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Pêche et ressources halieutiques : La formation pour promouvoir l’activité

De plus en plus, l’accent est mis sur le facteur humain pour relancer le secteur de la pêche et des ressources halieutiques.

PUBLIE LE : 06-05-2014 | 0:00

De plus en plus, l’accent est mis sur le facteur humain pour relancer le secteur de la pêche et des ressources halieutiques. En effet,  l’activité halieutique a connu, ces dernières années, un nouvel essor,  tant au plan organisationnel que matériel,  à la faveur de la stratégie de redéploiement, engagée par les pouvoirs publics pour réhabiliter ce secteur stratégique. Cette nouvelle vision, en fait n’a pas négligé la ressource humaine qui constitue le quatrième de la feuille de  ce département ministériel, d’autant plus  que l’Algérie a ratifié des conventions internationales, notamment celles portant sur la sécurité des pêcheurs en mer. Aujourd’hui, la nécessité d’accompagner les pêcheurs, notamment les jeunes  pour apprendre les rudiments du métier  s’impose avec acuité. Il faut dire  que les différents instruments de création d’emploi, mis en place par l’Etat renvoie à l’importance d’adapter les formations dispensées par le secteur aux nouveaux besoins  de l’activité halieutique et  plaide même pour une formation qui s’inscrit dans la logique économique  qui met le paquet pour  inciter les jeunes à investir dans ce créneau. C’est  dans ce sens qu’interviennent les nouvelles dispositions  de  la loi des finances de 2014  qui va jusqu’à prévoir des crédits sans intérêts aussi  bien pour l’exploitation  que   l’investissement.  C’est dire  que tout est mis en œuvre pour promouvoir la pêche en Algérie et  à  aller vers  l’autosuffisance. Une formation à la carte  n’est pas à exclure, conformément   aux nouvelles orientations du secteur  qui  misent  sur une coordination avec d’autres secteurs, dans ce sens. L’activité halieutique qui  compte en Algérie, plus de 70.000   pêcheurs, généralement   formés sur le tas et lesquels travaillent avec des moyens archaïques qui menacent nos réserves, faute de  recyclage et  de mise à niveau. Près de 700 pêcheurs  ont  été  évalués par  un jury. Il faut dire que ce procédé n’est pas connu par les professionnels, en particulier chez les jeunes  qui  connaissent peu la pratique.   Il y a lieu de préciser également que  dans le souci d’assurer la sécurité des professionnels de la mer, il est envisagé la  création de 4 centres régionaux, à Alger, Ain-Témouchent, Skikda et Tipasa qui seront consacrés à la sécurité maritime. Préserver la ressource, mais, aussi,  booster la production halieutique afin de satisfaire le consommateur,   s’inscrivent  ainsi,  parmi les objectifs du secteur. Rappelant que l’Algérien,  en dépit des 1200 km de côtes que recèle le pays,  ne consomme que  5 kg de poisson par an. Un fait qui s’explique par  la cherté  de ce produit, mais aussi la rareté de la ressource qui paie les frais de la pêche anarchique, d’une part, et la pollution maritime, de l’autre.    
Samia D.

 

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