lundi 18 dcembre 2017 15:49:20

Journée d’étude sur l’économie sociale et solidaire : Consacrer la démarche participative

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouria Meslem, a tenu à affirmer, hier, lors de la journée d’étude organisée par son ministère, à l’hôtel El Riadh de Sidi Fredj, sur l’économie sociale et solidaire que le secteur se caractérise par son aspect...

PUBLIE LE : 13-05-2014 | 0:00
Ph : Billal

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouria Meslem, a tenu à affirmer, hier, lors de la journée d’étude organisée par son ministère, à l’hôtel El Riadh de Sidi Fredj, sur l’économie sociale et solidaire que le secteur se caractérise par son aspect, à la fois horizontal, social et humain à plus forte raison qu’il est fondé sur un partenariat avec d’autres départements et structures et s’adresse à toutes les couches de la société représentées par la famille, notamment les plus défavorisées qui nécessitent une prise en charge particulière, à l’instar des enfants et des personnes en situation de handicap ou la catégorie du troisième âge.

Elle précisera, en effet, que l’être humain demeure au centre des préoccupations de son secteur qui s’attelle à répondre aux besoins des démunis, à travers l’accompagnement de ces derniers pour le renforcement de leurs capacités, et, partant, faciliter leur insertion professionnelle. La ministre relèvera, en fait, que cette rencontre organisée en collaboration avec le Centre de Recherche en Economie Appliquée pour le développement, à la faveur des recommandations de la conférence nationale sur le développement solidaire, qui s’est tenue en décembre 2012, à son initiative consacrant la démarche participative dans le développement local, la promotion de l’action sociale et la pratique démocratique dans la gestion des projets, comme dimensions de l’économie sociale et solidaire, se veut un état des lieux des applications de cette nouvelle forme d’économie, avant d’ajouter qu’il s’agit d’un espace de grande importance pour débattre de celle-ci, en tant que mécanismes interactifs et participatifs qui luttent contre les poches de pauvreté et l’exclusion.
La ministre, tout en précisant que son ministère, dans le cadre du programme quinquennal, œuvre pour préserver la dignité de l’Algérien, avant tout, et appelle le mouvement associatif qui sont «  l’ouïe et les yeux » de la tutelle, à s’impliquer fortement dans la stratégie du secteur pour améliorer le cadre de vie des populations vulnérables. Elle insistera sur l’expérience de certaines organisations, en termes de développement de l’économie sociale et solidaire qu’il faut aujourd’hui, valoriser et généraliser. Mme Meslem ne manquera pas de souligner l’intérêt de tirer profit des expériences des uns et des autres, que ce soit à l’échelle nationale ou mondiale pour fixer les instruments de l’économie sociale et solidaire, en tenant compte des spécificités des territoires pour le lancement des projets.
La ministre dira enfin que les recommandations de cette rencontre feront l’objet d’une étude et de suivi et de diffusion à grande échelle pour informer l’opinion publique des nouveautés et des programmes destinés au citoyen.
S’exprimant sur ce thème, notamment dans les aspects concepts et pratiques, la représentante du CREAD, Mme Hammache Elkaina mettra en exergue le travail participatif qui caractérise l’économie sociale et solidaire qui vient aussi en diapason entre les secteurs privé créatif et le public, désignant un large éventail de rôles et missions de chacun. Elle insistera ainsi sur le fait que cette dernière est loin d’être une économie palliative mais plutôt de réciprocité et d’interdépendance, s’articulant sur la recherche des potentialités des bénéficiaires, acteurs des mêmes projets, rappelant par la même occasion que l’économie solidaire est évaluée à travers son impact social.  Prenant la parole, la représentante du Bureau International du Travail, Mme Constance Schimel, notera d’emblée que l’économie sociale et solidaire n’est pas un nouveau concept puisqu’il date de l’époque de l’industrialisation des pays depuis 1921, qui sera suivi par d’autres programmes, à l’instar du développement de la finance sociale, en 1980, puis la protection des programmes communautaires, en 1990 et le pacte mondial pour l’emploi, en 2009 et l’appel des mandants , en 2010, pour le soutien de l’économie sociale.
La conférencière reviendra sur les projets lancés dans ce cadre dans certains pays et la création d’une académie régionale, tant en termes de mise en réseau qui ont connu un franc succès. Elle dira également que le BIT prépare une cartographie des petites entreprises créées qui favorisera l’autonomisation des bénéficiaires, confrontés souvent au problème de la formation. D’autres interventions ont été aussi à l’ordre du jour de cette journée d’étude. Ces dernières ont porté, entre autres, sur le micro-crédit et le rôle du mouvement associatif.
Samia D.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions