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Projection du documentaire Ad yidir Miss Umazigh de Hachemi Asssad à Tizi Ouzou : L’hommage de l’élève à son maître

Ad yidir miss umazigh, titre d’un documentaire de 52 minutes, dont la générale a été présentée, lundi au Centre de loisirs scientifique (CLS) de Tizi Ouzou, est un hommage de l’élève, Assad El-Hachimi, réalisateur de ce film et actuel secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), à celui qui fut son maître, Idir Aït Amrane, premier responsable du HCA, disparu en 2004.

PUBLIE LE : 23-04-2014 | 0:00
D.R

Ad yidir miss umazigh, titre d’un documentaire de 52 minutes, dont la générale a été présentée, lundi au Centre de loisirs scientifique (CLS) de Tizi Ouzou, est un hommage de l’élève, Assad El-Hachimi, réalisateur de ce film et actuel secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), à celui qui fut son maître, Idir Aït Amrane, premier responsable du HCA, disparu en 2004. "J’ai réalisé ce film en hommage à celui qui fut, en quelques sorte, mon maître avec qui j’ai travaillé pendant 10 ans au HCA, et qui m’a appris à moi, mais aussi à toute l’équipe qui travaillait avec lui", a indiqué M. Assad. Le documentaire, basé sur des témoignages de personnalités d’amis, de membres de la famille d’Idir Aït Amrane et des documents d’archives, est construit  autour du célèbre poème de ce militant de la culture amazigh, Ekker ammis Umazigh, écrit en 1945 dans la cour du lycée de Ben Aknoun. Ce poème devenu une sorte d’hymne rassembleur de tous ceux qui lutte  pour la promotion de l’amazigh a été utilisé par le réalisateur comme fil conducteur et axe principal de toute l’œuvre d’Idir Aït Amrane. Le film s’ouvre sur les beaux paysages de la région des Ouacifs qui au  vu naître Aït Amrane. Dans une école primaire, un enseignant donne un cours  d’amazigh, et s’achève sur la même image où le téléspectateur découvre que  l’enseignant était en train de dicter le poème Ekker ammi Umazigh aux élèves. Tout au long du film, des amis et autres personnalités, qui ont connu ou se sont intéressés à la vie et à l’œuvre d’Idir Aït Amrane, dont Saïd Chibane, Sadek Hadjeres, Mohamed Harbi, Ramdane Ouahès, Malha Benbrahim, Khedam Mohand Oubelkacem, Lounis Aït Menguellet, racontent sa rencontre avec la poésie, sa vision de l’amazigh qu’il n’avait jamais dissociée d’un cadre rassembleur, et de l’unité nationale et son désaccord avec Mouloud Mammeri sur la création des néologismes. Cette œuvre cinématographique avec laquelle Assad El-Hachimi, titulaire d’un mastère en cinéma, signe son entrée dans le monde de la production, est accompagnée d’un livre, Idir Aït Amrane, l’itinéraire d’un homme de culture, et d’un livret intitulé Ekker ammis umazigh, traduit vers l’arabe, le français et transcrit en braille et d'un CD des chants patriotique repris par une chorale d’enfants, a souligné le réalisateur.   

 

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