mercredi 26 septembre 2018 02:51:42

En prévision du Ramadhan : Campagne de sensibilisation destinée aux malades chroniques

A deux mois du Ramadhan, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière invite les personnes atteintes de maladies chroniques de consulter leur médecin traitant aux fins de substituer leur schéma thérapeutique et de l’adapter en fonction de la conjoncture dictée durant ce mois de jeûne.

PUBLIE LE : 24-04-2014 | 0:00

A deux mois du Ramadhan, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière invite les personnes atteintes de maladies chroniques de consulter leur médecin traitant aux fins de substituer leur schéma thérapeutique et de l’adapter en fonction de la conjoncture dictée durant ce mois de jeûne. Dans ce cadre, une campagne de sensibilisation à l’adresse des malades en soins ambulatoires souffrant des pathologies chroniques, les femmes enceintes et celles qui allaitent, sera lancée incessamment, c’est ce qu’a indiqué le Dr Djamila Nadir, sous-directrice de la prévention au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Cette campagne qui sera organisée en collaboration avec le ministère des Affaires religieuses, dira le Dr. Nadir, «vise à donner de plus amples informations sur les risques liés au jeûne, d’autant plus que le mois de Ramadan coïncide cette année, aussi, avec des périodes de fortes chaleurs pouvant mettre en danger la santé des personnes les plus vulnérables face aux journées les plus longues de l’année». Elle a, dans ce contexte, insisté sur «l’importance d’effectuer des consultations au niveau des spécialistes pour procéder aux changements thérapeutiques, et ce par des médicaments qui ont une longue durée d’action », soulignant qu’ «une évaluation médicale avant d’entreprendre le jeûne est indispensable même pour les malades dont l’état de santé leur permet de faire le carême». « Les malades doivent effectuer un bilan biologique pour vérifier que leur glycémie est correcte (le taux d’hémoglobine glyquée ou HbA1C donnera une information sur les glycémies des dernières semaines), ainsi que le cholestérol, et le bon fonctionnement des reins» a-t-elle précisé, ajoutant qu’au terme de l’évaluation médicale, si le médecin autorise le jeûne, il sera souvent amené à modifier le traitement (les médicaments, leur dose et leur répartition). Pour ce qui est des personnes concernées par cette action, la sous-directrice de la prévention au ministère de la Santé a fait savoir qu’il s’agit en premier lieu des personnes âgées, car cette catégorie de personnes voient  habituellement, leurs  demandes corporelles diminuer : moins d’appétit (anorexie) ; moins de soif donc risque de déshydratation et moins de sommeil. L’intervenante a cité, également, les patients présentant une maladie chronique, notamment ceux qui prennent quotidiennement des médicaments, ces malades sont dispensés du jeûne, et il faut les encourager dans ce sens.  
Pour ce qui est l’hypertension artérielle (HTA), le jeûne et contre indiqué en cas d’HTA maligne, d’hypertension instable ou d’HTA traitée par deux ou plusieurs médicaments. Autre contre indication au jeûne pour l’hypertendu c’est la survenue de complications coronaires, cérébro-vasculaire ou d’insuffisance rénale durant le ramadhan. Mais généralement le jeûne est autorisé chez les patients traités par un seul médicament en une seule prise sans autre maladie associée et dont la tension artérielle est stabilisée à condition  de la contrôler de façon régulière.
Concernant les diabétiques les risques majeurs sont l’hypoglycémie pendant la journée de jeûne, avec les possibles malaises, chutes, comas. Et l’hyperglycémie après la rupture du jeûne, avec les potentielles complications très graves telles que le coma acido-cétosique, les thromboses (formation de caillots obstruant les vaisseaux sanguins). Donc le jeûne est déconseillé dans le diabète type1 et le diabète type 2 insulinotraité ou ceux qui ont présenté un épisode d’hypoglycémie ; acidocétose ou coma récent de moins de 3 mois.
Pour ce qui est de la femme enceinte, la spécialiste a indiqué que celle-ci doit se fier à a l’avis de son gynécologue.
Le Dr Nadir a fait savoir que cette campagne prévoit l’organisation de portes ouvertes intitulées « jeûnes et maladies chronique »  au niveau des structures de santé de proximité, pour tenter de sensibiliser un maximum de personnes. A ce sujet, l’intervenante à mis l’accent sur le rôle que peuvent jouer les hommes de culte pour convaincre les malades de respecter les conseils du médecin traitant, le seul habilité à autoriser ou à interdire le jeûne au patient.
Kamélia H.

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