jeudi 14 dcembre 2017 18:07:57

Les grands chantiers du président Abdelaziz Bouteflika : La gouvernance à tous les stades de l’action de l’Etat

S'il fallait accoler un qualificatif à chaque mandat du Président de la République depuis qu'il a accédé à la magistrature suprême, on peut, sans courir le risque d'être accusé de raccourcis tendancieux, affirmer qu'au chantier vital du premier mandat, celui de la paix civile, a succédé la reconstruction économique qui a marqué le second mandat...

PUBLIE LE : 30-04-2014 | 0:00
D.R

S'il fallait accoler un qualificatif à chaque mandat du Président de la République depuis qu'il a accédé à la magistrature suprême, on peut, sans courir le risque d'être accusé de raccourcis tendancieux, affirmer qu'au chantier vital du premier mandat, celui de la paix civile, a succédé la reconstruction économique qui a marqué le second mandat... les deux ont constitué un socle solide pour permettre l'avènement d'une société civile laminée aux débuts des années 1990 et, aujourd'hui, devenue hardie, soucieuse et impatiente de participer à cette nouvelle Algérie rendue possible par une embellie financière et des programmes de développement d’une exceptionnelle consistance budgétaire. Le troisième mandat a, donc, logiquement, inauguré les chantiers politiques avec leurs volets des libertés individuelles collectives. Le texte de loi qui a bouleversé la composante homme-femme dans les structures élues, la loi organique sur l'information qui a consacré, entre autres, la dépénalisation du délit de presse, la loi sur l'audiovisuel sont les mesures phares dans le domaine politique du troisième mandat. Le quatrième qui vient de débuter va confirmer toutes ces options et ouvrir de nouveaux chantiers qui apporteront les solutions de la gouvernance à cette avant-garde de la société civile qui avance encore plus vite en chevauchant les revendications des classes moyennes. Sur ce plan, la constitution focalise toutes les attentions. « Je relancerai sous peu, le chantier des réformes politiques qui aboutira à une révision constitutionnelle consensuelle », a annoncé après sa prestation de serment pour son quatrième mandat, le Président de la République. La loi fondamentale du pays qui a fait couler beaucoup d'encre et suscité des débats passionnés sera, finalement, le produit d'une large concertation qui concernera tous les Algériens. La priorité sera accordée à la stabilité du pays et celle-ci ne sera garantie qu'en cas d'entente nationale a expliqué le Président de la République dans un discours dont une copie a été distribuée aux médias. Cette révision de la Constitution touchera plusieurs secteurs stratégique et domaines structurants : la séparation des pouvoirs ; la confirmation de l'indépendance de la justice et le rôle du Parlement ; l'affirmation de la place et des droits de l’opposition ; les droits et libertés des citoyens...
Réhabiliter le politique, travailler à l’instauration de rapports apaisés entre l’Administration et le citoyen, corriger toutes les imperfections et incohérences qui faussent la mission de la puissance publique en tant que garant des grands équilibres macro-économiques et protecteur des biens et des personnes découlent de ce souci de préserver la stabilité du pays, le renforcement de l'entente nationale et arriver à un stade supérieurement qualitatif à la démocratie. Aussi, l’un des chantiers importants de ce mandat sera la mise en pratique à tous les niveaux de l’action publique de la gouvernance. Car faire reculer la bureaucratie au bénéfice des citoyens et des opérateurs économiques, promouvoir la décentralisation seront les deux faces de cette  démocratie « participative ». Les impatiences internes (portées par une partie des classes moyennes et une nouvelle élite politique), les désordres institutionnels dans les pays voisins, les défis qu’on ne peut plus ignorer ou reporter (transition énergétique, accord d’association avec l’U.E., accession à l’OMC, recomposition géostratégique du terrorisme…) imposent la nécessité d’écouter aussi bien les pulsions de la société que de remarquer et décoder la nature des regards que portent les forces régionales sur nous.
 "Ni la démocratie, ni le développement, ni aucune autre ambition nationale ne pourra avancer sans stabilité interne et, disons-le aussi, sans une entente nationale forte qui sera la meilleure protection du pays contre toute entreprise hostile pouvant le menacer de l'extérieur", a averti le Président de la République dont la connaissance profonde des motivations et des ambitions qui font et défont les règles du jeu international est reconnue par l’ensemble des décideurs.
M. Koursi

---------------------------------

Réactions…

Amar Saadani, SG du FLN :
« C’est tout le peuple algérien qui attendait le discours et la prestation de serment du Président »
« En fait,  et contrairement à ce que disaient ses détracteurs, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, s’est adressé aux citoyens et il a prêté serment. Cela veut tout bonnement dire qu’il est en pleine possession de toutes ses capacités physiques et mentales.
Dans son discours, il a donné les plus importants points concernant ce qu’il va faire dans les prochaines périodes. Il faut dire que c’est tout le peuple algérien qui attendait le discours et la prestation de serment du Président.  
Celui-ci a remercié le peuple algérien et les cadres qui l’ont aidé et qui sont restés à ses côtés et il a promis de continuer son œuvre tout en corrigeant ce qu’il y a lieu de revoir.
En plus, Bouteflika a promis d’élargir la réconciliation, en appelant une nouvelle fois ceux qui se sont écartés du droit chemin, d’y revenir. Il a également promis de combattre le terrorisme. Et il a dit qu’il y aura de nouvelles choses dans la Constitution et cela après l’approbation de la majorité, notamment pour l’opposition qui aura ses droits.
Il s’agit aussi de tout ce qu’on a demandé au FLN et qui concerne un État de droit, la séparation entre les pouvoirs, une justice libre et une opposition avec une plus grande marge de manœuvre. Que demander de plus ?  »
Propos recueillis par Salima ET

Kassa Aissi, cadre Du FLN :
« Une réponse concrète aux engagements pris durant la campagne électorale »
« Cette étape vient clore le processus constitutionnel et réglementaire concernant les élections présidentielles du 17 avril dernier, nous notons que le Président de la République a défini les principaux axes de sa politique pour ce mandat (2014-2019). Il sera particulièrement dominé par l’amendement, durant les prochains mois, de la Constitution  pour parachever les réformes engagées depuis avril 2011 et impulser avec dynamisme et rigueur la réalisation de son programme de développement en y apportant les corrections nécessaires aux manques constatés dans certains secteurs et au dysfonctionnement causés par les lourdeurs administratives et autres contraintes qui affectent le bon fonctionnement des appareils économiques, sociaux, culturels et en particulier ceux qui ont une relation directe avec l’amélioration des conditions de vie du citoyen. De même, il est attendu une action forte soutenue par les organes de contrôle et de la justice pour une lutte implacable contre la corruption et tous les actes qui portent atteinte aux biens publics et à l’économie nationale, en général. C’est, également, l’ouverture de nombreux chantiers, dont certains s’inscrivent dans une continuité et d’autres dans une correction de trajectoire après une analyse lucide et responsable. Il s’agit, en fait, d’une réponse concrète aux engagements promis durant la campagne électorale. »

Louisa Hanoune, SG du Parti des travailleurs :
« Le 4e mandat doit être mis à profit pour traiter les problèmes socio-économiques dont souffre le citoyen »
« En votant pour le Président Bouteflika, le peuple algérien a choisi les acquis de la paix et de la sécurité. En effet, le peuple  qui n’a pas suivi les tenants de la période de transition, qui conduit souvent  au chaos, a fait montre de sa maturité et son niveau de conscience quant aux enjeux et aux dangers qui guettent l’Algérie et sa stabilité. La priorité après l’élection présidentielle du 17 avril doit être à une réforme en profondeur de la Constitution et non à son amendement. Cette réforme doit être précédée d’élections législatives anticipées car le Parlement actuel n’a pas la capacité politique pour prendre en charge la réforme de la Constitution. Aussi, nous estimons au PT, que le quatrième mandat doit être mis à profit pour traiter les problèmes socio-économiques dont souffre le citoyen et renforcer le front intérieur. »

Nouara Djaâfar, porte-parole du RND :
« Il a souligné le rôle que doivent jouer les acteurs politiques sans distinction dans cette phase importante »
« Le Président de la République a réitéré, dans son discours,  son engagement à poursuivre les réformes et la mise en œuvre de son programme.  Les priorités ont été définies parmi lesquelles sa promesse de révision de la Constitution.
Dans ce sens, le Chef de l’Etat s’est engagé à faire appel à la classe politique et à la société civile pour l’élaboration de cette nouvelle Constitution.
Le RND, renouvèle son soutien au Président de la République comme cela a toujours été le cas pour notre parti et ce, conformément aux directives de son discours. Pour le RND, une nouvelle ère s’annonce en Algérie, à laquelle la classe politique doit s’adapter pour mener à bien ses réformes.
A ce sujet, le Chef de l’Etat a souligné le rôle que doivent jouer l’ensemble des acteurs politiques sans distinction dans cette phase importante que traverse l’Algérie dans le but de préserver la stabilité du pays. »

Yahyaoui Nabil, charge de communication du parti TAJ :
« La prestation de serment du Président Bouteflika constitue une réponse claire à tous ceux qui doutaient de ses capacités »
« Cette cérémonie est un moment historique dans la vie de la nation. A mon avis, la prestation de serment du Président Bouteflika constitue une réponse claire pour tous ceux qui doutaient des capacités du Chef de l’Etat à assurer ses fonctions conformément à la Constitution.  
Pour nous, le discours prononcé par le Président de la République, après sa prestation de serment, est d’une grande importance, en ce sens qu’il a abordé les principaux axes de son programme politique, en réitérant ses engagements envers le peuple algérien. Le Chef de l’Etat a promis l’élaboration d’une constitution consensuelle à laquelle prendront part l’ensemble des forces vives de la nation, à leur tête les partis politiques et la société civile.
A l’évidence,  les droits de l’homme et la promotion  des libertés individuelles et collectives constituent la dorsale de cette nouvelle constitution. Il y va, aussi, de la séparation concrète et effective des pouvoirs. En somme, réunir une bonne fois pour toutes, les conditions susceptibles de promouvoir l’Etat de droit et de démocratie, auxquels aspirent les Algériens ».
Propos recueillis
par Kamélia H.

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions