dimanche 25 aot 2019 10:29:22

Conférence de presse de M. Mohamed Hannache, ambassadeur d’Algérie en Espagne : « Alger et Madrid ont un rôle à jouer dans le partenariat euro-méditerranéen »

Traité d’amitié de 2002, un vrai point de départ de la relation bilatérale

PUBLIE LE : 06-05-2014 | 23:00

Alger et Madrid « sont déterminées à développer les autres secteurs tels l’agro-industrie, le tourisme, l’engineering, les PME ainsi que les énergies renouvelables. » « Il y a un effort considérable des deux gouvernements algérien et espagnol afin de hisser la relation bilatérale à un niveau supérieur. » C’est le constat auquel a abouti, Mohamed Hannache, ambassadeur d’Algérie en Espagne lors d’une conférence de presse tenue au siège du département des affaires étrangères qui s’inscrit dans le cadre de rencontre de consultations. L’objectif, précise Senouci Bereksi, secrétaire général au ministère, est de « mettre en relief les programmes diplomatiques » et d’ « associer les ambassadeurs et diplomates à cet échange de dialogue qu’on veut instaurer. » Outre cette reprise d’activité, il annonce la tenue « fin mai de la grande conférence du mouvement des pays non alignés, lequel est en renaissance. »  Reprenant la parole M. Hannache, rappelle que les relations bilatérales ont été marquées en premier temps par une « distanciation imposée par l’histoire, le facteur linguistique et certaines rivalités militaires, navales… »

Traité d’amitié de 2002,  un vrai point de départ de la relation bilatérale
Au fil des années, la coopération a connu « un rapprochement. » Et M. Hannache de préciser qu’à partir des années 90, l’Espagne a « engagé une profonde politique de réformes tous azimuts. » Cette période « a été propice, féconde au lancement de la première réflexion pour des échanges durables. » Dans cette même optique, l’ambassadeur a mis en évidences les tenants du Traité d’amitié signé en 2002 par Abdelaziz Bouteflika et le chef du gouvernement espagnol de l’époque M. José Maria Aznar. Aux yeux de M. Hannache, il s’agit d’une « réflexion commune pour un partenariat pérenne. » Mieux, ajoute-t-il, cette signature qui a confirmé l’élévation du niveau des relations à un rang privilégié, constitue « un vrai point de départ de la relation bilatérale algéro-espagnole. » De nombreux accords sont venus par la suite en ce qui concerne des départements aussi sensibles que la défense et la sécurité, l’évitement de la double imposition… ainsi que dans les transports terrestre et aérien, pour ne citer que ces secteurs.  Des sommets regroupant des responsables de hauts  niveaux et entre le Président de la République et le chef du gouvernement espagnol se sont également tenus depuis, pour confirmer la dimension « stratégique » des relations bilatérales. D’ailleurs, ces relations ont atteint un « rythme appréciable », se félicite le diplomate algérien. En termes de chiffres, il rappelle qu’en 2013, le volume des échanges commerciaux a dépassé les 15 milliards de dollars. Une performance qui a hissé l’Espagne, pour la première fois, au rang de premier partenaire économique de l’Algérie.

Le processus de Barcelone, un hymne à la coopération Nord-Sud
Les autres secteurs ayant accéléré la cadence de ces échanges est l’énergie que le conférencier qualifie de « pilier de la coopération. » Et indique que « l’Algérie est le premier fournisseur de l’Espagne en gaz. » Plus que jamais, Alger et Madrid « sont déterminées à développer les autres secteurs. »  Le diplomate cite l’agro-industrie également des secteurs névralgiques à développer, tels que « le tourisme, l’engineering, les PME ainsi que les énergies renouvelables. » Des entreprises espagnoles sont de plus en plus présentes dans notre pays.  Frappée de plein fouet par la crise économique mondiale, l’Espagne « s’est redéployée vers les marchés étrangers dont celui de l’Algérie afin de se maintenir. » Par ailleurs, M. Hannache s’est félicité de voir le nombre de dessertes aériennes se multiplier par dix en l’espace de quelques années. « C’est un excellent indicateur de densification des relations entre Alger et Madrid », poursuit-t-il.  Rappelant les différentes étapes ayant marqué cette coopération, le conférencier s’est arrêté sur le Partenariat Euromed, dit aussi « Processus de Barcelone », qui a été institué en 1994. Selon lui, il s’agit d’un « texte politique éminemment important, un hymne à la coopération Nord-Sud.»  Et de préciser que «c’est pour la première fois dans les annales de la coopération euro-méditerranéenne, qu’on a parlé de la coopération équilibrée  sans exclusion aucune.»  Quant à l’Union pour la Méditerranée, M. Hannache a souligné que « son mérite est de garder vive, la flamme de cette coopération. »              
Fouad Irnatene
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions