lundi 24 septembre 2018 15:33:16

Marché de gros : Des infrastructures conformes aux standards internationaux

Un programme de huit marchés de gros est prévu dans une première phase pour un montant de 16 milliards de dinars avec le concours des banques pour un crédit global de 15 Mds DA. Des espaces commerciaux conçus et gérés selon les normes internationales, et dotés de commodités nécessaires à un fonctionnement sur la base de règles modernes, telle est la finalité recherchée à travers la démarche des pouvoirs publics visant la réalisation de huit marchés de gros, dans une première étape, confiée à l’entreprise MAGRO.

PUBLIE LE : 05-05-2014 | 0:00
D.R

Un programme de huit marchés de gros est prévu dans une première phase pour un montant de 16 milliards de dinars avec le concours des banques pour un crédit global de 15 Mds DA. Des espaces commerciaux conçus et gérés selon les normes internationales, et dotés de commodités nécessaires à un fonctionnement sur la base de règles modernes, telle est la finalité recherchée à travers la démarche des pouvoirs publics visant la réalisation de huit marchés de gros, dans une première étape, confiée à l’entreprise MAGRO.

Il s’agit, a déclaré le ministre du Commerce, lors d’une conférence organisée, au siège de l’Agence nationale de la promotion du commerce extérieur (Algex), dans le cadre des activités du club de presse relevant du secteur, de mettre un terme à la gestion anachronique des marchés de gros des fruits et légumes jusque-là gérés par les collectivités locales, notamment les APC, et exceptionnellement les wilayas, mais aussi d’optimiser les capacités de contenance des produits agricoles frais, lesquelles n’excèdent pas les 40% actuellement. L’objectif premier consistera essentiellement en la réorganisation des circuits de distribution primaires de gros et du demi-gros, soulignera-t-il. L’autre action portera sur la jonction entre les marchés du demi-gros, du détail et ceux de proximité, et les infrastructures de gros dans le but de réduire le nombre des intermédiaires, et par conséquent, la spéculation sur les prix. Le constat établi, expliquera le ministre du Commerce, en présence de cadres de son secteur, est que les 42 marchés de gros occupent des espaces exigus en sus du fait qu’ils n’obéissent pas aux normes reconnues mondialement. Le plus grand marché occupe 6 ou 7 hectares au plus et le moins important moins d’un hectare. La moyenne nationale est de 2,5 hectares, alors que, la moyenne en Tunisie est de 6 à 7 hectares, et de 9 hectares au Maroc. En Europe, elle est de 15 à 16 hectares. « L’absence d’investissements privés dans ce créneau, conjuguée à la faiblesse des ressources des collectivités locales, sont à l’origine de la démarche du gouvernement de combler le déficit en infrastructures d’autant plus que la production agricole a enregistré ces dernières années une évolution importante. L’entreprise MAGRO chargée, ainsi, de la réalisation de huit marchés de gros sur la période 2013-2016 (la seconde phase s’étalant entre 2016 et 2020), pour un montant de 16 milliards de dinars, les banques étant sollicitées pour un apport de 15 Mds de dinars de crédits, la réalisation devant être entamée en 2014. L’initiative en question, a-t-il fait savoir, porte sur la redéfinition du  mode d’organisation du réseau de distribution, et du rôle de chacun des intervenants à ce niveau dans le cadre d’une stratégie globale visant la régulation de l’activité commerciale.
Il sera question également, a affirmé M. Mustapha Benbada, de réaliser des espaces à dimension nationale sur des superficies allant de 12 à 30 hectares qui constitueront des plateformes commerciales de grande envergure devant permettre de rattraper un retard de 40 ans. Ces infrastructures  qui seront conformes aux standards internationaux, a rassuré le ministre,  consacreront des espaces pour les mandataires grossistes, mais aussi pour les producteurs désireux d’écouler leurs produits.

Des infrastructures logistiques pour l’encouragement de l’exportation
Aussi, des infrastructures logistiques, notamment en ce qui concerne l’emballage, sont prévues au sein de ces espaces pour l’encouragement de l’exportation. Cette organisation devenue impérative devant la dégradation de ces lieux, aura un impact direct sur le secteur de la distribution appelé à « connaître un saut qualitatif », a affirmé le ministre. Cet investissement contribuera, ajoutera le ministre, à la création de plus de deux mille emplois directs en sus de milliers de postes indirects, et devra impulser une dynamique au sein de l’activité commerciale.
Le marché de gros à dimension nationale en cours de réalisation dans la wilaya de Sétif est incontestablement le plus important de par sa superficie mais aussi du fait qu’il est situé à proximité d’un périmètre agricole de 40.000 hectares, en cours de mise en valeur, ce qui permettra à cette infrastructure d’en accueillir la production.  
Aussi, a précisé le ministre, les huit marchés s’étaleront sur une centaine d’hectares et seront fonctionnels fin 2016. « Nous espérons que les entreprises de réalisation seront à la hauteur de notre confiance », a-t-il déclaré. Dans sa lancée, il a fait part « de contacts permanents avec les walis pour évacuer les marchés actuels des tissus urbains », rassurant de la disponibilité à réaliser les marchés de substitution et à les gérer. Et de souligner que les marchés métalliques confiés à Batimetal lancés en 2012 sont en cours de réalisation. Dans le même ordre d’idées, le ministre fera part de la mise à niveau des textes relatifs à la qualité des produits, en matière de calibrage, de conditionnement, et de conservation et des conditions de vente. Les textes concernés seront ainsi réactualisés, et seront publiés dans le JO au cours des prochains mois, a affirmé le ministre.
M. Boukhalfa Khemnou, directeur général d’Algex, a, pour rappel, précédé l’intervention du ministre à travers un exposé sur les six principales missions de l’agence. Une occasion pour rappeler qu’un décret est en cours de préparation au niveau du gouvernement, et concerne la séparation entre les activités d’importation et d’exportation.
La démarche s’inscrit, a-t-il affirmé, dans le sillage de la politique d’encouragement des exportations hors hydrocarbures. Il s’agira de cibler les destinataires des avantages consentis par l’Etat, expliquera l’intervenant.

Les  matériaux de construction soumis à des analyses minutieuses
Le ministre a précisé, d’autre part, que les services de contrôle n’ont pas découvert de ciment de mauvaise qualité, soit au niveau des ports ou des usines sachant que l’Algérie a importé des compléments pour près de 4 millions de tonnes en 2013. Et d’ajouter que tous les matériaux de construction importés, dont le rond à béton, sont soumis à des analyses de laboratoires. Si problème il y a, c’est sur l’étiquetage, et il relève de l’information du consommateur et non de la qualité ce qui ressort des prérogatives du CTC.
Le ministre s’est dit disposé à « prendre en charge dans l’immédiat toute preuve de fraude » sur le ciment ou tout autre matériau de construction.
D. Akila
 

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