenant à cette occasion, l’ambassadeur d’Algérie en France, Amar  Bendjama, a relevé que cette rencontre intervient au moment où l’Algérie vient  de vivre un "moment fort" de sa vie politique avec l’organisation de l’élection  présidentielle à l’issue de laquelle, a-t-il soutenu, les Algériens ont choisi,  dans leur majorité, la "stabilité politique". Tout en se félicitant de "l’empathie politique" que les deux pays n’ont  pas connue depuis des années, l’ambassadeur algérien a signalé que le "stock"  des problèmes qui existaient entre les deux pays, a "grandement diminué". Cela a permis, selon lui, d’approfondir et d’élargir les relations commerciales,  mais surtout économiques entre Paris et Alger. Des relations qui, a soutenu le chef de la mission diplomatique algérienne en France, ne pourraient s’inscrire  que dans le seul cadre de "l’intérêt partagé". Seul "bémol" à cette relation, il a relevé que l'Algérie n’aurait pas  suffisamment su comment attirer les PME françaises, déduisant que celles qui  y activent déjà sont "peu nombreuses". Les Rencontres Algérie sont perçues, dans la capitale française, comme  une véritable plateforme d’échanges et d’apartés entre les chefs d’entreprises  algériens porteurs de projets et leurs homologues français. Elles sont aussi  vues comme un moment pour débattre des potentialités du marché avec des experts sectoriels, des prestataires de services dans les domaines juridique, fiscal, bancaire, des ressources humaines, de la formation, et des partenaires institutionnels  d’UbiFrance aux services des entreprises.


Donner une dimension “plus territoriale”  à la relation franço-algérienne

Le Haut responsable de la coopération industrielle et technologique franco-algérienne, Jean-Louis Levet, a plaidé jeudi à Paris pour une dimension «plus territoriale» de la relation France-Algérie, jugeant la coopération décentralisée entre les deux pays encore déséquilibrée.    
«Les jumelages sont souvent inégaux entre des villes algériennes et françaises. Il faut que les agglomérations françaises intègrent davantage encore une fois les besoins des wilayas (départements) algériennes », a-t-il plaidé, lors des 8es Rencontres Algérie qu’a abritées le siège du Sénat français, en étroite  collaboration avec Ubifrance. Pour le responsable français, ce qui est recherché dans cette relation est  que les agglomérations françaises ne partent pas en Algérie avec leurs propres entreprises, mais d’y créer des partenaires. «A travers cette démarche, nous cherchons à mettre réellement en place le triptyque université-territoire-entreprise», a-t-il recommandé, rappelant que dans tous les territoires de l’Ocde, cette logique est développée.       
M. Levet a encouragé, dans ce sens, les PME françaises à se rendre « en  masse » en Algérie, d’autant plus, a-t-il fait remarquer, que le pays souhaite  créer des pôles industriels dans différentes régions (l’automobile à Oran, la mécanique à Constantine, l’électromécanique à Sétif et Bordj Bou-Arréridj,  l’agroalimentaire à Bejaia, et de nombreuses entreprises de mécanique à Annaba et Ghardaia).  « Quand nos amis et concurrents chinois, allemands, italiens ou autres vont au Maghreb et en Algérie, ils y vont à plusieurs. Il est important que la France  s’y attache pour que nous, Français, puissions y aller à plusieurs », a-t-il préconisé, signalant que trois segments sont actuellement à prioriser dans cette  relation avec l’Algérie, à savoir la chaîne de froid, le matériel d’irrigation et la sécurité alimentaire.    
Le président du Directoire de la SGP Equipag et responsable à la coopération industrielle et technologique algéro-française, Bachir Dehimi, s’est félicité,  pour sa part, des nombreuses concrétisées ou en voie de l’être à la faveur de cette relation, citant notamment l’usine Renault d’Oran et le projet de fabrication  d’embarcations de pêche avec un partenaire breton, Perriot.    
Il a précisé que l’accord final pour le lancement de ce partenariat est «ficelé».  «Ce n’est ni un achat de licence, ni de l’assistance technique, ni un savoir-faire bête et méchant, mais un projet de partenariat, de co-localisation, prévoyant  la fabrication en Algérie d’embarcations de pêche et de servitude avec l’opérateur  breton», a fait savoir M. Dehimi, signalant que l’accord prévoit, d’ici 2016,  un taux d’intégration du produit labélisé de 80 %.    
Il a annoncé, à cette occasion, être venu à Paris avec « 35 projets » qui  feront l’objet de discussions vendredi au siège d’Ubifrance avec des partenaires  français. «Il s’agit notamment de 12 projets de partenariat industriel, de 17 projets  concernant la sous-traitance et de six autres opérations collectives », a-t-il révélé.     
Intervenant à l’occasion, la vice-présidente du Sénat français, Bariza Khiari, a relevé que le colloque Sénat-Ubifrance est intervenu à un moment «stratégique  : la réélection du chef de l’Etat algérien pour un nouveau mandat». «Une réélection  présentée comme l’opportunité d’engager, de poursuivre ou d’accélérer des réformes importantes dont l’Algérie et les Algériens ont encore besoin», a-t-elle commenté. Pour la sénatrice,  « il nous ne revient pas, ici, de qualifier les causes de cette stabilité algérienne, mais simplement de la constater ». «Si on veut donner corps à une coopération en Méditerranée occidentale, et pour un Maghreb prospère, l’axe Paris-Alger est un peu ce que fut l’axe Paris-Berlin en Europe», a-t-elle dit. Les Rencontres Algérie sont désormais perçues, dans la capitale française,  comme une véritable plateforme d’échanges et d’apartés entre les chefs d’entreprises  algériens porteurs de projets et leurs homologues français. Elles sont aussi  un moment pour débattre des potentialités du marché avec des experts sectoriels,  des prestataires de services dans les domaines juridique, fiscal, bancaire,  des ressources humaines, de la formation, et des partenaires institutionnels  d’UBIFRANCE aux services des entreprises.
 

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