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Afrique du Sud : Célébration du « Jour de la liberté »

Les Sud-Africains ont fêté, hier, les vingt ans du "Jour de la liberté", célébré le 27 avril de chaque année pour marquer la naissance de la démocratie dans ce pays arc-en-ciel, qui a officiellement tourné la page du régime d'apartheid.

PUBLIE LE : 28-04-2014 | 0:00
D.R

Les Sud-Africains ont fêté, hier, les vingt ans du "Jour de la liberté", célébré le 27 avril de chaque année pour marquer la naissance de la démocratie dans ce pays arc-en-ciel, qui a officiellement tourné la page du régime d'apartheid.

Le "Freedom Day", jour de la liberté, symbolise la naissance d'une nouvelle Nation qui a enterré le régime ségrégationniste avec la tenue de la première élection multiraciale dans le pays le 27 avril 1994. Il y a vingt ans jour pour jour, Nelson Mandela héros national de la lutte contre l'apartheid, décédé en décembre 2013, avait fait une déclaration mémorable juste après avoir glissé son bulletin dans l'urne.
"Ajourd'hui, c'est l'aube de notre liberté", avait fièrement dit ce premier président noir de l'Afrique du Sud.
Comme le 27 avril, qui est jour férié national et tombe un dimanche cette année, le lundi 28 sera chômé.
Une occasion pour le président sud-africain Jacob Zuma prolonger les cérémonies de commémoration au Parlement au Cap. L’Afrique du Sud doit organiser des élections générales le 7 mai prochain.
 Le président Zuma se représente pour un nouveau mandat à la tête du pays et l'opposition veut saisir cette occasion pour détrôner le parti au pouvoir l'ANC (Congrès national africain).
 Le bilan de Jacob Zuma, élu en 2009, est jugé mitigé par les médias, et l'opposition, très critique à son égard, estime que l'actuel chef de l'Etat a failli dans sa mission notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption et les inégalités sociales, ses principaux engagements lors de sa campagne électorale.
L'Afrique du Sud face à de nouveaux défis La célébration des premières élections libres, pour lesquelles Nelson Mandela s'est battu, n'occulte pas pour autant pour la population sud-africaine le problèmes dont fait face la Nation arc-en-ciel. Si les Sud-africains ont conquis leurs droits civiques, une grande partie d'entre eux souffre toujours des inégalités sociales notamment chez les noirs dans un pays en proie à l'insécurité.
L'économie sud-africaine qui est aujourd'hui reconnue comme l'une des plus prometteuses du monde, continue de subir les contrecoups de la crise financière mondiale de 2008, qui a entraîné le pays dans la récession.
Les conflits sociaux et les grèves ont aussi affaibli les perspectives d’une relance rapide et le gouvernement sud-africain doit apporter des réponses à une montée du chômage dont le taux reste l'un des plus élevés au monde, atteignant 25 % fin 2012.
L'ancien président sud-africain Frederik de Klerk, dernier président blanc de l'Afrique du Sud, qui, avec Nelson Mandela, a mis fin à l'apartheid par voie pacifique, a salué les réalisations post-apartheid. "Plus important, pendant 20 ans des millions de Sud-africains ont pu mener leur vie et réaliser leurs rêves dans des conditions de paix, de dignité personnelle et de l'harmonie relatives", a-t-il dit dans un discours marquant le 20e anniversaire du premier gouvernement démocratiquement élu.
Toutefois, M. de Klerk a critiqué le gouvernement actuel pour la corruption, le népotisme, une prestation de service médiocre et une nouvelle forme de discrimination raciale, selon lui.
Il a appelé les Sud-africains à s'unir pour défendre et consolider les progrès énormes réalisés depuis 1994.
Un plan ambitieux pour développer le pays face aux difficultés auxquelles le pays se trouve confronté, le gouvernement du président Jacob Zuma a dévoilé un "plan de développement national" qui s’étalera jusqu’en 2030 avec pour ambition d'améliorer le niveau de vie de la population, réduire les inégalités sociales et éradiquer la pauvreté.
Dans le cadre de ce plan, le gouvernement envisage la création de 11 millions d'emplois d'ici 2030, dans l'objectif de ramener, à terme, le taux de chômage de 25% environ actuellement à 6%.
Le programme prévoit aussi de lutter contre la corruption, améliorer la qualité du système éducatif et assurer un service de santé efficace et gratuit pour tous.
 

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