jeudi 19 octobre 2017 22:43:30

Le Président Bouteflika exprime sa volonté de renforcer l’entente nationale

Révision de la Constitution : Le Président Bouteflika veut aboutir à un texte consensuel

PUBLIE LE : 29-04-2014 | 0:00
D.R

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a exprimé hier à Alger sa volonté « résolue » de renforcer  « l’entente nationale » et de faire franchir de nouvelles étapes « qualitatives » à la démocratie.

«C’est avec la volonté résolue de renforcer notre entente nationale  et faire franchir de nouvelles étapes qualitatives à la démocratie, que je relancerai sous peu, le chantier des réformes politiques qui aboutira à une révision constitutionnelle consensuelle», a souligné le Chef de l’Etat dans un discours écrit distribué à la presse lors de la cérémonie de prestation de serment.
Le Président Bouteflika a ajouté que « les forces politiques, les principales représentations de la société civile ainsi que les personnalités nationales seront conviées à s’associer à cette entreprise de première importance.»
 Il a expliqué que la loi fondamentale sera notamment destinée au « renforcement de la séparation des pouvoirs, à conforter l’indépendance de la justice et le rôle de l’opposition et à garantir davantage les droits et libertés des citoyens.»   Le Président Bouteflika a en outre, souligné sa volonté d’ouvrir d’autres chantiers dans le but notamment d’améliorer la « qualité » de la gouvernance, faire « reculer » la bureaucratie au bénéfice, a-t-il dit, des citoyens et des opérateurs économiques et pour « promouvoir une décentralisation appuyée sur  une démocratie participative ».
Une démocratie participative « qui associera mieux la société civile  à la gestion locale », a indiqué le Chef de l’Etat qui a mis en exergue l’importance de la réforme de la justice qui a franchi, a-t-il relevé, des étapes significatives et qui sera poursuivie pour adapter les lois aux défis rencontrés sur le terrain.

---------------------------------------

Révision de la Constitution   
Le Président Bouteflika veut aboutir à un texte consensuel
Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a exprimé hier à Alger, sa volonté d’aller vers une révision constitutionnelle  « consensuelle » à laquelle seront associées les forces politiques, les principales représentations de la société civile ainsi que les personnalités nationales. Le Chef de l’Etat, qui a entamé hier son 4e mandat après avoir prêté serment, a annoncé sa décision de relancer le chantier des réformes politiques  qui « aboutira à une révision constitutionnelle consensuelle » qui se fera avec l’association des forces politiques, les personnalités nationales et les représentants de la société civile. Le Président Bouteflika avait souligné, rappelle-t-on, que la révision constitutionnelle, annoncée déjà dans son discours à la nation en avril 2011,  intervenait pour couronner l’édifice institutionnel visant à renforcer la démocratie. La révision vise, selon le communiqué rendu public par la présidence de la République le 7 avril 2013, relatif à la mise en place de la Commission chargée de l’élaboration de l’avant-projet de loi portant révision constitutionnelle, à « consolider la démocratie représentative dans notre pays, à conforter les fondements de l’Etat de droit et de renforcer les droits et libertés du citoyen ». Le même document avait expliqué que les propositions formulées par les différents acteurs politiques et sociaux qui ont participé aux deux consultations sur ces réformes, menées successivement par le président du Conseil de la nation  et le Premier ministre (juin à juillet 2011), ont fait l’objet, dans leur volet constitutionnel, d’une exploitation intégrale et d’un travail de synthèse, par un groupe de travail qualifié institué à cet effet.  Conformément aux instructions du Chef de l’Etat, le Premier ministre,  Abdelmalek Sellal, avait indiqué lors de l’installation de cette commission  qu’« aucune limite préalable » n’avait été posée au projet de révision constitutionnelle, hormis celles relatives aux constantes nationales et aux valeurs et principes fondateurs de la société algérienne. En outre, une première mouture avait été soumise à l’appréciation du Président de la République qui a décidé de mettre en place une commission d’experts,  composée de professeurs d’universités, tous connus pour leur compétence et leurs qualités morales, chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant révision constitutionnelle.
L’avant-projet de loi devra s’appuyer, à la fois, selon les orientations du Chef de l’Etat, sur les propositions retenues des acteurs politiques et sociaux, et sur ses orientations (du Président de la République) et ce, en vue de leur  traduction en dispositions constitutionnelles. « Elle (la commission) me fera des propositions dont je m’assurerai de la conformité avec les valeurs fondamentales de notre société, avant de les  soumettre à l’approbation du Parlement ou à vos suffrages par la voie référendaire », avait expliqué le Président Bouteflika.
La révision de la Constitution a fait le consensus auprès des six candidats à l’élection présidentielle du 17 avril dernier, qui en ont fait leur cheval  de bataille tout au long de la campagne électorale.
Même si des divergences de fond les séparent sur la mouture de ce que devrait être la nouvelle loi fondamentale du pays, les ex-candidats s’accordent  sur la nécessité de « revisiter » ce texte.
L’Algérie a connu depuis le recouvrement de sa souveraineté nationale, en 1962, cinq Constitutions (1963, 1976, 1989, 1996 et 2008), rappelle-t-on.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions