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MASCARA : Installation de la commission moisson-battage

D’importantes potentialités thermales et touristiques

PUBLIE LE : 15-05-2014 | 0:00
D.R

Le wali de la wilaya de Mascara a procédé, durant la journée du lundi 12 mai 2014, à l’installation de la commission de la campagne moisson-battage pour la saison agricole 2013/2014 en présence des directeurs concernés par l’opération. L’installation de la commission a été suivie par la lecture d’un rapport détaillé présenté par le directeur des services agricoles de la wilaya de Mascara avec un point sur le déroulement de la campagne labours-semailles de la saison 2013/2014, qui s’est déroulée dans un climat très favorable et une pluviométrie bien répartie, la campagne étant également soutenue par l’octroi de crédits bancaires. Les fellahs de la région de Béni Chougrane commencent à montrer des signes d’inquiétude face au spectre de la sécheresse qui commence à compromettre les cultures céréalières en raison de l’absence prolongée de précipitations en ce mois d’avril. La persistance de la vague de chaleur, qui sévit depuis le début du mois, fait craindre le pire aux agriculteurs céréaliers de la wilaya de Mascara à cause de l’impact négatif de la vague de chaleur qui prévaut depuis le début du printemps provoquant un déssechessement des plantes et avec le jaunissement des feuilles et des tiges des cultures céréalières. La saison reste tributaire d’une pluie salvatrice notamment en ce mois de mai, sur lequel repose l’espoir des fellahs céréaliers qui implorent le ciel pour avoir des pluies tardives en cette période cruciale pour sauver la saison. La pluviométrie a fait défaut durant le mois d’avril, mentionne le rapport, et cela s’est répercuté négativement sur la moisson prévue cette saison. La superficie labourée a atteint 144.800 ha pour les différentes variétés céréalières, le matériel mis en place pour faire face à la campagne se compose de 268 moissonneuses- batteuses dont 33 propriétés de la CCLS, 3.670 tracteurs dont 6 propriétés de la CCLS, 788 botteleuses dont 16 propriétés de la CCLS, 2.582 camions de transport. Les services de la CCLS ont désigné les points de réception à travers le territoire de la wilaya pour une capacité de stockage de 500.000 q et la location de 9 autres points pour une capacité de 700.000 q. Le wali a instruit le directeur des services agricoles de la wilaya et le directeur de la CCLS de Mascara d’ouvrir les points de réception durant la campagne de 6h00 du matin jusqu’à finition de la réception le soir. Il a également insisté à ce que les céréales présentées par les fellahs doivent faire l’objet de réception et que ces derniers recevront leur chèque dans l’immédiat. En outre, le wali a ordonné au sirecteur de la CCLS de présenter un rapport sur les magasins de Aouf qui peuvent contenir jusqu’à 20.000 q, et dont les travaux de réfection de l’étanchéité sont en cours. D’autre part, le wali a ordonné aux directeurs des services agricoles de la wilaya d’entamer une campagne de sensibilisation et de vulgarisation avec l’ensemble des fellahs et les céréaliers en particulier sur les risques d’incendie que peuvent encourir les engins durant la campagne, tout en faisant participer la radio locale et les moyens d’information.
A. Ghomchi

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D’importantes potentialités thermales et touristiques
La wilaya de Mascara possède d’importantes potentialités thermales et touristiques dont certaines sont ignorées par la population et oubliées à l’exemple de la source de Sidi Ahmed Benkhedda, située à quelques kilomètres seulement du chef-lieu de la daïra de Hachem ou celle de la localité de Sidi Boussaïd. Elles sont connues pour leurs vertus thérapeutiques ; la première guérit les pathologies dermatologiques, selon les propos des riverains, et la seconde a un fait thérapeutique sur les reins. Nous avons visité le saint patron Sidi Ahmed Benkhedda qui est le septième grand-père de l’Emir Abdelkader et le père de Sidi Kada Belmokhtar. Cet homme, qui a préféré élire domicile loin des siens dans le but de faire ses recherches religieuses, se trouve à mi-chemin entre le chef-lieu de daïra de Hachem et la localité de Aïn Mansour, à quelques kilomètres du chef-lieu de la commune de Hachem. Le mausolée est installé au sommet d’une colline qui surplombe un oued et une source ; c’est pourquoi un genre d’abri a été construit pour cacher la personne qui peut prendre un bain. Non loin de là se trouve un puits à partir duquel on exploite l’eau que dégage la source en excédent pour irriguer les cultures. Cette source a séché dès que les fellahs riverains ont procédé au forage à la sonde de plusieurs puits. La source était classé patrimoine thermal en même temps que Bouhanifia. Aujourd’hui, il ne reste que les traces, mais d’après les spécialistes l’eau se trouve à huit mètres seulement et peut être extraite une nouvelle fois. Sidi Ahmed Benkheda est le gardien d’un grand cimetière qui contient des milliers de tombes que certaines personnes situent l’existence à plus de 700 ans, et ce cimetière demeure presque à l’abandon pour ne pas avoir bénéficié d’une protection conformément aux instructions du wali. L’APC a construit une protection de 9 mètres en bordure de la piste qui mène au mausolée et le reste du cimetière est sans grillage. D’autre part, ces lieux malgré leur éloignement du tissu urbain n’ont pas échappé à la dégradation : le mausolée a vu ses portes saccagées pendant que d’autres ont disparu avec les toitures, les dépendances du mausolée. Ce mausolée est complètement isolé faute de route, seule une piste rocailleuse mène vers les lieux. Le visiteur doit laisser son véhicule à plusieurs centaines de mètres pour le rejoindre à pied.

Sidi Ahmed Benkhedda
C’est le septième grand-père de l’Emir Abdelkader puisque c’est le père de Sidi Abdelkader connu sous le nom de Sidi Kada Belmokhtar ; c’est un grand saint vénéré qui s’est distingué devant les grands chouyoukhs de la mosquée El Azhar en Egypte. Le saint s’appelle de son vrai nom Ben Mohamed et Khedda fut sa nourrice. C’est pourquoi les gens l’appelaient Ibn Khedda (le fils de Khedda) et depuis il est connu sous l’appellation de Sidi Ahmed Ben Khedda. Si Djelloul, cet homme âgé suivant ses dires de 87 ans, nous dit : «Cet endroit était très fréquenté à une certaine époque. Les gens empruntaient une simple piste, on amenait des enfants atteints de rougeole et autres maladies de la peau pour leur faire prendre un bain et l’enfant guérit deux à trois jours après. Même les personnes âgées prenaient des bains normalement et à tour de rôle, mais depuis que les fellahs ont commencé à exploiter leurs terres et que les puits sont creusés à la sonde, la source a disparu et l’endroit est devenu désertique. Plus personne n’y met les pieds. » De son côté, Hadj Benaissa, 72 ans, disait : «Avant l’oued coulait à flot, la source dégageait une bonne eau, des gens venaient de tous les coins de l’Ouest ; chaque jour des voitures circulaient à travers champs pour arriver à la rivière, mais aujourd’hui tout a changé, plus personne ne rôde dans les parages puisque la source a séché. Les fellahs ne vous permettent plus d’emprunter leurs champs ; il n’y a pas de route qui mène au mausolée. Peut-être qu’un jour cette source rejaillira, qui sait.» Malheureusement, les douars voisins n’ont pas encore été peuplés comme par le passé, aucune construction dans le cadre de l’aide à l’habitat rural. Sans doute les gens n’ont pas été sensibilisés à rejoindre leur douar pour l’exploitation de leurs terres et l’élevage puisque la région le permet. Par contre, de grandes surfaces d’oliveraies et de grenadiers sont irriguées par le système d’aspersion.
 A. G.
 

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