mardi 12 novembre 2019 03:12:07

8e session du conseil d’association Algérie -UE : L’Algérie satisfaite de l’approfondissement du dialogue et de la concertation avec l’UE

L’Algérie a affiché, hier à Bruxelles, sa satisfaction de l'approfondissement du dialogue et de la concertation avec l’Union européenne (UE) sur les questions d’actualité d’intérêt commun.

PUBLIE LE : 14-05-2014 | 0:00
D.R

L’Algérie a affiché, hier à Bruxelles, sa satisfaction de l'approfondissement du dialogue et de la concertation avec l’Union européenne (UE)  sur les questions d’actualité d’intérêt commun.

L’Algérie a noté "avec satisfaction l’approfondissement du dialogue et de la concertation avec l’UE sur les questions d’actualité d’intérêt commun à promouvoir dans le cadre du Sous-comité (Dialogue Politique, Sécurité et Droits de l’Homme) et dans d’autres fora", selon la déclaration de la délégation algérienne, lors de la 8e session du Conseil d'association Algérie-UE. Pour l'Algérie, cette session vient attester, une nouvelle fois, de "la volonté des deux parties de renforcer davantage leurs relations de coopération et de partenariat, et de leur engagement irréversible en faveur d’un plus grand rapprochement et d’une prise en charge solidaire de leurs attentes et intérêts".
L’Algérie a également affirmé que les compromis auxquels ont abouti les deux partenaires sur la révision du démantèlement tarifaire et tout récemment sur l’extension provisoire des préférences tarifaires à la Croatie sont "l’expression claire d’une approche qui se veut à la fois objective et solidaire qu’il conviendra d’adopter dans sa mise en œuvre". S’agissant, en outre, de la mise en œuvre des différentes dispositions de l’accord d’association avec l’UE, l’Algérie a mis l'accent sur le fait que cette mise en œuvre "devra prendre en compte les besoins et les intérêts des deux parties". Ainsi, l'Algérie "souhaite vivement que l’appui de l’UE à la diversification de son économie (...) se traduise dans les faits au moyen d’une implication plus soutenue de l’UE dans les différents Programmes de coopération et l’ouverture de son marché aux produits algériens en guise de soutien à certaines industries naissantes en Algérie". L’accompagnement et l’appui concrets de l’UE est, à cet égard, "plus que jamais nécessaire" au moyen des différents programmes de coopération sectoriels et des IDE productifs, en plus de l’appui à certaines industries naissantes à travers l’ouverture du marché européen aux produits industriels et agricoles algériens.

PEV : l’Algérie salue l’avancée dans l’élaboration du plan d’action
Sur un autre volet, l’Algérie a réitéré sa demande à l’UE de l’accompagner et de l’appuyer dans sa quête d’accession à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) conformément à l’engagement pris dans l’Accord d’association.
À cet égard, elle a estimé qu’un accord bilatéral avec l’UE "devrait considérablement faciliter l’adhésion de l’Algérie à cette organisation. L’Algérie a également jugé "encourageante et positive", la position de l’UE, lors des dernières réunions de Bruxelles et de Genève sur l’accession de l’Algérie à l’OMC, et souhaite qu’elle "soit confortée à l’occasion des prochains rounds de négociations". Évoquant, dans le même ordre d’idées, la Politique européenne de voisinage (PEV), la partie algérienne qui a participé au processus de sa rév, sion, s'est félicitée du travail accompli jusque-là par les deux parties pour l’élaboration du plan d’action de ce nouvel instrument de coopération qui doit apporter une valeur ajoutée dans des domaines prioritaires qui présentent un intérêt particulier pour l’Algérie et son programme de réformes politiques et économiques, ainsi qu’à promouvoir le dialogue et les relations de coopération bilatérale. Elle a affiché son souhait pour que ce plan d’action soit un nouvel instrument au service d’un partenariat gagnant-gagnant dans des domaines prioritaires précis où l’Algérie cherche à consolider ses capacités, à se rapprocher de l’acquis communautaire et à valoriser ses avantages comparatifs avec l’UE. Au plan politique, l’Algérie, "fidèle aux engagements pris par le Président de la République", poursuit de manière sereine et en dépit d’un contexte régional en mutation, "le processus irréversible d’enracinement de la démocratie pluraliste et de l’État de droit, à travers, notamment, l’adoption d’une loi sur l’audiovisuel qui permet une ouverture de ce secteur à l’investissement privé". L’État algérien "n’a, d’ailleurs, pas attendu l’entrée en vigueur de cette loi pour ouvrir l’audiovisuel au privé en autorisant, à titre provisoire, des chaînes privées algériennes", a relevé l'Algérie dans sa déclaration. Sur le volet des droits de l’homme, la réélection de l’Algérie au Conseil des droits de l’homme pour la période 2014-2016 est "l’illustration parfaite de son engagement total et irréversible en faveur de la promotion des droits humains", a souligné l'Algérie dans sa déclaration, ajoutant que la prochaine révision constitutionnelle "devra ancrer davantage cette volonté des autorités algériennes de faire de la question de la promotion des droits de l’homme, qu’ils soient politiques, économiques ou sociaux, une préoccupation majeure et permanente".
 Sur la question des personnes disparues au cours de la tragédie nationale, et "en dépit de sa complexité et des souffrances qu’elle continue de provoquer", l’État algérien "continuera d’œuvrer inlassablement, dans le cadre de la loi, et par tous les moyens possibles, en vue de régler de manière définitive, ce problème, et n’acceptera, en aucune manière, que cette question, profondément humaine, fasse l’objet d’une quelconque manipulation ou instrumentalisation politiques".
En outre, l’Algérie est "plus que jamais convaincue que le terrorisme ne peut être combattu efficacement qu’à travers une prise en charge solidaire de ce fléau par la communauté internationale". À cet égard, elle n’a eu de cesse de plaider en faveur de l’adoption d’une convention internationale sur la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, considérant que la criminalisation du paiement de rançons aux groupes terroristes est "un moyen efficace de lutte contre cette menace mondiale et souhaite que l’UE apporte son appui aux efforts de l’Algérie dans ce domaine". L’Algérie a, d’autre part, évoqué "l’impasse" dans laquelle se trouve, une nouvelle fois, le processus de paix israélo-palestinien, en raison de "l’attitude israélienne hostile à toute initiative visant la relance de ce processus sur des bases sérieuses en vue d’un règlement juste et définitif de ce conflit". De même, l’Algérie, qui a salué l’obtention par l’autorité palestinienne du statut d’État non membre à l’ONU, "appuiera pleinement la démarche palestinienne visant à adhérer aux instruments et autres organisations internationales en vertu de son nouveau statut".
Concernant la situation en Syrie, l’Algérie a affirmé que ce conflit continue de "susciter la vive préoccupation de la communauté internationale et son enlisement risque de rendre plus difficile la recherche d’une solution". Ainsi, l’Algérie, qui a toujours prôné le dialogue entre les parties syriennes pour résoudre la crise dans ce pays frère, en dehors de toute intervention militaire étrangère, estime que "les efforts de médiation de M. Lakhdar Brahimi doivent se poursuivre et bénéficier de l’appui des protagonistes et des parties influentes, dont l’UE". D’autre part, l’UPM (Union pour la Méditerranée) est considérée par l’Algérie comme étant "un cadre utile de concertation et de coopération orienté sur les projets labélisés à mettre en œuvre sur la base de la règle de la géométrie variable". Elle a émis le souhait que les projets labélisés "puissent être concrétisés dans l’intérêt de tous ses États membres". Enfin, l’Algérie, qui s’est félicitée de la tenue de cette huitième session du Conseil d’association, a rappelé l’importance qu’elle attache à "la régularité de la tenue des sessions dudit Conseil afin d’assurer un suivi et une évaluation adéquats de l’évolution des relations bilatérales dans tous les domaines".

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Nécessité de "respecter la dignité" des ressortissants algériens
L’Algérie a mis l’accent, hier, lors de la huitième session du Conseil d’association avec l’UE, sur la nécessité de "respecter la  dignité" des citoyens algériens, mais aussi des Européens d’origines algériennes, a affirmé le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. La huitième session du Conseil d’association avec l’UE, qui vient de  boucler ses travaux à Bruxelles, a permis aux deux parties de discuter de "la  situation intérieure en Europe à la veille des élections parlementaires. Nous  avons donc évoqué le racisme, la xénophobie, l’islamophobie", a indiqué M. Lamamra, lors d’un point de presse, à l’issue de la réunion.          "Nous avons mis l’accent sur la nécessité de respecter la dignité des  citoyens algériens et aussi des Européens d’origines algériennes", a précisé le ministre qui a dénoncé "les discours de certains candidats" aux prochaines élections parlementaires européennes. Au cours de la réunion du Conseil d’association, qui s’est déroulée à huis clos au siège du Conseil européen, l’Algérie a également insisté sur la nécessité de prendre en considération ses spécificités en tant que pays central  dans le Maghreb, un pays qui dispose d’importantes ressources économiques, un pays qui a un poids politique et sécuritaire dans son environnement et qui a largement contribué à la stabilité et la sécurité énergétique de l’Europe, a affirmé le chef de la diplomatie algérienne. "Nous sommes en pleine maîtrise de notre destinée sur les plans politique et économique, nous avons des atouts comparatifs importants par rapport à d’autres partenaires de l’UE et nous entendons être traités en conséquence. Je crois que le message est entendu par nos partenaires européens", a-t-il noté. La session du Conseil d'association, qui vient de clore ses travaux,  a été, par ailleurs, marquée par le paraphe du protocole à l'Accord d'association  sur la participation de l'Algérie aux programmes de l'UE relatifs à la recherche/développement  ouverts aux pays partenaires du voisinage de l'UE.

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La présidentielle du 17 avril traduit l’ancrage de la pratique démocratique  
L’Algérie a affirmé, hier à Bruxelles, que l’organisation de l'élection présidentielle du 17 avril dans des conditions de "transparence" traduit "l’ancrage progressif et qualitatif de la pratique démocratique en Algérie".
"L’organisation de l’élection présidentielle pluraliste du 17 avril dernier dans des conditions normales de quiétude et de transparence totale, en présence d’observateurs étrangers, traduit l’ancrage progressif et qualitatif de la pratique démocratique en Algérie et le sens élevé de responsabilité et d’engagement du peuple algérien", a souligné l’Algérie dans sa déclaration lors de la huitième session du Conseil d’association qui s’est tenue à Bruxelles. Le renouvellement de l’invitation des observateurs de l’UE à ce scrutin "traduit la volonté de l’Algérie d’imprimer un élan et d’asseoir des mesures de confiance avec son associé européen", a-t-on ajouté.

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À propos du Sahara Occidental
M. Lamamra invite l’UE à soutenir les efforts de l’ONU   
L'Algérie a invité, hier à Bruxelles, l’Union  européenne et ses États membres à "user de leur influence pour soutenir les  efforts des Nations unies en vue de parvenir à un règlement juste et définitif" du conflit au Sahara occidental fondé sur le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.          
Dans sa déclaration lors de la huitième session du Conseil d’association avec l’UE, l'Algérie "a renouvelé son appui à la mission de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross, visant à relancer les négociations de paix entre le Maroc et le Front  Polisario en vue d’aboutir à une solution juste et conforme au droit et à la légalité internationale". À cet effet, elle a invité une nouvelle fois l’UE et ses Etats membres à "user de leur influence pour soutenir les efforts des Nations unies en vue de parvenir à un règlement juste et définitif de ce conflit fondé sur le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental".          
S’agissant, en outre, de la situation au Mali, la délégation algérienne s’est félicitée du "rétablissement progressif de la paix et de la sécurité dans ce pays voisin et demeure persuadée qu’une solution durable à cette crise passe nécessairement par le dialogue national inclusif". À ce titre, elle a affiché son plein engagement pour "apporter (...) son aide pour le règlement de la question du nord du Mali dans le cadre du dialogue et de la concertation confortant l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays  voisin", tout en saluant "les efforts de l’UE d’appui à la restauration totale  de l’autorité de l’État au Mali". Pour ce qui est de la région sahélo-saharienne, fragilisée au cours  des dernières années par la conjonction de plusieurs phénomènes tels que le  terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogue, "l’Algérie a toujours été à la pointe de la coopération régionale, multipliant les initiatives destinées à assurer le traitement de ce problème par les pays de la région dans un cadre solidaire".          
Dans ce sens, elle a "la ferme intention de développer davantage cette approche et de l’élargir à d’autres pays faisant partie de cet espace", a insisté l'Algérie dans sa déclaration.

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L’Algérie réitère à Bruxelles son attachement à l’intégration maghrébine
L’Algérie a réitéré, hier à Bruxelles, "sa foi et son attachement indéfectible" à l’intégration maghrébine qui reste "la voie idoine pour une mutualisation des efforts face aux défis multiples auxquels font face les pays maghrébins".
Dans sa déclaration lors de la huitième session du Conseil d’association avec l’Union européenne qui se tient à Bruxelles, l'Algérie a souligné que l’expérience européenne en matière d’intégration "a toujours été une source d’inspiration et un modèle pour l’Algérie qui, par l’intégration de cette dimension dans ses différents projets structurants de développement (autoroute Est-Ouest et interconnexion des réseaux électriques), œuvre à la concrétisation de ce projet".
De même, l’Algérie qui a toujours œuvré de "façon désintéressée" pour une relance réelle de l’UMA fondée sur la solidarité et le partage des coûts et des avantages, les intérêts mutuels et loin des calculs et visions étroites "n’épargnera aucun effort dans la poursuite de cet objectif stratégique". L'Algérie continuera "d’apporter sa contribution en vue de la consolidation des liens euromaghrébins", a-t-elle affirmé. Par ailleurs, l’Algérie s’est engagée à "promouvoir ses relations avec les institutions de l’UE, ses États membres, ainsi que dans le cadre des différents espaces de concertation et de dialogue au niveau régional (Dialogue 5+5, UPM et processus Euro-Arabe et euro-africain)". À cet égard, l'Algérie "réitère son attachement particulier au Dialogue 5+5 en tant que cadre idoine de coopération Nord-Sud et moyen de renforcement de la coopération euromaghrébine et euro-méditerranéenne". Dans ce cadre, elle a invité l’UE à "soutenir les conclusions des réunions sectorielles du cadre 5+5, ainsi que les recommandations de ses forums économiques", tout en souhaitant que l’Union européenne "apporte son appui à l’Initiative algéro-espagnole visant à élaborer une Stratégie sur l’eau en Méditerranée occidentale".
 

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