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Colloque sur le rôle du système financier dans la croissance économique : L’ESC engage le débat sur une question d’actualité

«Le rôle des banques dans le financement de la croissance économique», c’est le thème retenu pour cette première édition du colloque international de deux jours, dont les travaux ont été ouverts, hier, au niveau de la salle des actes (Tunnel universitaire).

PUBLIE LE : 07-05-2014 | 0:00
Ph : T.Rouabah

«Le rôle des banques dans le financement de la croissance économique», c’est le thème retenu pour cette première édition du colloque international de deux jours, dont les travaux ont été ouverts, hier, au niveau de la salle des actes (Tunnel universitaire).  

Organisé par l’École supérieure de commerce, ce séminaire animé par des experts, chercheurs et enseignants universitaires d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Mauritanie, de Libye, ainsi que d’universités d’autres pays arabes, et de Grande-Bretagne, planche essentiellement sur la corrélation entre la banque, et la croissance économique, ainsi que les contraintes qui altèrent, dans certains cas, cette relation.  Le Pr Tahar Latrèche, qui a ouvert la séance de la première journée, a affirmé que «ce premier colloque porte sur un sujet qui reste d’actualité». «Le système bancaire, a-t-il souligné, a une spécificité particulière dans la problématique globale de la finance pour des raisons relatives aux challenges liés à sa fonction d’intermédiation, sa position dans les schémas de financement et sa place dans le système financier de manière générale», tel que prouvé par la crise financière internationale enclenchée en 2008. Dans le cas algérien, cette spécificité semble plus compliquée, du fait, a-t-il expliqué, «que le système bancaire assure la quasi-totalité des financements externes des entreprises, ce qui résume son rôle dans l’intermédiation». Par conséquent, le traitement de cette problématique exige, dans un premier temps, de savoir «dans quelle mesure le système bancaire est capable d’assurer convenablement ses fonctions en amont et en aval». Aussi, l’initiative nécessite d’appréhender «le problème du développement du système bancaire dans une perspective globale de croissance économique». Il s’agira, ajoute-t-il, de faire une évaluation de la politique de financement nationale en matière de contraintes et de perspectives d’évolution.
Dans cette optique, ce premier colloque a cette ambition d’apporter des éléments de réponses aux préoccupations posées à travers quatre axes, à savoir «La problématique d’évaluation du développement du système bancaire», «Les caractéristiques du système bancaire (structure du capital, forme de marché et état de la concurrence, variables de comportement telles que les taux d’intérêt, les coûts de transaction et les coûts d’organisation), et efficacité du système bancaire», «Le développement du système bancaire et croissance économique », et, enfin, «Le système bancaire en Algérie et financement de l’économie nationale».
S’étalant sur les théories et logiques qui guident les économies mondiales, Sid Ali Boukrami, expert en économie, ancien secrétaire d’État chargé des statistiques, a situé son intervention dans deux principaux axes, à savoir «l’évolution des relations entre la crise financière et l’émergence d’une nouvelle forme de régulation de l’économie mondiale», et le lien entre «la raréfaction des ressources et la révision des concepts économiques». Évoquant «une crise profonde dans la pensée économique», il souligne qu’«aujourd’hui, la régulation ne se fait plus au niveau d’institutions internationales», mais que «les centres de décision» sont dans «l’informel». Abordant le cas de la rareté des ressources, M. Boukrami explique que dans pareil cas,  «un plan de rationalité» des dépenses devient un impératif. «La nécessité de mettre en place un plafond des ressources» est un problème qui se pose pour le cas de l’Algérie, a fait savoir le conférencier qui prendra pour référence, la leçon de 1994. Poursuivant son plaidoyer, M. Boukrami a affirmé que «le remboursement de la dette par l’Algérie a été une excellente idée».
«Asymétrie d’information et financement de l’économie algérienne» est l’intitulé de l’intervention du Pr Gliz Abdelkader de l’ESC qui a mis en avant «la faiblesse du financement de l’économie, du marché obligataire, ainsi que  du leasing en Algérie» par rapport aux pays voisins. Le conférencier s’appuiera sur  les données de 2011 pour étayer son analyse.
 Les réformes bancaires et le développement économique, la finance islamique et les opportunités de contribution au financement de l’économie, l’impact du développement financier sur la croissance économique en Algérie, l’efficacité bancaire, et d’autres thèmes inhérents à la problématique de base qu’est l’apport bancaire dans la croissance économique seront traités lors de ce séminaire.    
D. Akila



 

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