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Plan quinquennal 2015-2019 : Permettre l’émergence d’une économie diversifiée

Le vice-président du Conseil économique et social (CNES), Mustapha Mekidèche, a plaidé, jeudi dernier à Alger, pour la mise en œuvre d’une stratégie ciblant l’émergence d’une économie nationale diversifiée, estimant que le prochain plan quinquennal devrait favoriser l’émergence de cette économie

PUBLIE LE : 09-05-2014 | 23:00
D.R

Le vice-président du Conseil économique et social (CNES), Mustapha Mekidèche, a plaidé, jeudi dernier à Alger, pour la mise en œuvre d’une stratégie ciblant l’émergence d’une économie nationale diversifiée, estimant que le prochain plan quinquennal devrait favoriser l’émergence de cette économie. « Le prochain plan quinquennal 2015-2019 devrait favoriser l’émergence d’une économie diversifiée et compétitive », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio nationale. La réalisation de cet objectif passe, selon M. Mekidèche, par une « réindustrialisations du pays » et la mise en œuvre « d’une stratégie de substitution aux importations ». « Les pouvoirs publics doivent agir pour favoriser l’essor d’une industrie nationale en vue de rompre avec la logique de l’ouverture aux importations », a-t-il soutenu. Il a fait remarquer que « la baisse en volumes de nos exportations d’hydrocarbures sur le marché pétrolier est une tendance lourde » qui aura des incidences négatives sur le niveau des recettes issues de la fiscalité pétrolière, relevant que l’amenuisement progressif des recettes issues de la rente pétrolière est une réalité que l’on ne peut éluder. Rappelant le seuil alarmant atteint par les importations (55 milliards de dollars en 2013), le vice-président du CNES a imputé les retards enregistrés dans la mise en œuvre d’une politique de substitution aux importations, au « lobby » et aux « groupes de pressions intéressés » par le maintien d’un statu quo « suicidaire » pour l’économie nationale. Détaillant les mécanismes de mise en œuvre de la stratégie de substitution aux importations, M. Mekidèche a estimé que celle-ci pourrait être mise en œuvre par l’action concertée de grands groupes publics et privés nationaux, adossés à un réseau de petites et moyennes entreprises.
La compétitivité des entreprises nationales peut être par ailleurs notablement améliorée par l’acquisition d’actifs technologiques en Europe, a-t-il encore soutenu. Jugeant « inacceptable » de continuer à construire des logements « clés en main » en sollicitant le concours direct d’entreprises étrangères, le vice-président du CNES a estimé, par ailleurs, que l’acquisition d’actifs de firmes étrangères est la voie la plus opportune pour améliorer le savoir-faire des entreprises nationales, notamment dans le secteur du BTPH. Abordant, la question de l’évolution des dépenses publiques, M. Mekidèche a estimé que le prochain plan quinquennal ne pourra pas faire l’impasse sur une rationalisation des dépenses publiques.
 « La révision des modèles de consommation et de la tarification du prix de l’énergie seront inéluctablement des dossiers à l’ordre du jour, dans un proche avenir », a-t-il soutenu. Relevant que la démarche « d’un Etat social » ne doit pas être assimilée à celle « d’un Etat gaspilleur » et citant l’exemple des carburants et de certains produits alimentaires, le vice-président du CNES a rappelé que la politique de subvention tous azimuts conduit à une consommation irresponsable et à des fuites importantes à travers les frontières. Une révision des subventions de l’Etat est ainsi, selon lui, inévitable, à charge pour l’Etat de mettre en place de nouveaux mécanismes d’aides ciblant les populations fragiles et à faibles revenus.

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