samedi 22 septembre 2018 11:13:11

Parti des travailleurs : « La priorité est à la réforme de la Constitution et aux législatives anticipées »

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, a appelé, hier, le Président de la République élu pour un quatrième mandat à la tête du pays, à procéder en urgence à une réforme constitutionnelle profonde qui implique la révision de la Constitution, la dissolution du Parlement et l’organisation des élections législatives anticipées.

PUBLIE LE : 28-04-2014 | 0:00
D.R

La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune, a appelé, hier, le Président de la République élu pour un quatrième mandat à la tête du pays, à procéder en urgence à une réforme constitutionnelle profonde qui implique la révision de la Constitution, la dissolution du Parlement et l’organisation des élections législatives anticipées.

S’exprimant au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée au siège du parti, Mme Hanoune a estimé que « l’urgence de l’heure consiste à répondre aux attentes légitimes des citoyens ». Pour Mme Hanoune, « le peuple qui aspire au règlement des problèmes politiques et socioéconomiques, veut une rupture totale avec les pratiques et institutions qui entravent l’instauration de la démocratie véritable. « Ceux qui évoquent la nécessité d’une Constitution consensuelle veulent s’ériger en tuteurs du peuple », a-t-elle dit, ajoutant dans ce contexte : « Pour nous, le gouvernement, c’est celui qui sera issu d’une majorité parlementaire ». Aussi, « pour le PT, la refondation politique démocratique exige en urgence que soit réglée, en priorité, la question de la représentation du peuple à travers l’organisation d’élections anticipées pour revenir  à une vraie Assemblée populaire nationale. »
« Ce n’est pas à l’actuelle Assemblée de discuter de la nouvelle Constitution. Il faut associer le peuple au débat sur la Constitution à travers de vrais représentants », soutient-elle. Même les lois adoptées dans le cadre des réformes, lesquelles « ont échoué », à ses yeux, « doivent être révisées, à travers de nouvelles institutions ». Et rien n’empêche, insiste-t-elle encore, « le Président à agir dans la mesure où le peuple lui a donné mandat et a désormais les coudées franches. »
« Désormais la balle est dans le camp du président élu, pour répondre positivement au message fort que les Algériens et Algériennes lui ont adressé par le vote. C’est une question de pérennité pour  la nation algérienne », a-t-elle encore estimé.
S’exprimant sur le scrutin du 17 avril dernier, Mme Hanoune a estimé que « le choix du peuple de donner mandat à M. Abdelaziz Bouteflika, a été édicté par la volonté d’éviter au pays de basculer vers l’inconnu et le chaos ». Aussi, « c’est un vote refuge, résistantiel et défensif, exprimant un rejet clair au chaos. En vérité c’est la première fois que le Président Bouteflika est investi d’un mandat clair et national », a-t-elle estimé. « C’est un mandat franc, clair, de dimension nationale, qu’il a obtenu. » Contrairement aux différents scrutins organisés jusque-là, Louisa Hanoune estime qu’« il n’y avait pas une fraude massive. Le comportement de l’administration a été correct », se félicite-t-elle. « C’est une leçon pour ceux qui ont pratiqué la provocation et la terreur », ajoute-t-elle encore. Elle a annoncé également que son parti « sera à l’aise pour prendre part à la cérémonie d’investiture du Président élu ».
Evoquant par ailleurs, les appels qui s’élèvent pour exiger une « transition » et ce malgré « l’issue positive du scrutin », Mme Hanoune a estimé que « les transitions mènent, depuis 2011, vers la guerre de terrorisme et de dislocation, comme en témoigne la situation tragique en Syrie et en Libye. »
« Les Algériens et Algériennes qui ont confirmé Bouteflika, l’ont déclaré clairement au compte de la majorité du peuple, qui a pris ces responsabilité en éloignant les périls imminents qui planaient sur la nation. »
« Une période de transition veut dire la confiscation de la volonté populaire. La période de transition conduit à l’anarchie. C’est un partage de pouvoir entre personnalités politiques », a-t-elle estimé.   
Elle a réaffirmé que le respect des libertés garanties par la Constitution est une condition pour préserver la paix et la souveraineté nationales.
« Pour le PT, l’heure est au règlement des problèmes, la constitutionnalisation de tamazight, deuxième langue officielle, à
la levée des contraintes qui entravent le plein exercice des droits démocratiques », a-t-elle encore estimé.
Salima Ettouahria

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