jeudi 20 septembre 2018 18:32:40

Squat des trottoirs par les commerçants : Le wali d’Alger veut y mettre le holà

Les trottoirs rétrécissent dans la capitale comme peau de chagrin. Les étals anarchiques prolifèrent, depuis quelque temps, les commerçants squattent aussi les trottoirs, envahissant presque tous les espaces publics.

PUBLIE LE : 12-05-2014 | 0:00
D.R

Les trottoirs rétrécissent dans la capitale comme peau de chagrin. Les étals anarchiques prolifèrent, depuis quelque temps, les commerçants squattent aussi les trottoirs, envahissant presque tous les espaces publics.

Des murettes, que les commerçants ont érigées de part et d’autre de leurs magasins, bloquent le passage et perturbent la circulation piétonne. Dans toute cette situation, les piétons se demandent si le trottoir est fait et conçu pour eux, ou pour servir d’étalage aux commerçants sans scrupule qui ignorent les notions de civisme ; tant d’étalages de marchandises loin d’embellir les rues, au contraire, les enlaidissent et rebutent les  piétons contraints à faire constamment attention où ils mettent les pieds, les décourageant du coup à prendre du plaisir à flâner. Une maman que nous avons rencontrée trouve énormément de mal à circuler avec la poussette de son bébé.
Depuis plusieurs années, la lutte acharnée des décideurs locaux et des responsables du département du Commerce contre la prolifération des étals anarchiques n’a pas eu raison du phénomène qui ne cesse d’augmenter.
Cette année encore, une circulaire du wali d’Alger vient d’être rendue publique et transmise à tous les commerçants les exhortant à respecter l’espace public. Cette circulaire trouverait-elle écho ? Car, jusqu’à ce jour, en dépit des mises en demeure et des rappels à l’ordre des services de sécurité, le squat des trottoirs par les commerçants et cafetiers continue, obligeant ainsi les piétons à marcher sur la chaussée. Un résident  dans une artère commerciale à Chéraga estime que cette «lutte contre ce squat des trottoirs s’est limitée à rester sur papier. Des décisions sont prises, des communiqués fusent, des médias qui reprennent l’interdiction totale des étals anarchiques dans les journaux quotidiens. Mai, sur le terrain, l’action peine à se mettre en place». Cette circulaire intervient dans le cadre de l’application de la réglementation en vigueur concernant l’utilité des trottoirs.
En tout état de cause, le constat est amer, et cela est visible à travers toutes les villes d’Algérie où le piéton est obligé de circuler sur la chaussée en la partageant avec les automobilistes, avec tous les dangers qu’il encourt. Les personnes les plus vulnérables sont les enfants en bas âge, les personnes âgées et les malades qui sont exposés au risque de se voir happer par un automobiliste, car obligés d’empiéter sur la chaussée, à cause du peu d’espace qui leur est laissé par les commerçants qui entreposent, à même le trottoir, leurs marchandises et leurs tables, faisant fi de la loi.
Farida Larbi

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