vendredi 21 septembre 2018 08:06:09

Projection en avant-première de l’enquête Aârch Aâla El-Jamajim, d’Amar Bendjedda : La vérité d’un carnage commis à l’encontre du peuple sahraoui

Dans le cadre de la série d’enquêtes produites par l’Entreprise publique de la télévision algérienne (EPTV), pour dénoncer les violations des droits de l’homme commises à l’encontre du peuple sahraoui, une projection en avant-première du documentaire intitulé...

PUBLIE LE : 15-05-2014 | 0:00
Ph : Billal

Dans le cadre de la série d’enquêtes produites par l’Entreprise publique de la télévision algérienne (EPTV), pour dénoncer les violations des droits de l’homme commises à l’encontre du peuple sahraoui, une projection en avant-première du documentaire intitulé, Aârch Aâla El-Jamajim, du journaliste et réalisateur Amar Bendjedda, a eu lieu, hier, au siège de la télévision algérienne portant sur l’identification des disparus sahraouis découverts dans un cimetière d’Amgala, dans les territoires sahraouis libérés.

L’enquête commence par la narration chronologique des événements phares de l’histoire de la RASD, jusqu’à la marche verte en 1975, en mettant l’accent sur le dossier des disparus à travers un groupe de Sahraouis disparus et tombés dans les oubliettes de l’histoire. Mais l’affaire a été exhumée l’année passée par un berger lorsque celui-ci a trouvé, dans cette région, des restes humains éparpillés sur le sable. Alertées, les associations des disparus ont fait appel à un groupe de médecins légistes de l’université Basque en Espagne, spécialisée dans les fosses communes et ayant résolu plus de 6.000 affaires similaires. Après deux mois de recherches scientifiques et à travers les témoignages des familles des disparus et des témoins oculaires du génocide auquel personne n’avait cru pendant 38 ans, et après avoir trouvé leur effets personnels, et notamment avec l’aide de l’identification à base de l’acide nucléique d’ADN, il a été conclu que les huit disparus de 1976 ont été bel et bien assassinés par balle, et leurs dépouilles ont enfin été remises à leurs familles, 38 ans après, pour  que celles-ci puissent en faire le deuil. Le réalisateur de l’enquête a indiqué, lors du débat qui a suivi la projection, que les travaux de ce documentaire de 52 minutes ont commencé en 2008, et que le meilleur angle d’attaque était celui des droits de l’homme, soulignant avoir mis en exergue, «les magouilles politiques marocaines qui ont été dévoilées avec des preuves formelles». «Dans le documentaire, j’ai montré une demande qu’une famille avait faite pour retrouver son enfant, la réponse marocaine a été rusée à trois reprises ; la première en 1991 où elle disait que cet individu est vivant et habite El-Ayoun, la deuxième en 1999 où elle avait ignoré l’existence de ce nom, et la troisième disait qu’il avait été dans une caserne militaire et qu’il était mort suite à une longue maladie ; et la découverte de cette fosse commune a dévoilé la vérité tant cachée», avant d’ajouter : «Une plainte a été déposée dans les tribunaux ibériques. Les huit individus assassinés avaient sur eux des cartes d’identité espagnoles, la justice espagnole a fait un appel à témoin au médecin légiste principal, et l’affaire est à suivre.»
Il est à rappeler que le documentaire sera diffusé demain en prime time, après le journal télévisé de 20h, sur la télévision algérienne.
Kader Bentounès


 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions