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Seminaire sur les exportations hors hydrocarbures : Des experts pour analyser les dispositifs en place

« Institutions d’appui et dispositifs de soutien et de promotion des exportations hors hydrocarbures », tel est l’intitulé d’un séminaire qui sera organisé, le 18 de ce mois, à l’hôtel Sofitel, conjointement par la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF), et la Compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (CAGEX).

PUBLIE LE : 06-05-2014 | 0:00
D.R

« Institutions d’appui et dispositifs de soutien et de promotion des exportations hors hydrocarbures », tel est l’intitulé d’un séminaire qui sera organisé, le 18 de ce mois, à l’hôtel Sofitel, conjointement par la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF), et la Compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (CAGEX).

La rencontre qui  sera animée par de nombreux experts et représentants d’institutions officielles, entre autres, la compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (CAGEX), l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur (ALGEX), la direction générale des impôts, la direction générale des douanes, la Banque Nationale d’Algérie (BNA) vise à  expliquer les facilitations et incitations réglementaires au titre des opérations d’exportation hors hydrocarbures et la valorisation des produits algériens à l’étranger. Il s’agira également de proposer des actions dans le souci d’améliorer les lois en vigueur. Un dispositif qui englobe des mesures d’encadrement, mises en œuvre dans le cadre d’une démarche destinée à promouvoir la production algérienne sur les marchés extérieurs, ainsi que des instruments d’accompagnement dont le FSPE (fonds spécial pour la promotion des exportations). Une panoplie d’autres mesures ont été adoptées dans le cadre des différentes tripartites notamment celle du 23 février dernier, et dont l’une des recommandations avait porté sur l’encouragement de la production nationale, à travers la promotion et la protection de la production nationale, la régulation du commerce extérieur, la promotion des exportations hors hydrocarbures et, enfin, l’amélioration du système d’information économique. Toutefois, et en dépit des facilitations accordées par l’Etat, nos exportations hors hydrocarbures peinent à se frayer une voie sur les marchés extérieurs, alors que leur volume est dérisoire et que les opérateurs économiques revendiquent d’autres mesures. Les chiffres présentés par le gouverneur de la Banque d’Algérie pour l’année 2013 indiquent que les exportations hors hydrocarbures ont atteint 1,1 milliard de dollars, pour l’année ciblée, un chiffre qui « confirme leur faiblesse structurelle », avait affirmé M. Laksaci. Selon les données du CNIS pour le premier trimestre de 2014, nos exportations en hydrocarbures ont constitué 95,59% du volume global des exportations algériennes, soit 15,70 mds de dollars durant le 1er trimestre 2014, contre 16,85 Mds de dollars à la même période de l’année précédente, en baisse de 6,81%, a relevé le Cnis. Les exportations hors hydrocarbures restent toujours « faibles », malgré une évolution de plus de 15% durant les trois premiers mois de cette année, pour une valeur globale de 725 millions de dollars, selon les Douanes. M. Ali-Bey Nasri,  président de l’association nationale des exportateurs algériens (Anexal) avait affirmé, à ce propos, que les mesures prises lors de la tripartite de septembre 2011, pour encourager l’acte d’exporter n’ont pas été totalement concrétisées  « 9 mesures seulement ont été appliquées, sur les 60 propositions formulées », avait-il déclaré. M. Ali  Bey Nasri qui ne cesse de plaider pour la mise en place du conseil national consultatif pour la promotion des exportations et l’installation de bureaux de liaisons à l’étranger pour les besoins de changes déplore le fait que le montant des exportations hors hydrocarbures stagne à 3% par rapport à l’ensemble des exportations. Il soulignera, par conséquent, la nécessité de la révision de la réglementation des changes pour optimiser les exportations hors hydrocarbures. La  réglementation des changes qui date du début des années 1990 « doit être réaménagée », suggère-t-il. « La réglementation relative au régime douanier au titre de l'admission temporaire et l'obligation, pour l’opérateur, de solliciter un accord préalable de la Banque d'Algérie constituent d'autres  blocages pour les exportateurs », selon le président de l'Anexal.
D. Akila
 

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