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Programme national de vaccination : Quatre nouveaux vaccins bientôt en Algérie

« Le programme national de vaccination en Algérie verra l’introduction de quatre nouveaux vaccins », c’est ce qu’a annoncé hier, le docteur Leïla Benbernou, sous-directrice des programmes de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

PUBLIE LE : 29-04-2014 | 0:00
D.R

« Le programme national de vaccination en Algérie verra l’introduction de quatre nouveaux vaccins », c’est ce qu’a annoncé hier, le docteur Leïla Benbernou, sous-directrice des programmes de vaccination au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

S’exprimant au cours de l’émission Stéthoscope de la Chaîne 3, le docteur Benbernou a déclaré qu’un nouveau calendrier vaccinal est en voie de préparation par un comité d’experts nationaux du domaine pour l’introduction de quatre vaccins, à savoir, le vaccin antipoliomyélitique injectable, le vaccin antirubéoleux, le vaccin antipneumococcique et le vaccin anti-ourlien (oreillons), précisant que « l’arrêté portant introduction de nouveaux vaccins a été promulgué et sa mise en œuvre interviendra incessamment ».
Le docteur qui a fait savoir que « le choix de ces vaccins a été fait selon la situation et l’exigence épidémiologique nationale », et a estimé que « cette décision vient en temps opportun pour répondre aux besoins nationaux en matière de couverture vaccinale ».
Intervenant pour sa part, le Pr. Rachida Boukhari, chef de service pédiatrie au CHU Frantz Fanon, à Blida a indiqué que « le programme de vaccination en Algérie mis en place dans les années 1960, est l’un des programmes de santé qui a le mieux réussi jusqu’à aujourd’hui ».
Ce programme, dira le Pr. Boukhari, qui est également président de la Société algérienne de pédiatrie « a permis l’éradication d’un bon nombre de maladies infectieuses ».
La spécialiste en pédiatrie qui a cité les atteintes pneumococciques responsables d’un taux de mortalité important chez l’enfant, a appelé à investir davantage dans le préventif et ce, pour l’amélioration de la santé et de la qualité de vie du citoyen.  De son côté, le Pr. Soukhal, épidémiologiste et enseignant à l’université a rappelé les efforts consentis par les pouvoirs publics en vue d’éradiquer les pathologies mortelles ou handicapantes telles que la tuberculose ou la polio. « L’Etat a mobilisé les moyens pour atteindre à un taux de couverture vaccinale capable de diminuer la circulation du virus ou de la bactérie en cause de ces maladies », a-t-il précisé. Il a indiqué par ailleurs que la mortalité infantile était passée de 46,8 ‰ naissances vivantes en 1990 à 24,8 ‰ naissances vivantes en 2009 et à 17 ‰ naissances vivantes en 2012. Dans ce contexte il faut signaler que, en tant qu’élément fondamental de la politique de santé en Algérie, 7.000 structures sanitaires de proximité ont été équipées pour le suivi complet de la vaccination ainsi que 195 établissements publics hospitaliers (EPH), 15 CHU et 26 complexes mères et enfants pour les vaccins à la naissance.
Rappelons que l’Algérie vient de célébrer la semaine mondiale de la Vaccination, sur du thème : « Etes-vous à jour ? », une occasion de mettre en évidence, les avantages de la vaccination qui permet de sauver des millions de vies, chaque année. 
C’est, également, une occasion pour sensibiliser davantage le grand public à l’utilité de la vaccination qui permet, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de sauver 2 à 3 millions de vies chaque année. Sans vaccins, l’éradication de la variole au niveau mondial et l’élimination de la poliomyélite et de la rougeole dans un grand nombre de pays n’auraient pas été possible.
En effet, la vaccination permet d’éviter la morbidité, les incapacités et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale, comme la diphtérie, la rougeole, la coqueluche, la pneumonie, la poliomyélite, la diarrhée à rotavirus, la rubéole et le tétanos.
De nouveaux vaccins améliorés sont aujourd’hui disponibles pour protéger non seulement les enfants, mais aussi les adolescents et les adultes. Cependant, un enfant sur cinq ne profite toujours pas des bienfaits de la vaccination. Chaque année, plus de 22 millions de nourrissons échappent encore à la vaccination systématique et plus de 1,5 million d’enfants de moins de cinq ans meurent de maladies qui pourraient être évitées au moyen des vaccins existants.
 Kamélia H.

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