mercredi 19 septembre 2018 03:24:06

8es journées de formation de médecine continue de la sûreté nationale : La santé, un secteur stratégique pour la DGSN

A l’instar des années précédentes, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a organisé hier, au centre de formation technique continue à Hydra, les «8es journées de formation de médecine continue de la Sûreté nationale». Ces journées scientifiques ont pour objectif essentiel de mettre à jour les connaissances ayant trait aux urgences médico-chirurgicales des praticiens de la DGSN en matière de prise en charge médicale.

PUBLIE LE : 15-05-2014 | 0:00
Ph. T. Rouabah

A l’instar des années précédentes, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), a organisé hier, au centre de formation technique continue à Hydra, les «8es journées de formation de médecine continue de la Sûreté nationale». Ces journées scientifiques ont pour objectif essentiel de mettre à jour les connaissances ayant trait aux urgences médico-chirurgicales des praticiens de la DGSN en matière de prise en charge médicale.

Ces journées sont en réalité une action que la DGSN organise à l’attention de ses praticiens en fonction des thèmes d’actualité qui se rapportent aux préoccupations d’ordre médico-social de la corporation inspirées de l’activité médicale et des pathologies rencontrées.
L’ouverture de la manifestation scientifique a été présidée par le général-major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale, qui a mis en avant le professionnalisme des praticiens des services de la santé de la sûreté nationale qui, selon lui, excellent largement dans la prise en charge des patients aujourd’hui. «Cette mission noble n’est point une tâche facile et demande la mobilisation de gros moyens matériels et du personnel qualifié axé sur un développement global prenant compte de la prise en charge médicale de tous les fonctionnaires de la police nationale et ayants droits», a affirmé le patron de la police algérienne.
Et d’ajouter qu’«il est indispensable de mettre à jour le système de santé de proximité en faisant bénéficier nos éléments de ces services importants dans la vie professionnelle».
Il appellera cependant, tous les praticiens et les acteurs du système de la santé à «renforcer l’action préventive et de sensibilisation». Il a saisie l’occasion pour remercier tous les partenaires de la DGSN dans le domaine de la prise en charge médicale, notamment le ministère de la Santé et les services de la santé militaire qui «ont apporté leur aide à tout moment aux établissements de santé de la DGSN », a-t-il indiqué devant une large présence de praticiens. «L’avancée qualitative qu’a enregistré le service central de la santé de la Sûreté nationale a permis de réduire la charge sur les établissements publics de santé en proposant aux citoyens des services appropriés», a précisé le DGSN. De son côté le ministre de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf a mis en avant l’importance de la formation continue dans le développement des connaissances des praticiens mais aussi des gestionnaires des établissements de la santé « une formation qui figure dans le plan de modernisation du système médical de par le monde, particulièrement au niveau des pays développés», a précisé le ministre. Il ajoutera que la Sûreté nationale est «devenue leader en matière de la prise en charge non seulement de ses fonctionnaires mais aussi des simples citoyens». Pour le membre du gouvernement, il est impératif que « les acteurs de la santé nationale puissent coordonner leurs efforts en matière de formation continue et les échanges d’expérience pour développer ce secteur stratégique pour la société».
Pour une formation de qualité et échanger les expériences en matière de prise en charge médicale, la DGSN et le ministère de la Santé signeront dans les 10 prochains jours une nouvelle convention qui renforcera la coopération entre les deux institutions publiques. La DGSN œuvre en vue de généraliser la prise en charge médicale à l’endroit du policier et sa famille, par la réalisation d’infrastructeures de santé à travers l’ensemble des services de police. Ces infrastructures sont équipées d’un staff médical et paramédical compétent ainsi que des équipements et matériels modernes appropriés afin d’assurer une prise en charge à la hauteur des attentes de chaque policier.

Des conventions signées avec des cliniques et cabinets privés pour optimiser les prestations
En sus de la prise en charge médicale assurée par des structures propres à la DGSN (hôpital, centre médico-social et infirmeries), des conventions ont été conclues avec des cliniques et cabinets privés à l’effet d’optimiser cette prestation.  Le nombre de ces structures d’appoint s’élève à 163, réparties sur 45 wilayas. 27.474 policiers et ayants droit ont bénéficié des avantages tirés de ces conventions, en termes d’interventions chirurgicales, d’imagerie médicale, d’examens biologiques, de prothèse dentaire et de lunetterie.
A cela s’ajoutent 165 conventions conclues avec les établissements de santé publique (EPH, EPSP et CHU) répartis à travers le territoire national dans le cadre du dispositif de la médecine de travail. Ce dispositif a permis le passage de plus de 95.000 policiers pour la visite annuelle de dépistage, comme mesure préventive.
Par ailleurs, la DGSN prévoit le renforcement des structures de la santé pour couvrir l’ensemble des membres des familles des fonctionnaires de police dont le nombre à prendre en charge avoisine les 1.200.000 personnes.
Ce nombre représente les policiers en activité et en retraite qui avoisine les 200.000 ainsi qu’une moyenne de 5 membres par famille policière.
Dans ce contexte, la DGSN a développé une gestion rationnelle de la prise en charge médicale à travers la mise en place d’un programme d’action comportant deux visions l’une standard et l’autre particulière.
La vision standard est axée sur l’implantation de nouveaux services médicaux dans le cadre du plan quinquennal au niveau local et régional et ce, à traves la réalisation d’un hôpital de la sûreté nationale de 240 lits, 3 polycliniques (Oran, Sidi Bel Abbès, Constantine), 3 centres d’analyses médicales et exploration radiologique, 15 centres médico-sociaux, 3 centres de protection maternelle et infantile et un centre de réduction fonctionnelle.
Pour la vision particulière, il est question de cibler les pathologies liées à la fonction de policier pour permettre leur introduction dans la nomenclature des maladies à caractères professionnel.    
Mohamed Mendaci  

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