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Fi-Sahara « Leghna : poésie sahraouie » remporte le grand prix

De notre envoyé spécial : Kader Bentounès La 11e édition du festival international du Cinéma sahraoui (Fi-Sahara) a été clôturée, samedi passé, en présence d’une importante délégation ministérielle sahraouie et de la délégation algérienne présidée par Azzedine Mekhaldi.

PUBLIE LE : 06-05-2014 | 0:00
D.R

De nos envoyés spéciaux : Kader Bentounès et Billel

La 11e édition du festival international du Cinéma sahraoui (Fi-Sahara) a été clôturée, samedi passé, en présence d’une importante délégation ministérielle sahraouie et de la délégation algérienne présidée par Azzedine Mekhaldi. Le grand prix du festival a été décerné au cinéaste espagnol Juan Roblès, auteur du documentaire Leghna, poésie sahraouie,  un long métrage qui met l’accent sur le rôle capital de la poésie musicale sahraouie quant à son engagement patriotique.
Lors d’une cérémonie grandiose organisée en plein air, en présence de tous les réfugiés sahraouis du camp de Dakhla à Tindouf, et une importante délégation artistique et médiatique des quatre coins du monde, la remise des prix a été précédée par deux groupes musicaux de nationalités différentes, à savoir Meriem Hassani, la célèbre chanteuse sahraouie et Jonas Gwangwa, le chanteur universel sud-africain de musique jazz, qui a fait vibrer les espaces infinis du Sahara aux mélodies africaines, deux groupes de styles différents, mais ayant le même parcours militant pour servir les causes justes. Après trois jours de projections, six prix ont été distribués parmi les 24 films en lice, le troisième prix de la catégorie « Meilleur court métrage des jeunes cinéastes » a été octroyé a Sarah Saleh pour son film Ma maladie dans mon remède, le deuxième prix a été attribué à Halima Mohamed Ahmed pour son court métrage Les larmes de l’espoir, quant au premier prix, il est revenu au projet collectif El Ariffa, œuvre d’un groupe d’étudiants dont Mohamed El Ansar est le réalisateur.
Le troisième prix de la deuxième catégorie, celle du meilleur long-métrage a été décerné au cinéaste américain Richard Rowley pour son film Les sales guerres, un documentaire qui traite de sectes secrètes aux Etats-Unis, le célèbre cinéaste hollywoodien Clint Eastwood a été le récipiendaire du deuxième prix pour Invictus, un film produit en 2009 dont Morgan Freeman et Matt Damon partagent l’affiche du film, le grand prix du festival a été octroyé au cinéaste espagnol Juan Roblès pour son film Leghna (La poésie musicale sahraouie), une coproduction espano-sahraouie qui met l’accent sur l’impact de la poésie lyrique et la musique des traditions sahraouies sur le militantisme politique, afin d’acquérir l’indépendance tant confisquée et avoir droit au référendum d’autodétermination.
«  Nous sommes fiers de la poésie sahraouie qui a gagné ce prix, ses fruits ont donné beaucoup d’amour, un amour chaste et sincère d’un peuple qui se bat pour ses terres, qui se sacrifie pour sa culture. La cause sahraouie est universelle, nous sommes tous Sahraouis quelque part et on a un engagement vis-à-vis du peuple, et nous l’avons fait à travers la poésie musicale. Cependant nous nous réjouissons de ce trophée avec un seul souhait, celui de profiter de cette poésie magique avec nos pères et mères sahraouis à l’ouest, sur les rives de l’atlantique », a déclaré le cinéaste du film à l’issue de la remise des prix. De son coté, la ministre de la culture Sahraouie a indiqué lors d’une remise d’un prix que le grand vainqueur de ce festival est la solidarité et le militantisme : « Le Fi-Sahara a atteint un âge de maturité après cette 11e édition, nous avons gagné des amis, des sympathisants et des défendeurs de notre cause, je remercie tous ceux qui ont participé à cette initiative culturelle, notamment notre invité d’honneur l’Afrique du sud et l’Algérie pour son eternel soutien et son insondable engagement quant à notre cause ».
L’organisation de ce festival a été une véritable bouffée d’oxygène pour le peuple sahraoui, notamment celui du camp de réfugiés de Dakhla à Tindouf le plus éloigné et le plus précaire de tous, sur le sol algérien, où s’est tenu depuis le 30 avril la 11e édition du festival internationale du Cinéma sahraoui Fi-Sahara. En dépit de moult inconvénients qui ont entravé le bon fonctionnement du festival notamment le manque de communication, le Fi-Sahara a donné des images où on rencontre comme dans tous les festivals des réalisateurs, des producteurs, des acteurs, des actrices, des journalistes, férus du septième art, mais surtout, dévoués à la cause sahraouie.
Les salles de projection n’avaient pas un nombre de places limité, les sièges étaient des tapis posés sur le sol et du sable pour les ciné-bus, des projections sous la belle étoile en cette période fournaise du Sahara, un grand divertissement pour le peuple sahraoui qui découvre la féerie du cinéma. Ce genre d’initiative culturelle est à encourager, pour un peuple serein qui aspire liberté et dignité.
K . B.
 

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