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Partenariat Algérie-UE : Charte sur l'éthique et la déontologie de la médecine en milieu carcéral

Une charte sur l'éthique et la déontologie de la médecine en milieu carcéral vient d’être adoptée par l’Algérie. L’annonce a été faite lors d’une session de formation sur l'éthique et la déontologie médicale en milieu carcéral, organisée par le ministère de la Justice, en ce début de semaine, à l'hôtel Eden Palace de Ain Turk, Oran.

PUBLIE LE : 29-04-2014 | 0:00

Une charte sur l'éthique et la déontologie de la médecine en milieu carcéral vient d’être adoptée par l’Algérie. L’annonce a été faite lors d’une session de formation sur l'éthique et la déontologie médicale en milieu carcéral, organisée par le ministère de la Justice, en ce début de semaine, à l'hôtel Eden Palace de Ain Turk, Oran.
S’exprimant à l'ouverture de cette session de formation, M. Andreu Estela Barnet, chef d'équipe d'appui formation du Programme d'appui de l'Union européenne (UE) à la réforme du système pénitentiaire algérien, s’est adressé en ces termes aux participants venus nombreux au rendez-vous : « La charte que vous avez entre les mains correspond à des situations réelles que vous vivez dans votre quotidien, des questions, souvent lancinantes, qui surgissent de votre for intérieur, du fond de votre conscience. C'est une charte qui répond à la réalité, la vôtre, en tant que professionnels évoluant en milieu carcéral algérien.» Mettant en avant le fait qu’« il n'était pas question de compiler de beaux textes dans un code de déontologie spécifique à la corporation des praticiens de la médecine exerçant en prison », ce même expert insistera surtout sur le fait que « cette charte n'est pas un outil de textes, de lignes de conduite, figé et statique, qu'il faudra apprendre par cœur. Encore moins à contrecœur. C'est un instrument perfectible, évolutif en tout cas ». Il convient de signaler, dans ce contexte, que la charte sur l'éthique et la déontologie de la médecine en milieu carcéral est le fruit d'un « travail  de longue haleine entrepris par le programme de l'UE d'appui à la réforme pénitentiaire en Algérie, en collaboration avec l'administration pénitentiaire de ce pays, en concertation avec les professionnels de la médecine en milieu carcéral », relève M. Gaussen Georges, expert formateur.
En marge de cette rencontre, le directeur de ce programme de collaboration Algérie-UE, M. Slimane Tiabi, a indiqué ce programme « s'articule sur trois axes essentiels, en l’occurrence : la prise en charge de la réinsertion sociale de la population pénitentiaire ; la formation du personnel (qui absorbera le tiers du budget global) ; ainsi que la sécurité générale et la modernisation des systèmes d'information. » Côté formation, pas moins de 120 actions ont été menées à ce jour. Figurent, notamment, parmi ces actions de formation, des voyages de formation à l'étranger (France et Espagne), dans le cadre d'un contrat de formation signé en 2012 avec le Consortium français Sivipol. Pour rappel, ce séminaire de formation de 2 jours est, en fait, dédié au personnel médical et paramédical exerçant dans les établissements pénitentiaires, sous l’égide de l'ensemble des cours de justice de la région ouest du pays, comme souligné à la presse par M. Sahnoune Réda, sous-directeur à la direction générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPI), chargé de la santé et de la prévention en milieu carcéral. Poursuivant ses propos, ce même responsable indiquera, dans ce cadre, que l'effectif de ce personnel avoisine les 1.200 éléments à l'échelle nationale. Il y a lieu de mettre en exergue dans ce contexte, le fait que la loi sanitaire en Algérie, prévoit dans son article 84, que l'Etat assure la protection et la promotion de la santé en milieu carcéral conformément à la législation en vigueur. Les activités de santé en milieu carcéral concernent la préservation de la santé des détenus, les soins d'urgence, les soins de base, la prise en charge des affections prévalentes, la prévention des risques épidémiques et l'assistance psychologique. Elles sont assurées par des personnels de santé désignés à cet effet, regroupés au sein de services spécifiques. L’article 84 de cette même loi, stipule que les services de santé établissent un rapport annuel sur les conditions et l'état sanitaire des personnes incarcérées. A ce jour, le ministère de la Justice gère cent vingt-sept (127) établissements pénitentiaires répartis à travers le territoire national. Ils sont implantés dans leur quasi-totalité autour des grandes villes.
Soraya Guemmouri

 

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