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Selon le ministre du travail : Baisse de 8% des décès liés aux accidents de travail

Mise en œuvre de la politique sanitaire de l’entreprise à travers la médecine du travail

PUBLIE LE : 30-04-2014 | 0:00
Ph : Nesrine

Dans son allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie commémorative de la journée mondiale sur la Sécurité et la Santé au travail, M. Benmeradi a déclaré : « L’Algérie recense pour cette année 619 décès liés au travail avec une baisse de 8% entre 2012 et 2013 et 640 maladies professionnelles, dont 27% ayant pour origine le risque chimique.»  M. Benmeradi a expliqué que « le nombre d'accidents de travail avoisinait  les 50.000, ce qui représente un taux de moins de 1% du nombre total des travailleurs en Algérie.»
Il a annoncé que « les dépenses de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), liées aux accidents de travail et maladies professionnelles, dépassaient les 20 milliards de dinars chaque année.»
M. Benmeradi a estimé que « la célébration de cette journée par l’Algérie, est un engagement que nous voulons honorer à la mémoire des travailleurs qui ont perdu la vie lors de l’exercice de leur activité professionnelle, suite à des accidents ou à des maladies », et d’ajouter : « Il est nul besoin de rappeler le rôle joué par chaque travailleur pour la reconstruction de notre pays depuis son indépendance et dans le développement de notre économie nationale.» Il a souligné les engagements internationaux de l’Algérie traduits par la ratification des multiples conventions, ainsi que l’harmonisation et l’adaptation de la législation nationale aux normes et référentiels mondiaux.» A ce titre, il a rappelé le nombre important de conventions internationales ratifiées par l’Algérie, dont, notamment, la convention 18 sur les maladies professionnelles, la convention 42 (révisée) des maladies professionnelles, la convention 155 sur la sécurité et la santé des travailleurs et la convention167 sur la sécurité et la santé dans la construction, dont l’annonce en a été faite par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Abdelaziz Bouteflika à l’occasion de sa participation, en tant qu’invité d’honneur à la Conférence internationale du travail en 2005. « Les pouvoirs publics algériens ont démontré leur volonté de promouvoir la politique de prévention des risques professionnels, en adoptant des instruments juridiques et normatifs à travers la promulgation de plus d’une centaine de textes de caractère législatif et réglementaires relatifs à la prévention des risques en général et du risque chimique en particulier, dont la loi n° 88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, la sécurité et la médecine du travail et qui constitue le socle régissant ce domaine », a-t-il expliqué.
Selon lui, ce dispositif législatif et réglementaire prévoit également la couverture sociale de l’ensemble des risques reconnus à l’échelle universelle, notamment les accidents du travail et les maladies professionnelles.
« Ainsi, la loi n° 83-13 du 02 juillet 1983, modifiée et complétée, relative aux accidents de travail et aux maladies professionnelles, constitue la plate-forme de protection sociale des victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles dès lors qu’elle régit la prise en charge des assurés sociaux et de leurs ayants droit », a souligné M. Benmeradi. Selon lui, pour concrétiser la politique de prévention, l’Algérie dispose d’une organisation institutionnelle qui est menée par les différents instruments chargés de la mise en œuvre de cette politique et qui s’exprime, notamment à travers : l’Institut national de la prévention des risques professionnels ; l’Organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique et la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés, qui assure la protection sociale dans ce domaine et la prise en charge des victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles dont la dépense liée aux accidents de travail et maladies professionnelles est de 21.853.682.999 DA pour l’année 2013.
Rappelons que sur les 85 tableaux de maladies professionnelles prévus par l’arrêté interministériel, complété du 5 mai 1996, fixant la liste des maladies présumées professionnelles, 58 tableaux concernent des maladies provoquées par des substances chimiques.

Mise en œuvre de la politique sanitaire de l’entreprise à travers la médecine du travail
Par ailleurs, le secteur de la santé publique contribue à la mise en œuvre de la politique sanitaire de l’entreprise à travers l’action de la médecine du travail qui veille dans le cadre de ces missions à la préservation de la santé des travailleurs.
Au titre du bilan des réalisations du secteur pour l’année 2013, le ministre a cité 27.468 visites de chantiers, 5.800 visites d’entreprises ont été effectuées dans différents secteurs d’activités, plus de 36.000 travailleurs, les plus exposés aux risques professionnels dans tous les secteurs d’activités, ont reçu des sessions d’information et de sensibilisation et 2.771 agents ont été formés dans le domaine de la prévention des risques professionnels.
A ce titre, selon lui,  plus de 113.000 recommandations ont été adressées aux employeurs pour l’amélioration des conditions de travail, qui portent sur les manquements à la législation et à la réglementation du travail, notamment en matière de protection individuelle et collective, d’organisation du travail et de médecine du travail. Pour l’inspection du travail dont la mission est plus globale en ce sens qu’elle embrasse l’ensemble des domaines couverts par la législation du travail, M. Benmeradi a indiqué que « les actions de contrôle et d’inspection, ont fait état de 233.572 visites de contrôle, couvrant un effectif global de 2.204.107 travailleurs qui ont donné lieu à l’établissement de 64.250 procès-verbaux d’infractions, dont 7.881 d’entre eux, se rapportent spécifiquement aux questions d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.»
A cet égard, il a déclaré que « les institutions et organismes précités s’emploient à veiller à assurer le respect de la législation en vue d’offrir sur les lieux de travail de meilleures conditions de travail permettant aux travailleurs d’accomplir leurs tâches en parfaite sécurité.»
Wassila Benhamed

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Sécurité et santé en milieu professionnel
Recul par rapport aux années 1970
« La problématique de la sécurité et de la santé en milieu professionnel dans le secteur public ou privé  connaît un recul par rapport aux années 1970 », a estimé hier à Alger, Abdelmadjid Sidi-Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), à l’occasion de la cérémonie commémorative de la journée mondiale sur la Sécurité et la Santé au travail. M. Sidi Saïd, a indiqué que « la sécurité et la santé dans les  entreprises sont devenues des références plus au moins éloignées pour ne pas dire oubliées selon les statistiques. Les visites mensuelles qui étaient organisées dans les différentes entreprises sont quasiment absentes maintenant et sont inexistantes dans le secteur privé.» Il a regretté que la spécialité du médecin du travail  soit quasiment ignorée aujourd'hui, à l'université et que peu d'étudiants optent pour cette spécialité. Le SG de l’UGTA, a lancé un appel à l'ensemble des acteurs sur la nécessité de constituer un groupe de réflexion pour redynamiser les actions en termes de sécurité et de santé au travail afin de remédier à cette situation.  
W. B.
 

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