mardi 18 septembre 2018 15:39:49

Le directeur de la recherche scientifique, Hafid Aourag, sur les ondes de la radio Algerienne : « Mettre à contribution l'expertise algérienne »

22.000 chercheurs ont contribué à 2.800 projets de programmation de recherche.

PUBLIE LE : 23-04-2014 | 0:00
D.R

22.000 chercheurs ont contribué à 2.800 projets de programmation de recherche.

Hafid Aourag directeur de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement supérieur, a assuré, hier, lors de son passage sur les ondes de la Radio algérienne, que les résultats obtenu en matière de programmation de recherche sont « vraiment prometteurs » pour le développement du pays. Et cela dans tous les domaines que ce soit, les aspects socio-économiques, de développement technologique, ou des aspects industriels. « Il faut signaler sur cet aspect-là qu’aujourd’hui les résultats que nous avons obtenus à travers l’ensemble de la programmation de recherche, répondent aux besoins socio-économiques du pays », précise M. Aourag, soulignant que la prise en charge de ces résultats est « une solution » pour le programme de développement du pays.  
Il a fait savoir, que certains secteurs « jouent le jeu » en se rapprochant du ministère de l’Enseignement supérieur à travers un certain nombre de conventions pour la mise en place d’un mécanisme pour le développement technologique de leurs secteurs. Tandis que d’autres « ne se sentent pas concernés » par la synergie du développement technologique. Il a insisté sur le fait, qu’aujourd’hui certains secteurs utilisent les résultats de la recherche en faisant des avancées très importantes dans ce domaine.
Pour ce qui est des secteurs qui sollicitent les résultats de la recherche scientifique pour leurs travaux, il explique qu’il faut faire une synthèse de la genèse de ces programmes nationaux de recherche. Ce dernier, dira-t-il, « est un programme de contribution de chercheurs d’accord pour résoudre les problèmes socio-économiques notamment, à faire en sorte de trouver le levier pour le développement technologique du pays. Nous avons décliné les résultats, il y a juste quelques semaines,  après une recherche et une étude de trois ans. »  
Pour les 34 programmes nationaux de recherches scientifiques dans différents domaines, allant de la langue amazigh jusqu'à l’industrialisation il n’y a pas eu « de priorisation » en raison du fait que le conseil national de la recherche scientifique n’a jamais siégé. « Cette absence de priorisation  a induit  l’obligation de lancer les 34 programmes sans priorité »,  affirme M. Aourag, en ajoutant qu’ « aujourd’hui on se retrouve avec tous les résultats des secteurs socio-économiques. Je trouve que c’est un point positif puisque nous avons une idée globale sur la situation du pays, les problèmes du pays, et nous avons fait une synthèse de tous ces problèmes », note-t-il,  en précisant qu’il y a eu une analyse profonde de ces problèmes accompagnée de « solutions profondes » pour les résoudre.
Il a évoqué comme exemple,  la violence dans les stades, jusqu'au problème de langue dans l’éducation, de valorisation des déchets… il a souligné que tous les secteurs socio-économiques ont été touchés par les programmations de recherche. Pour ce qui est des solutions à ces problèmes, M. Aourag a précisé, qu’elles existent. Elles ont été étudiées par des compétences algériennes, résidant à l’étranger et même des compétences étrangères. « Aujourd’hui on arrive à prendre en charge les résultats de ces programmations. Pour chaque problème posé nous avons un document de 50 pages, ce qui veut dire que 2.800 projets ont été étudiés et rapportés dans des rapports sous forme de synthèse de 50 pages avec des solutions globales. »
 
Valoriser les compétences nationales
 Il a appelé dans le même contexte les acteurs du secteur socio-économique à se manifester davantage et à exprimer leurs besoins en formation. « Il faut que chaque secteur puisse faire en sorte de valoriser les compétences algériennes à travers des expertises adéquates », lance-t-il, regrettant que très peu de secteurs font appel à l’expertise. « Malheureusement très peu de secteurs   font appel à l’expertise des universités ou centres de recherches algériens. »
 « Nous n’avons pas fait de différence entre les secteurs public et privé. Les programmations de recherche ont été ouvertes sur les problématiques posées par le secteur privé et le secteur public. Les résultats sont très encourageants dans ce sens », affirme-t-il.
22.000 chercheurs ont contribué à ces 2.800 projets de programmation de recherche qui ont été initiés. En outre, et pour ce qui est du souci de financement, M. Aourag a assuré qu’il n’y a pas eu de soucis de financement, en soulignant que l’enveloppe financière qui a été allouée au programme de recherche ne dépasse pas les 6 milliards de dinars et que 1.300 laboratoires agréés  existent  aujourd’hui. Il existe également en Algérie plusieurs types de  drones fonctionnels, à l’instar de ceux de surveillance…  
M. Aourag a confirmé, qu’aujourd’hui « les solutions existent » pour les produits de transformation agricole. « Nous avons décliné des résultats de programme national  de recherche qui permettent aujourd’hui de mettre en place une industrie de transformation des produits agricoles qui se résume dans le problème de séchage », ajoutant qu’il y a eu la mise en place de prototypes de machines pour faire le séchage à énergie solaire, qui permettent la création d’emploi, de petites entreprises dans la transformation. « En prenant en compte ces résultats, j’assure que les résultats sont là pour le pays, notamment pour faire un levier pour le développement technologique du pays », souligne-t-il.
Il a fait savoir également que d’autres résultats satisfaisants ont été obtenus dans le domaine de la médecine avec l’introduction de la technologie en milieu hospitalier, appelée aujourd’hui, l’hôpital numérique, une réalité en termes de résultat concret.
Aussi, « nous attendons avec impatience que le Conseil national de la recherche scientifique et du développement technologique, présidé par le Premier ministre, se réunisse pour approuver ces résultats de la programmation de recherche et de les appliquer comme le stipule la loi sur la recherche », a souhaité M. Aourag en déclarant que l’ensemble de ces résultats sera transmis dans les prochains jours au gouvernement avec l’espoir que tous les aspects qui ont été traités soient mis en place.
Il a souligné : « Ce qui reste à faire dans cette nouvelle loi est de trouver comment mettre en place le laboratoire de recherche dans le secteur socio-économique ». « C’est le chaînon manquant dans cette synergie de développement du pays. Il faut que le secteur socio-économique consacre une politique de développement technologique au sein de son entreprise. Cela ne peut se faire sans les programmes de recherche scientifique. »
Il a fait savoir également que dans ce programme de recherche, il existe 2002 brevets  de développement technologique. « Aujourd’hui nous devons être fiers que la recherche scientifique et les chercheurs algériens fassent une importante avancée compétitive à l’échelle internationale. Il faut aussi être fiers que l’Algérie soit admise dans le gotha mondial de l’espace en se classant au 14e pays à faire partie de la station spatiale internationale et que les chercheurs algériens participent à la recherche spéciale internationale. C’est le seul pays arabe et musulman qui participe à cette entreprise. »  
Dans cette optique, M. Aourag a lancé un appel aux chercheurs algériens de rester en Algérie en occupant les postes les plus importants et en faisant le transfert des technologies, comme l’ont fait les Chinois. « Aujourd’hui nous avons besoin de chercheurs qui ont le savoir-faire en technologie pour qu’ils l’introduisent dans le pays. »  
  Kafia Ait Allouache

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