D.R
L’Assemblée populaire nationale a repris ses travaux, lors d’une séance plénière présidée par Ahmed Salah Latifi, vice-président, consacrée aux réponses à 11 questions orales adressées à sept membres du gouvernement. Il s’agit de deux questions orales adressées aux ministres de l’Habitat et de l’Urbanisme, Nourredine Moussa, des Travaux publics, Amar Ghoul, de la Culture, Khalida Toumi, du Tourisme et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune. Le ministre de la Poste, des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi a apporté les éléments de réponse aux préoccupations d’un député alors que le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Saïd Barkat, a répondu à une question orale tandis que la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, Souad Bendjaballah, a apporté des précisions aux interrogations d’un autre député en rapport avec la place de la recherche scientifique et des progrès technologiques. La séance s’est déroulée en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri.
Nourredine Moussa
“L'application de la loi relative à la conformité des constructions connaît des résultats encourageants”
Le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Nourredine Moussa, a indiqué jeudi à Alger que l'application de la loi relative à la conformité et le parachèvement des constructions, entrée en vigueur depuis deux ans, connaissait des "résultats encourageants" malgré les lenteurs enregistrées dans certaines communes. M. Moussa a souligné que sur les 29.024 dossiers déposés auprès des services concernés au niveau des daïras, 11.580 dossiers ont été traités jusqu'à fin septembre dernier. Il a ajouté que parmi ces dossiers traités, 11.405 concernent l'habitat et 157 autres concernent les équipements publics. Le ministre a précisé dans ce contexte que cette loi qui vise le règlement "des constructions illicites" avait été accompagnée par le ministère de plusieurs rencontres de sensibilisation à travers des conférences nationales et régionales organisées dans 21 wilayas avec la participation de toutes les parties concernées par l'application de cette loi notamment les collectivités locales, les ministères, les administrations et le mouvement associatif. M. Moussa qui n'a pas donné de chiffre exact sur les constructions concernées par ces mesures, a indiqué que le délai de 30 mois était "suffisant" pour le règlement de la situation des constructions concernées ajoutant que cette loi visait la régulation des constructions inachevées et celles réalisées de manière non conformes aux autorisations.
Sont concernés par les dispositions de cette loi accompagnée de 6 décrets exécutifs à caractère technique, les constructions inachevées, celles dont les propriétaires ne disposent pas d'autorisations des services concernées, a encore rappelé le ministre.
S'agissant des moyens de réalisation du pays en matière d'habitat et de l'arrêt de construction des logements de type F2 conformément aux orientations du Président de la République, M. Moussa a souligné que "les directives du Président de la République sont entrées en vigueur dès leur promulgation et ont été appliquées à l'ensemble des programmes inscrits ou ceux dont les travaux n'ont pas encore été lancés tant pour les logements de type F1 ou F2". Il a, par ailleurs, imputé le retard accusé dans certains projets du secteur, à "la résiliation des contrats avec les entreprises qui ne sont pas en mesure d'honorer leurs engagements (...) et à la complexité qui caractérise l'opération de construction qui fait appel à plusieurs acteurs notamment les entreprises de réalisation sommées d'améliorer leur performances". Le ministre a indiqué dans ce sens que les opérations de mise à niveau des entreprises en charge de la réalisation des programmes publics d'habitat ont été lancées rappelant les mesures prises par la conseil de participation de l'Etat consistant en la restructuration des entreprises qui sont passées de 60 à 20 à l'effet de leur confier de grands projets tout en leur accordant "des prêts bancaires considérables destinés essentiellement à l'investissement.
Amar Ghoul
“Les stations-service de l'autoroute Est-Ouest fin prêtes début 2012”
Le ministre des Travaux publics, M. Amar Ghoul, a indiqué, que les stations-services réalisées au niveau de l'autoroute Est-Ouest seront fin prêtes début 2012.
"Sur un total de 42 stations-service dont la réalisation a été confiée à l'entreprise Naftal, 14 stations fixes situées sur l'axe Tlemcem-Constantine seront achevées d'ici avril 2011", a assuré le ministre qui répondait à une question d'un député de l'Assemblée populaire nationale (APN) lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales.
"Les 28 stations restantes seront achevées au plus tard en 2012", a-t-il dit.
M. Ghoul a précisé que ces stations qui seront réalisées conformément aux normes internationales viendront s'ajouter aux 5 stations de carburants mobiles et provisoires mises en services au début du mois en cours aux niveaux des tronçons centre et ouest de l'autoroute. Dans ce sens, il a indiqué que l'entreprise Naftal sera libre de gérer ces stations comme elle l'entend après l'achèvement des travaux de réalisation. Soulignant que le taux d'avancement des travaux de l'autoroute est de 91%, le ministre a indiqué que le tronçon restant se situe au niveau de l'axe Constantine-El Taref via Skikda, caractérisé par un "relief accidenté" notamment au niveau de la région de Djbel el Ouahch ainsi que les zones humides d'El-Taref.
A une question d'un autre député de l'APN sur le projet de la voie express reliant Bejaia à Bouira sur une distance de 100 km, M. Ghoul a précisé que les études exhaustives relatives à ce projet se poursuivaient, soulignant que les travaux de réalisation débuteront dans les plus brefs délais conformément aux normes internationales".
Khalida Toumi annonce
“Création d'un conseil : national des arts et de la culture”
La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a annoncé, que le décret portant sur la création d'un conseil national des arts et de la culture permettant à l'artiste d'être identifié et d'avoir une couverture sociale, sera prochainement promulgué. "Après avoir soumis le texte relatif à la création de cet organisme au Conseil des ministres, le Premier ministre a affirmé qu'un décret sera promulgué à cet effet", a affirmé Mme Toumi. Concernant le statut de l'artiste, elle a précisé que le ministère de le Culture est "préoccupé" par cette question et la nécessité d'une prise en charge de l'artiste. Elle a indiqué que son département travaille sur ce sujet afin de permettre à l'artiste de travailler dans un cadre déterminé et de bénéficier en premier lieu d'une couverture sociale comme tous les employés. Pour atteindre cet objectif, la ministre a souligné que chaque artiste doit être identifié car, a-t-elle rappelé, "il n'est ni fonctionnaire ni un employé d'entreprise, c'est un travailleur indépendant qui n'est pas couvert par une caisse d'assurance sociale". Afin de garantir ce droit, Mme Toumi a insisté sur le concours des parties concernées, notamment du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale et le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. La ministre avait déjà souligné que "le cœur du problème de nos artistes c'est la couverture sociale. S'ils veulent accéder à une caisse de sécurité sociale, ils doivent être identifiés par une carte d'artiste". "Le ministère de la Culture a proposé la création d'un conseil des arts et de la culture qui aura pour principale mission la délivrance de la carte d'artiste", avait-elle indiqué.Par ailleurs, concernant les projets de développement culturel dans la wilaya de Bouira, une enveloppe budgétaire de plus de plus d’un milliard de dinars a été allouée à cet effet. Elle sera consacrée notamment à la restauration des remparts de la ville de Sour El-Ghozlane, le mausolée romain à Hakimya, outre la réhabilitation de Bordj Khris, la réalisation et l'équipement de l'ensemble des bibliothèques communales, ainsi que la réalisation d'une maison de la culture, d'un théâtre régional de Sour El-Ghozlane.
Smaïl Mimoune l’a annoncé : “50 hôtels classés 2009”
50 hôtels ont été classés entre deux et cinq étoiles dans le cadre de l'opération de classement du parc hotelier national, a fait savoir le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, M. Smaïl Mimoune. En réponse à la question d'un député M. Mimoune a indiqué que l'opération de classement qui a débuté en 2009 se poursuivait et qu'elle touchera les hôtels déclassés en raison de défaillances enregistrées en matière d'accueil et de prestations. Il a souligné que sur 1200 hôtels que compte le parc hôtelier national d'une capacité d'accueil de 93000 lits- 10 % seulement répondaient au standard international. Pour ce qui est de la tarification des prestations hôtelières, onéreuse pour le citoyen qui opte pour l'étranger, le ministre a dit qu'une étude était en cours de réalisation avec l'entreprise de gestion hôtelière (Gestour) pour réviser les prix appliqués notamment dans le secteur public. M. Mimoune qui a remis en cause l'application par ces hôtels des mêmes prix à longueur d'année, plutôt que les prix de saison, a rappelé que l'Etat avait décidé une réduction de la TVA sur les services liés aux activités de tourisme et d'hôtellerie de 17 à 7% ce qui permettra, selon lui, de baisser les tarifications des prestations en la matière. En outre, a-t-il ajouté, l'exonération de la taxe sur l'activité professionnelle (TAP) pour le chiffre d'affaires en devises pour les services touristiques et hoteliers est de nature à contribuer à baisser les prix. Auparavant le ministre avait souligné que le secteur du tourisme était un secteur commercial dans lequel les prix restaient libres et que la concurrence était de nature à favoriser la réduction des prix. Par ailleurs, M. Mimoune a présenté un aperçu de la situation du secteur, qui, a-t-il dit, fait l'objet de programmes structurels et de réhabilitation.L'analyse faite en 2008 a permis de cerner les carences du secteur du tourisme, a-t-il affirmé. Parmi les carences enregistrées en matière de gestion touristique, M. Mimoune cite l'absence d'une définition précise du produit touristique algérien, une promotion insuffisante de la destination Algérie, le déficit en infrastructures hôtelières, une qualité de services ne répondant pas aux normes requises, et la sous-qualification des employés du secteur". M. Mimoune a rappelé la stratégie de relance touristique à long terme qui s'articule autour de cinq points à savoir, le plan destination Algérie, le développement de pôles d'excellence touristiques, la promotion de l'offre touristique à travers l'outil technologique et le développement des ressources humaines, le développement du partenariat public et privé entre les secteurs et le plan de financement touristique. Il a souligné, dans ce sens, que le tourisme saharien a bénéficié de l'élargissement de ses capacités d'hébergement à travers la réalisation de 9 hôtels dans les Oasis et la Saoura d'un coût de 2 milliards de dollars. Pour ce qui est du tourisme médical, de détente et de bien-être, une étude globale a concerné 10 stations à caractère national.
Il s'agit, selon le ministre, de Hammam Salhine (Biskra), Hammam Zelfana (Ghardaïa), Hammam Boughrara (Tlemcen), Hammam Bouhnifia (Mascara), Hammam Rabi (Saïda), Hammam Bouhdjar (Tamanrasset, Hammam Righa (Aïn Defla), Hammam Guergour (Sétif) Hammam Debagh (Guelma) et Hammam Salihine (Khechela). A propos du tourisme balnéaire, M. Mimoune a relevé "un déficit en matière de structures d'hébergement au niveau de 14 wilayas côtières" affirmant que les efforts se poursuivaient à l'effet d'améliorer cette situation. Toutefois, les capacités d'accueil ont enregistré une hausse de 22% en 2009, a-t-il ajouté. Dans une déclaration à la presse en marge de cette session, M. Mimoune a souligné la nécessité de développer l'industrie artisanale "comme moyen de développement touristique à même de drainer les touristes" relevant "des efforts consentis dans ce sens ces dernières années et qui méritent d'être encouragés notamment en matière de marketing".
APS
La réalisation directe des projets touristiques confiée aux investisseurs privés
Répondant à la question d'un député, M. Mimoune a souligné que conformément à la législation l'intervention de l'Etat la réalisation d'un projet touristique consiste en la désignation du terrain foncier, son aménagement et l'élaboration d'études et de plans, outre la réalisation d'infrastructures de base. Il a ajouté que la législation a également conféré à l'Etat un rôle incitatif, rappelant que la loi de finances complémentaire de 2009 a approuvé une réduction, de 3 % sur les crédits bancaires accordés aux investisseurs dans le secteur dans les régions nord du pays, contre un taux de 4,5 % pour les régions Sud.
A une question sur le projet de réalisation du village touristique dans la commune de Djenat (wilaya de Boumerdès), le représentant du gouvernement a indiqué qu'il s'agit là d'"un pôle exceptionnel au vu des potentialités touristiques qu'il recèle", appelant les autorités locales et les assemblées élues à "promouvoir et valoriser" ce projet de village.
A cette occasion, M. Mimoune a rappelé que le projet a été examiné en 2001 et les missions ont été attribuées aux différents secteurs, ajoutant que l'Etat a pris en charge les travaux de base, en puisant dans le budget d'équipement.
Le ministre a ajouté que le financement du projet se fera grâce à la contribution de tous les différents intervenants locaux, à savoir les collectivités locales, les assemblés élues et les investisseurs outre l'allocation de crédits bancaires.
Les autorités centrales et locales ainsi que les assemblées élues seront quant à elles chargées de la promotion du projet auprès des investisseurs et des hommes d'affaires locaux. S'agissant de l'avancement du projet, M. Mimoune a indiqué que l'étude technique et le plan d'aménagement du village touristique ont été élaborés, ajoutant que le secteur a réservé le terrain sur lequel sera érigé le projet, situé dans la zone d'extension touristique de Cap Djenat, d'une superficie de 27 ha.
Benhamadi : “Réhabiliter le téléphone fixe”
Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, M. Moussa Benhamadi, a indiqué que son département ministériel œuvrait à réhabiliter le téléphone fixe, un outil indispensable pour la connexion internet.
"Nous sommes en train d’œuvrer à réhabiliter le téléphone fixe, dans la mesure où sur le plan de la qualité, il permet une communication beaucoup plus nette et coûte moins cher que le téléphone mobile", a déclaré à la presse M. Benhamadi. "A présent, on constate qu'il y a un engouement pour le téléphone fixe, devenu indispensable pour la connexion ADSL, et c'est la raison pour laquelle, nous allons, avec la nouvelle génération de réseaux, offrir à nos abonnés un package comprenant trois services : l'internet, la téléphonie et la télévision", a-t-il dit.
"Cela permettra aux citoyens de bénéficier de trois services avec un seul abonnement", a-t-il souligné. Le ministre a dévoilé également l'existence d'un autre projet sur lequel se penche actuellement le ministère. Il s'agit, a-t-il expliqué, d'une nouvelle technologie appelée "la convergence des réseaux" qui consiste à utiliser une ligne téléphonique fixe et une autre mobile.
"Ce service permet à l'abonné d'utiliser sa ligne fixe tout en continuant à recevoir ses appels sur sa ligne mobile, grâce à une convergence entre les deux réseaux", a-t-il précisé.
Il a fait remarquer que ce projet "commence à se développer", et qu'"il y a une plate-forme en cours d'expérimentation" pour "nous permettre d'aller, par la suite, vers une convergence entre le mobile et le fixe".
Pour M. Benhamadi, l'Algérie "a énormément investi dans la mise en place d'un réseau filaire pour le fixe" et "nous devons valoriser ce réseau pour faire en sorte que le citoyen puisse bénéficier d'autres services à travers l'introduction des nouvelles générations de réseaux".
Par ailleurs, M. Benhamadi a indiqué, en réponse à une question d'un député sur la "dégradation des services au niveau du secteur de la Poste dans la wilaya de Djelfa", que son département ministériel œuvrait constamment à améliorer la qualité de ces services à travers la modernisation des bureaux de poste et l'introduction des nouvelles technologies devant faciliter la tâche aux citoyens.
Saïd Barkat l’a annoncé : “Distribution de plus de 5 millions de repas durant le mois de ramadhan”
Le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, M. Saïd Barkat, a affirmé que plus de 5 millions de repas ont été distribués durant le mois de ramadhan dernier au niveau national au profit des pauvres et des nécessiteux. "700 restaurants ont été ouverts également durant ce mois aux pauvres et aux passagers".
Comme le mois de ramadhan coïncide ces dernières années avec la saison estivale au cours de laquelle les températures élevées pouvent altérer les aliments, "il était nécessaire de prendre des mesures rigoureuses et d'effectuer un contrôle assidu", a-t-il dit, précisant que "c'est effectivement ce que la commission a accompli durant le ramadhan 2010 en "établissant un guide qui fixe les conditions d'ouverture de restaurants de la Rahma, telle l'obtention d'une autorisation préalable et les modalités de travail". Pour le succès de l'action de solidarité durant le mois de ramadhan, a poursuivi le ministre,"Il est procédé, chaque année, à l'activation de la commission nationale composée de plusieurs secteurs comme le commerce, la santé et les affaires religieuses, aux côtés d'autres intervenants tels le Croissant-Rouge algérien (C-RA) et les scouts musulmans algériens (SMA).
Concernant l'organisation de la rupture du jeûne collective durant le mois sacré hors des restaurants de la Rahma que ce soit à domicile ou dans les hôtels, M. Barkat a estimé que ce genre d'initiative bien que "non autorisée" était "louable" car elle représente une caractéristique de la société algérienne. Les restaurants de la Rahma, a-t-il dit, "ouvrent leurs portes tous les jours durant le mois du jeûne tandis que ces regroupement autour de la table du f'tour sont occasionnels.
Mme Bendjaballah plaide pour une économie nationale fondée sur les connaissances
La ministre déléguée chargée de la recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah a affirmé la nécessité de relever les défis pour instaurer une économie nationale fondée sur les connaissances.
A une question posée par un député sur la mise à profit par les programmes gouvernementaux des résultats de la recherche scientifique et appliquée, Mme Bendjaballah a indiqué que l'Algérie plaçait la recherche scientifique et le progrès technologique parmi ses priorités, en adhérant cet objectif à une trentaine de programmes de recherche nationaux des différents secteurs".
Une dizaine de conventions ont été signées par des entrepreneurs et des entreprises, a précisé la ministre déléguée, soulignant le rôle de l'Agence nationale de développement de la recherche dans la mise à niveau des entreprises, à travers ses réseaux de diffusion des technologies.
Plus de 800 laboratoires de recherche dans les établissements universitaires ont été équipés, a-t-elle rappelé, outre l'équipement de centres nationaux de recherche, relevant de différents ministères, avec la participation de chercheurs algériens. La ministre déléguée a indiqué que 200 entreprises d'innovation ont été créées dans le cadre du programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, pour la période 2010-2014, dans le but d'établir un lien entre les monde académique et économique et les projets socio-économiques des entreprises publiques de tous les secteurs.
Mme Bendjaballah a relevé 4 types de programmes relatifs à la recherche, à leur tête les programme nationaux de recherche visant à appliquer les projets scientifiques liés aux objectifs fixés.
Le deuxième type de programmes concerne les projets relevant de l'université, caractérisés par la liberté dans le choix des sujets de magister et doctorat, a-t-elle déclaré, ajoutant que ces programmes ne sont pas tenus de suivre les projets de développement tracés.
La ministre a souligné que le troisième type de programmes comprend les projets relevants des centres de recherches spécialisés oeuvrant avec les secteurs concernés, tandis que le quatrième et dernier type de programmes concerne la coopération avec les pays étrangers.
323.000 thèses de Magisters, 4.000 thèses de Doctorats ont été soutenues, et 527 brevets et 2000 inventions ont été enregistrés, a indiqué Mme Bendjaballah.
Dans le même cadre, la ministre a souligné que 80% des séminaires organisés par les différents secteurs ont été supervisés par des chercheurs algériens.
Dans les coulisses
Amar Ghoul : “L’autoroute Est-Ouest sera entièrement livrée en 2011”
S’exprimant en marge de la séance plénière, le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a précisé que les travaux des 1.720 km de l’autoroute Est-Ouest seront achevés en 2011 et en conséquence celle-ci sera ouverte à la circulation, ajoutant qu’il ne reste que 160 km de route qui sont en cours de réalisation alors que 1.550 km ont été réalisés en trois ans et demi, c'est-à-dire 80% des travaux. Le ministre a indiqué, par ailleurs, que l’autoroute sera dotée de 42 stations Naftal en 2012.
Tourisme et thermalisme : 200 sources inexploitées
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune, qui répondait à nos questions, a apporté des détails au sujet de l’étude d’évaluation et de l’état des lieux du tourisme en Algérie effectuée en 2008 tout en débordant sur les grands axes du programme de relance du secteur approuvé en Conseil de gouvernement en 2008.
Evoquant les ponts faibles du secteur, le ministre parle de manque d’infrastructures, relevant l’aspect quantitatif, la faiblesse des prestations de services qui ne sont pas aux normes exigées ainsi que d’autres éléments pouvant contribuer à l’amélioration du climat de relance du tourisme national. Le diagnostic effectué éclaire sur l’état des lieux des stations thermales qui sont inexploitées, a encore précisé Smaïl Mimoune rappelant qu’une étude faite en 2005 a estimé le nombre à 200 stations thermales de différents débits dont certaines sont de dimensions nationales, d’autres régionales ou locales.
Projection 2010-2014 : 50 sources thermales à moderniser et à améliorer
A ce titre, il dira que 10 stations thermales sont en cours de travaux de modernisation. Quant aux projets entrant dans le programme 2010-2014, le ministre a indiqué que des études effectuées mettant la lumière sur les potentialités de 50 sources thermales locales et régionales, qui ont vu le jour grâce au concours des investisseurs privés.
Revenant au programme de son département, le ministre s’est référé à la stratégie de l’Organisation mondiale du tourisme, notamment, son rapport au plan qualité et tourisme. Il a mis l’accent sur le volet des investissements et les infrastructures immobilières soutenant que l’Etat en tant que puissance de régulation agit parallèlement sur la création des conditions de relance à travers des modalités juridiques et des mesures d’accompagnement et d’encouragement des différents acteurs et opérateurs. Et c’est à juste titre qu’il se projette au plan de la formation pour, souligne-t-il, améliorer les prestations de services et offrir le cadre idoine d’une bonne gestion des structures, affirmant la nécessité de revoir la carte de formation avec des profils et des besoins à prendre en charge en vue de satisfaire à la demande d’un tourisme de qualité. Mettant l’accent sur le quantitatif de cadres à former, le ministre avance le besoin de redimensionner l’appareil de formation avec plus de précision afin de répondre davantage à la demande de plus en plus importante du tourisme national en tant que destination d’avenir porteuse de richesse et créatrice de postes de travail.
H. A.
Le système artisanal local productif doit être rentabilisé
Au plan du support artisanal du tourisme, le ministre insiste sur la promotion du produit national et de sa spécificité qu’il faut promouvoir et encourager en tant qu’activité économique à part entière. Tout en reconnaissant que des efforts de relance encouragent la relance collective amorcée, le ministre salue les mesures et les nombreuses initiatives prises par les artisans de se constituer en associations, en mutuelles et en coopératives en vue d’être une force de participation et d’action efficace au développement national durable et continu. Pour preuve, il parle de ces nombreux artisans qui se sont constitués en collectifs et réussi à concourir en tant qu’opérateurs en s’occupant des marchés dans la réalisation des chantiers de constructions, à l’instar des plombiers, des ferronniers, des artistes peintres au niveau des infrastructures de routes et autres projets de ponts. Le ministre considère que le système local productif est rentable. Il parle d’autres initiatives qui seront précisées avec la maison de l’artisan, celle de la galerie, des structures qui existent pouvant donner une plus grande dynamique aux métiers d’artisanat et ainsi renforcer les capacités de production, et, éventuellement, pouvoir exporter.
Le Conseil national de la culture, celui du livre et bientôt des studios de tournage
Le Conseil national de la culture dont le texte de projet a été élaboré en 2005 est en voie de se concrétiser selon les propos de la ministre de la Culture Khalida Toumi et l’on attend très prochainement la promulgation du décret de son exécution. L’avènement de cet organisme permettra à l’artiste de pouvoir s’inscrire dans la logique du travailleur assuré pouvant bénéficier d’une couverture de la sécurité sociale et de santé à l’instar des autres catégories professionnelles, de disposer d’une carte professionnelle, et, ainsi, s’identifier à une profession, tout en précisant la nature des activités ainsi que les droits et devoirs sociaux. Il y a un peu moins d’une année, il y a eu l’avènement du Conseil national du livre, libéré en avril 2010 en tant qu’organisation de gens concernés par le livre et ses métiers, et, enfin, le projet de création de studios de tournage dont on avance l’avènement de la réalisation des locaux à Mahelma dans la nouvelle ville de Sidi Abdellah, une sorte de village de studios de tournage de films avec paysages, décors et autres supports de scènes à réaliser, une fois le projet de loi cinématographique en examen au Parlement, voté par les deux Chambres, c’est toute une stratégie culturelle nationale qui se met en place pour permettre à la dimension de la culture de reprendre ses droits dans la maison Algérie en tant que secteur à part entière dans la construction nationale du pays. Pierre par pierre, édifice par édifice, se succèdent aux projets de loi et autres décrets d’exécution, la culture reconquiert ses espaces et les producteurs de ses produits reprennent l’initiative à la faveur de cette nouvelle dynamique politique doublée de cette inébranlable volonté de réhabilitation de la dimension dans son intégralité en tant que secteur globalement structurant des autres profondeurs nationales. La dimension culturelle présente dans le programme national de développement qui a pris une allure sans précédent en visant l’encouragement à la création artistique, la protection des droits d’auteurs, la préservation et la valorisation des patrimoines nationaux à travers l’adaptation du cadre législatif et réglementaire, s’élargit donc à la réhabilitation des artistes et des professionnels de la culture et des arts à la faveur de ces nouveaux organismes en voie d’exécution afin que chacun des enfants du pays puisse prendre ses responsabilités et continuer ses contributions dans le mouvement novateur de l’histoire en adhésion avec la légitimité nationale et les aspirations du peuple.
Houria Akram
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