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Eveline Safir-Lavalette est décédée : Une moudjahida qui a tant donné

La famille révolutionnaire se rétrécie en perdant l’une des siennes qui a tant donné pour l’Algérie. Eveline Safir-Lavalette, cette moudjahida pétrie des valeurs du 1er Novembre 1954 et de nationalisme, s’est éteinte, hier, à l’âge de 87 ans.

PUBLIE LE : 27-04-2014 | 0:00
D.R

La famille révolutionnaire se rétrécie en perdant l’une des siennes qui a tant donné pour l’Algérie. Eveline Safir-Lavalette, cette moudjahida pétrie des valeurs du 1er Novembre 1954 et de nationalisme, s’est éteinte, hier, à l’âge de 87 ans.  

Cette  moudjahida,  issue d’une famille  européenne vivant en Algérie depuis trois générations, a rejoint en 1955, les rangs de l’Armée de libération nationale, a épousé  la cause nationale,  s’engageant ainsi  pour la souveraineté  de l’Algérie, côte à côte  avec Benkhedda, Abane, Krim Belkacem, Ben M’hidi, et  bien d’autres valeureux  chouhada et moudjahidine qui ont marqué l’histoire de notre pays.  Dès son jeune âge elle  portait  en elle un idéal et  elle  était déterminée  à mettre tout en œuvre pour l’accomplir.
La défunte a grandi à Rouiba. Elle adhéra, en 1951,  à l’Association de la jeunesse algérienne pour l’action sociale (AJAAS), à travers laquelle elle mènera des actions de solidarité en faveur de populations rurales qui vont lui permettre de découvrir les conditions précaires dans lesquelles  vivaient ces dernières.      
Elle participa, en 1956, à l’impression du 1er numéro du journal El Moudjahid et assura également la transcription du communiqué final du Congrès de la Soummam, de l’Appel à la grève des étudiants, ainsi que de la Lettre du chahid Zabana  à ses parents, avant d’être guillotiné, en juin de la même année. L’auteur  de  Juste Algérienne,  une autobiographie retraçant son parcours militant au sein du Front de libération nationale et des institutions officielles du pays, activait en tant qu’agent de liaison. Elle était chargée de   remettre ainsi des documents, d’héberger des  moudjahidines et de l’impression de tracts.  
 Son parcours  nationaliste et ses activités  seront interrompus après son arrestation le 23 novembre 1956 par la police française, à Oran. La jeune militante catholique, qui a participé à la fabrication et la diffusion du premier d’El Moudjahid, a été torturée, avant d’être jetée en prison. Elle sera jugée et incarcérée successivement à Oran, El-Asnam et El-Harrach. Une fois libérée, elle s'installa provisoirement en France, sous une fausse identité. Un séjour qui sera de courte durée, suite aux intimidations et menaces de mort proférée contre elle par des groupes extrémistes appartenant à La Main rouge, ancêtre de  l’OAS. Elle s’exila, pendant deux ans, en Suisse, puis regagna l’Algérie, à  l’indépendance. Elue à l’Assemblée constituante, puis à la première Assemblée nationale en 1964, elle  a participé à l’étude et la mise en place du système éducatif. En 1967, elle épousa le journaliste Abdelkader Safir et mena, jusqu’à sa retraite, une carrière au ministère du Travail, d’abord comme conseillère avant d'occuper le poste de directrice de l’Action sociale à Médéa,  jusqu’à la fin des années 70.          
Retraitée, elle s’installe à Benchicao, à l’est de Médéa, avec son défunt époux, doyen des journalistes algériens, puis déménagea, pour des raisons sécuritaires, à Médéa, à partir de 1993 où elle passa le restant de sa vie.
 La moudjahida a été enterrée, hier, au cimetière chrétien d’El Madania. Eveline La valette est partie, mais l’histoire retiendra  qu’elle fût  parmi  ces moudjahidate  qui  ont sacrifié leur jeunesse pour que vive l’Algérie libre et indépendante, et qui ont toutes ce même  objectif et les mes idéaux pour se rejoindre dans leur attachement au pays.
Samia D.    

 

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