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Industrie agroalimentaire : Un programme quinquennal pour rattraper le retard

Le développement de la transformation des produits agricoles en Algérie requiert un intérêt particulier des pouvoirs publics, ceci d’autant plus que la matière première nécessaire à ce créneau porteur est disponible.

PUBLIE LE : 23-04-2014 | 0:00
D.R

Le développement de la transformation des produits agricoles en Algérie requiert un intérêt particulier des pouvoirs publics, ceci d’autant plus que la matière première nécessaire à ce créneau porteur est disponible. Cependant le manque d’unités de transformations  entrave le développement de ce secteur.
Djilali El Hadj, membre de la Chambre nationale de l’agriculture, a, à ce titre indiqué qu’un programme a été tracé par le département de l’agriculture et du développement rural pour le prochain quinquennal, pour rattraper le retard accusé en ce qui concerne l'accompagnement des unités industrielles de transformations du surplus de la production agricole ainsi que le renforcement de leur capacité de stockage afin qu’elles puissent s’orienter vers l’exportation à l’étranger, soulignant que la réussite de ses services par rapport à l'exportation, dépend de deux facteurs, à savoir, la qualité et la quantité.
Dans ce sens, M. Djilali a précisé sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale que la production agricole en Algérie a connu un excédent dans plusieurs filières, et ce, grâce aux différents programmes du ministère au cours des dernières années, ce qui a permis d’augmenter la production et de parvenir à l'autosuffisance, mettant l’accent sur «la nécessité de s’orienter vers le soutien du marché de l’industrie de transformation et l'exportation à l'étranger».
Le même responsable a souligné également «la nécessité de se concentrer sur la mise en place d'une infrastructure de distribution du produit agricole solide, le renforcement de la capacité des marchés du stockage et des marchés de gros, ce qui permettra de mieux contrôler les prix et éliminer les intermédiaires qui contribuent à l’augmentation des prix des produits sur les marchés ». L’invité de la Chaîne I, a évoqué, en outre, le programme de l'Etat qui «vise à créer un pôle agricole dans les régions du Sud et qui s’étend sur plus de 4.000 ha de serres au niveau de Biskra, de Ghardaïa, de Ouargla et de Oued Souf, classée première à l'échelle nationale dans la production de pommes de terre, ce qui a permis d'atteindre l'autosuffisance du marché intérieur et de s’orienter vers le marché international ».
De son côté, Abdelwahab Ziani président de la section agroalimentaire de la CIPA, a indiqué à ce propos, que dans certaines régions il n y a pas assez d’usines de transformation pour récupérer le maximum du surplus de production. «Dans chaque région où il ya une production en masse, il existe des petites unités de transformation qui sont fournies par l’Etat pour accueillir les agriculteurs pour sécher et déshydrater leurs produits». «Pour la tomate, nous sommes les premiers dans le Sud de la Méditerranée en matière de production mais nous n’avons aucune usine de transformation de tomate», a-t-il regretté. M. Abdelwahab Ziani évoque également un manque de concertation entre les institutions et les producteurs nationaux publics et privés pour l’augmentation de la production chez nous.
Le ministre du Commerce a souligné dans le même sillage, que « le code des investissements prévoit des encouragements et des facilités de manière horizontale, et il ne différencie pas entre les créneaux d’investissement». «Il faut juste réfléchir à mettre en place un régime qui oriente l’investissement à des créneaux que le gouvernement souhaite développer en plus», a-t-il estimé.
Salima Ettouahria
 

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