mardi 24 octobre 2017 08:46:00

Forum Université - entreprises : Mebarki appelle à valoriser les compétences nationales

Créer des passerelles entre le monde universitaire et le secteur économique, tel est le principal objectif du forum université-entreprises, qui s’est ouvert hier matin à l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène (USTHB), sous la présidence de M. Mohamed Mebarki, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

PUBLIE LE : 05-05-2014 | 0:00
D.R

Créer des passerelles entre le monde universitaire et le secteur économique, tel est le principal objectif du forum université-entreprises, qui s’est ouvert hier matin à l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène (USTHB), sous la présidence de M. Mohamed Mebarki, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Ce forum de deux jours, qui encourage le rapprochement entre l’entreprise et l’université avant les sorties de promotions, a suscité un réel engouement de la part des jeunes étudiants qui se sont présentés dès les premières heures au niveau des différents stands relevant de plusieurs entreprises nationales. Dans son allocution d’ouverture, le ministre a appelé les opérateurs économiques nationaux à faire confiance aux compétences locales d’autant plus qu’au cours de ces dernières années, les universités commencent à avoir une entente avec les entreprises. « Mon espoir est de voir les opérateurs économiques nationaux placer toute leur confiance dans les compétences algériennes », a-t-il souligné. Il a précisé à cet effet, qu’il est nécessaire de mettre en place un entrepreneuriat entre les deux partenaires université-entreprise. Tout en appelant à la multiplication de ce genre d’espaces au sein de nos universités, le ministre a longuement insisté sur l’importance de cette opération qui permet d’assurer des stages de qualité aux étudiants. Soulignant le niveau de maturité atteint par la recherche scientifique en Algérie, le ministre a soutenu qu’il est « possible aujourd’hui de compter sur les capacités scientifiques nationales pour contribuer efficacement à l’effort national de développement et proposer des solutions aux nombreuses problématiques posées par la gestion de l’économie du pays. »          
Il a indiqué par ailleurs, que ce forum est une occasion propice pour « renforcer » l’intégration de l’université dans son milieu économique et social et « consolider » sa relation avec l’entreprise, en vue d’aboutir à une « meilleure collaboration  dans le cadre de conventions de coopération et de partenariat, mutuellement bénéfiques ». Le ministre n’a pas omis de relever,  à cet égard « le nombre important de problématiques qui exigeaient le recours à l’expertise étrangère et qui peuvent désormais être résolues avec compétence  par nos chercheurs ». Évoquant la relation université-entreprise, le ministre a relevé que celle-ci,  avait « toujours été empreinte d’incompréhension, où chaque partie rejette sur l’autre la responsabilité du manque d’ouverture et du déficit dans la volonté de collaborer ».  Il a appelé, à ce propos, l’université « à régler d’abord ses propres  problèmes d’encadrement », et l’entreprise à « définir sa vraie demande », précisant  que l’organisation de la relation université-entreprise « se pose en termes de  besoins pour les uns, comme les autres ».         

Un partenariat, mutuellement bénéfique
Le ministre a indiqué, en outre, que le forum USTHB-Entreprise est une  occasion propice pour renforcer l’intégration de l’université dans son milieu  économique et social et consolider sa relation avec l’entreprise, en vue d’aboutir  à une meilleure collaboration dans le cadre de conventions de coopération et de partenariat, mutuellement bénéfiques. Il a rappelé, par la même occasion, l’importance donnée par les autorités publiques à la recherche scientifique et au développement technologique et la volonté du gouvernement de placer les sciences, la connaissance et les compétences pratiques et technologiques au cœur de l’édification économique et social.          
Il est question, a-t-il ajouté, « d’approfondir le rôle de l’université  dans la résolution des nombreuses problématiques engendrées par le développement tout à la fois de l’économie et de la société ». Une des principales raisons ayant justifié la réforme du système d’enseignement supérieur est l’adaptation d’une partie des programmes et des contenus aux besoins du développement du pays, a-t-il précisé.
Toujours dans ce même cadre de réforme de l’enseignement supérieur, le ministre a insisté sur le renforcement des liens entre la formation et la recherche en tant qu’objectif essentiel. Il a rappelé dans ce contexte que des mécanismes pour promouvoir la formation par la recherche ont été adoptés dans un texte juridique relatif aux doctorants les intégrant dans le système national de recherche et les stimulant à accomplir des activités de recherche dans le cadre des thèmes programmés, en bénéficiant d’une bourse d’études équivalente au salaire national minimum garanti (SNMG).
En termes de chiffres, le ministre a précisé que parmi les 2.100 projets de recherche exécutés dans le cadre du Programme National de Recherche (PNR), 400 sont immédiatement valorisables et présentent « une valeur ajoutée certaine dont il faut tirer profit ».    
Auparavant le recteur de l’USTHB, M. Ali Benzaghou, a insisté sur l’importance de ce forum qui permet à l’université d’entrer de plain-pied dans le monde de l’entreprise. Tout en présentant les grandes lignes de la contribution de l’USTHB au développement du pays et les perspectives de l’USTHB prévues dans le prochain plan de développement 2015-2019, le recteur a, dans le langage des chiffres, relevé que l’USTHB a participé pendant quarante années d’existence dans la formation de 70.554 diplômés en graduation et la soutenance de 4.601 magisters et 1.222 doctorats.
Il a affirmé à cette occasion que le potentiel de l’USTHB est d’abord constitué par son corps d’enseignants-chercheurs, à savoir 375 professeurs, auxquels s’ajoutent 38 nouveaux promus, 301 maîtres de conférences de rang A, soit 37,1 % de rang magistral du corps enseignant, 46% si on ajoute les maîtres de conférences de rang B, qui sont tous docteurs. Il a indiqué par ailleurs que  3.200 autres sont inscrits en formation doctorale (magister, doctorat ancien régime et doctorat LMD), soit une communauté de 5.000 chercheurs qui travaillent sur le campus de l’USTHB. Ceci implique en particulier, selon M. Benzaghou, un besoin important d’espaces de formation doctorale et de recherche. Il n’a pas manqué, à cette occasion de préciser que 67 laboratoires de recherche sont agréés au niveau de l’USTHB.
Sarah Sofi

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Perspectives de recrutement 2014-2018 pour Sonatrach
A l’horizon 2018, le groupe Sonatrach compte créer quelque 9.000 postes d’emploi permanents, soit un accroissement de 6% par rapport à l’exercice 2012. Ainsi selon les responsables de cette grande entreprise nationale, présents au forum université-entreprises 9.181 agents seront recrutés à titre permanent pour la période 2014-2018. Ces recrutements concernent essentiellement les métiers de base de Sonatrach et les populations diplômées.
Il y a lieu de rappeler qu’au titre de l’exercice de l’année en cours, l’entreprise Sonatrach a alloué une enveloppe de 6,8 milliards de dinars pour la formation de son personnel. 22.525 agents (toutes catégories confondues), seront admis en formation durant cet exercice, soit 38% de l’effectif permanent.
Sarah S.

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Signature de quatre conventions entre l’USTHB et des entreprises nationales
Dans le cadre du forum université-entreprises qui coïncide avec le 40e anniversaire de l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène, quatre conventions de partenariat ont été conclues, hier, entre l’USTHB et des entreprises économiques nationales.          
Les conventions ont été signées en présence du ministre l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Mebarki, avec Sonatrach, le groupe Saidal, Algérie  Télécom et la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL). Ces conventions ont pour objectif de renforcer la coopération scientifique et technologique entre l’USTHB et les entreprises nationales. A l’issue de la cérémonie de signature, M. Mebarki a salué ces partenariats  dont l’objectif, a-t-il indiqué, est de « renforcer la relation entre l’université et l’entreprise, la valorisation des chercheurs et scientifiques algériens et leur implication dans le développement économique du pays ». Le ministre n’a pas omis de préciser l’importance de cette coopération qui permettra de contribuer au projet de recherche des étudiants et ce dans le but de les orienter dans leur formation en fonction des besoins de marché du travail. Il a estimé que l’université doit sortir de son rôle traditionnel d’enseignement et de recherche pour apporter une contribution à l’environnement économique. « Il est temps de créer des passerelles avec tout l’environnement économique », a-t-il indiqué tout en appelant à accorder plus d’intérêt à la recherche scientifique pour que l’entreprise soit mieux évaluée sur le marché. Il y a lieu de souligner qu’une quarantaine d’entreprises ont signé des accords avec l’USTHB ce qui a permis de mettre en place un club des amis de l’USTHB comme interface entre l’université et son environnement économique.
S. Sofi
 

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