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Préservation du patrimoine : Des solutions numériques

Dans le cadre du mois du patrimoine et du Projet relatif au Grand Album d’Alger, le musée du Bardo, a abrité, hier, une journée d’étude, consacrée à la technologie au service du patrimoine.

PUBLIE LE : 07-05-2014 | 23:00

Dans le cadre du mois du patrimoine et du Projet relatif au Grand Album d’Alger, le musée du Bardo, a abrité, hier, une journée d’étude, consacrée à la technologie au service du patrimoine. Cet espace, dédié à l’identité culturelle, à l’ère du numérique et de l’internet a été animé par des spécialistes et chercheurs du ministère de la Culture, du CERIST et de l’ONDA qui sont revenus sur l’apport des technologies d’information et de communication, notamment l’outil internet,  à la préservation de la mémoire culturelle, dans sa diversité.   
Le patrimoine matériel et immatériel n’a pas été en reste de la révolution technologique qui a gagné tous  les secteurs, sans exception, y compris le monde de la culture lequel s’est  inscrit dans cette démarche pour   pérenniser le savoir et le savoir-faire  culturels. Intervenant à cet effet,  Mme  Yasmina Kheffache a présenté son mémoire de fin d’étude sur le Grand Album d’Alger qui se veut une collecte des objets de la culture, sous toutes leurs formes, qui associe le citoyen, via le facebook et les boîtes mails. Il s’agit ainsi de faire du   musée un espace convivial où le citoyen sera  à la fois visiteur et acteur, s’inspirant de l’expérience de certains musées considérés comme référence dans la collecte participative d’informations, à travers des témoignages mais également des dons d’objets. Elle rappellera que le projet est en phase  de collecte qui se poursuivra jusqu’au mois de septembre ou octobre, avant de procéder à un autre ; pas celui de faire le point sur ce que veut réellement le citoyen, tout en rappelant que chaque musée a sa propre méthode de sauvegarde du patrimoine qu’il gère. S’exprimant sur le droit d’auteur dans l’environnement numérique, M. Mohamed Zentar dira que la législation algérienne, notamment l’ordonnance du 19 juillet 2003 a dressé une liste du patrimoine protégé, et ce, dans le sillage des traités sur la propriété intellectuelle, qu’elle a ratifiés en 1996, puis en septembre 2013 qui consacrent les droits moraux et patrimoniaux.
Il évoquera  également le numérique et internet et  qui peuvent être une source de confusion, signalant que ces supports vont induire des  changements par rapport à la manière d’appréhender le droit d’auteur classique et créer de nouvelles obligations, notamment en termes de piratage des œuvres, protégées par  la loi. Abordant le domaine de l’édition électronique et la présence du numérique sur la toile, le chercheur au CERIST et consultant,  M. Bilal Yalaoui estimera qu’il est nécessaire d’attirer l’attention sur les manquements relatifs au patrimoine culturel sur le web, insistant ainsi  sur  l’intérêt de se doter d’une stratégie pour la préservation de notre mémoire culturelle pour faire face à l’évolution technologique. Il ajoutera également que la mise en ligne du patrimoine culturel renvoie à l’utilité de  se doter de plates-formes informatiques spécialisées pour rendre ce dernier accessible, visible et repérable au sens web.  Le conférencier plaidera par ailleurs en faveur d’une reconsidération des infrastructures physiques, du matériel informatique, à l’image des serveurs et des data centers pour une meilleure protection du patrimoine culturel. L’expérience du groupe international SPIGRAPH a été  à l’ordre du jour de cette rencontre.
En effet,  dira, Mlle Sabah Chamlel, nous sommes spécialisés dans la capture  documentaire, rappelant  par la même occasion, que son entreprise  présente en Algérie depuis deux années, propose des solutions allant de scanners professionnels, aux logiciels de capture, de traitement d’image et d’indexation de données, en plus des services d’audit, de conseil, de formation et de maintenance de matériel. « Nous  sauvegardons, protégeons et  diffusons des informations et la laissons vivre dans le temps », soulignera-t-elle, avant d’ajouter qu’un scanner d’ouvrages du musée du Bardo été fait par le groupe, depuis deux années. C’est le cas aussi de la Bibliothèque nationale du Hamma et des archives des communes de Sidi M’hamed et de Bir Mourad Raïs qui ont  bénéficié des solutions de SPIGRAPH. D’autres thèmes ont été  aussi au programme des cette rencontre, à l’image de la communication et le patrimoine, et l’image aux Archives nationales.
Samia D.

 

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