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Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail : L’éducation routière passe, en premier lieu, par l’école

« J’appelle les autorités concernées afin d’appliquer le décret 87-09-21, qui ordonne l’inclusion de leçons pédagogiques sur la sécurité routière dans les programmes scolaires car l’éducation routière passe en premier lieu par l’école »

PUBLIE LE : 29-04-2014 | 0:00

« J’appelle les autorités concernées afin d’appliquer le décret 87-09-21, qui ordonne l’inclusion de leçons pédagogiques sur la sécurité routière dans les programmes scolaires car l’éducation routière passe en premier lieu par l’école », c’est ce qu’a déclaré hier à Alger, le président de l’association Tarik Essalama, M. Mohamed Lazouni, lors de la célébration de la journée mondiale de la Sécurité et de la Santé au travail sur le thème « prévention de la santé et de la sécurité : mobilisons-nous ». M. Lazouni a estimé que « le conducteur algérien est victime de son ignorance et de l’ignorance de son formateur. » Selon lui, « même si le conducteur prétend qu’il sait conduire, il ne pourra conduire que comme lui a appris son moniteur. » Aussi, « au bout de 25 heures de cours de conduite, on n’est pas en mesure d’affronter le flux de la circulation. Ce ne sont que des notions élémentaires pour l’obtention du permis. Je souhaiterais à l’instar de beaucoup de pays en Europe du Nord, qu’on exige des circuits d’adaptation, d’amélioration et d’apprentissage de la conduite automobile », a-t-il indiqué. Le pionnier de la sécurité routière, a en outre, proposé la formation des chauffeurs par l’Etat dans le cadre de la formation professionnelle, car il a estimé qu’« un moniteur d’auto-école est l’équivalent d’un professeur d’enseignement professionnel en enseignant un métier. »  
De son côté, le lieutenant-colonel, sous-directeur de l’information de la direction générale de la protection civile, M. Farouk Achour, a indiqué que « chaque conducteur doit se dire chaque matin avant de sortir de chez lui, qu’il ne doit pas être ni victime, ni la cause d’un accident de la circulation.» Le Centre national de prévention et sécurité routière parle de 13 morts par jour. Pour sa part, le chef de mission à la direction des transports d’Alger, Mohamed Hammadi, a déclaré que « 4.547 morts, 60.000 blessés et 40.000 accidents ont été enregistrés en 2013 ce qui place l’Algérie 4e pays au monde et 1re dans le monde arabe.» Le dernier bilan de la circulation de la route de la gendarmerie nationale fait état de la mort de cinquante-six personnes. 770 autres ont été blessées dans des accidents de la circulation routière survenus à travers le territoire national durant la période allant du 25 au 31 mars 2014.» Le bilan fait ressortir une augmentation du nombre de décès de +8, de blessés de +49 et d'accidents de +5.
 Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Batna avec 18 accidents, suivie des wilayas de Msila avec 17 accidents et Alger et Oum El Bouaghi avec 16 accidents. L'excès de vitesse, les dépassements dangereux, le non-respect de la signalisation routière et de la distance de sécurité, ainsi que la négligence des piétons restent les principales causes des accidents de la route. Le directeur général de SEEAL, Jean-Marc Jahn a expliqué que « le but de cette journée est de sensibiliser les collaborateurs de SEAAL ainsi que toutes les parties prenantes à la prévention de la santé et de la sécurité de tous, en se mobilisant ensemble à promouvoir une prise de conscience collective et salvatrice afin de préserver leurs vies et celles des autres.»
Wassila Benhamed

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