samedi 17 novembre 2018 19:15:28

Hommage a Gabriel Garcia Marquez : Redécouvrir le père spirituel du réalisme magique

Pour rendre hommage à un écrivain hors pair que le monde de la littérature pleure encore, à savoir le Colombien Gabriel Garcia Marquez, dit Gabo, l’Institut Cervantès d’Alger a organisé hier, une conférence suivie d’une table ronde sous l’intitulé « Pour toi Gabo »

PUBLIE LE : 07-05-2014 | 0:00
Ph : Hammadi

Pour rendre hommage à un écrivain hors pair que le monde de la littérature pleure encore, à savoir le Colombien Gabriel Garcia Marquez, dit Gabo, l’Institut Cervantès d’Alger a organisé hier, une conférence suivie d’une table ronde sous l’intitulé « Pour toi Gabo » afin de revenir sur les parcours magiques de cet écrivain exceptionnel et d’ouvrir les voies des recherches académique et littéraire d’une icône de la littérature hispano-américaine et universelle.

En présence d’un parterre de journalistes et de passionnés des œuvres du défunt, l’ambassadeur d’Espagne en Algérie a mis l’accent lors de son allocution d’ouverture sur les points en commun de Gabo et de Miguel de Cervantès : « Gabo a redonné à la langue espagnole tout le prestige et la gloire qu’elle mérite, il y a tellement de ressemblance entre les deux auteurs, comme la démence des personnages principaux de leurs œuvres majeurs, à savoir la folie de la famille Buendia dans Cent ans de solitude pour Gabo et Don Quichotte pour Cervantès. Il y a une profonde solitude des personnes vouées à elles-mêmes dans les œuvres de Gabo, et c’était le fruit de l’écrivain aussi complexe et compliqué qu’il était, mais trop attaché à la famille, notamment à sa femme et sa grande mère », avant d’ajouter : « Gabo était trop éloigné de la fanfaronnerie, de la commercialisation de la littérature, qui hélas caractérise l’univers éditorial d’aujourd’hui, il était un amoureux des lettres, un lecteur vorace qui travaillait des années avant d’achever une œuvre, c’était un grand homme et un écrivain universel, il a charmé toute une génération et charmera d’autres avec son style tantôt baroque, tantôt sec dans lequel on retrouve son côté journaliste. »
De son côté, le chargé d’affaires, délégué à l’ambassade de Colombie en Algérie, Alfonso Soria Mendoza, est revenu sur la sensibilité romanesque de l’auteur : « Lire Gabo donne l’impression qu’il écrivait pour chacun de nous, l’empathie est présente en force et son âme effleure celles de ses lecteurs », tout en plaidant pour une redécouverte du père spirituel du réalisme magique : « Il est nécessaire de faire des études, des recherches, des thèses et une nouvelle lecture des œuvres de Gabo, ses coutumes et les vastes thèmes qu’il a abordés tout au long de sa carrière. »
Il est à rappeler que Gabriel Garcia Marquez a rendu l’âme le 17 avril dernier, tout le monde littéraire à rendu un vibrant hommage à cette icône de la littérature mondiale, auteur de plusieurs best-seller à l’exemple de Cent ans de solitude, L’amour aux temps du choléra et L’automne du patriarche.
Kader Bentounès
 

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