samedi 17 novembre 2018 00:10:57

Sahara Occidental : Ghali qualifie de « positif » le rapport présenté par Ban Ki-moon devant le Conseil de sécurité

Sur le thème « La paix et l’autodétermination au Sahara occidental», une journée d’étude s’est tenue, hier, à l’Ecole supérieure de sciences politiques d’Alger, en collaboration avec le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).

PUBLIE LE : 22-04-2014 | 0:00
D.R

Sur le thème « La paix et l’autodétermination au Sahara occidental», une journée d’étude s’est tenue, hier, à l’Ecole supérieure de sciences politiques d’Alger, en collaboration avec le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS).   

Rehaussée par la présence de M. Ibrahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, et la participation de plusieurs personnalités nationales et universitaires, la rencontre a permis à l’importante assistance du jour de prendre connaissance des derniers développements de la question sahraouie, particulièrement à la veille de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, consacrée au conflit du Sahara occidental.
Dans ce contexte, la situation particulière qui règne dans  les territoires occupés du Sahara occidental, marquée par la violente répression qui s’abat sur les populations civiles et les violations continuelles des droits de l’homme par les forces d’occupation marocaines a été maintes fois soulignée par les différents intervenants. A cette occasion, Dr Saïd Layachi, membre dirigeant du Comité national algérien de solidarité  avec le peuple sahraoui (CNASPS), a estimé que cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre de la « solidarité avec le peuple sahraoui » en souhaitant que le Conseil de sécurité vote une résolution permettant au peuple sahraoui de recouvrer son droit à l’autodétermination. Pour sa part,  l’ambassadeur de la RASD à Alger, a fait part d’une dangereuse escalade de la répression des populations sahraouies, ces derniers jours, dans les territoires occupés, faisant plusieurs dizaines de blessés.
Partant de là, il a réitéré l’appel de plusieurs organisations non gouvernementales du monde entier pour la création d’un mécanisme de surveillance des droits de l’homme au Sahara occidental. M. Ibrahim Ghali devait exprimer sa satisfaction vis-à-vis du rapport sur le Sahara occidental présenté  jeudi dernier au Conseil de sécurité par Ban Ki Moon, dans lequel le SG de l’ONU estimait que le dossier du Sahara occidental est un problème de décolonisation. Il a ensuite fait part de la poursuite des efforts de la RASD en vue de convaincre les membres du Conseil de sécurité de revoir le traitement de la question sahraouie, sur la base de sa définition de la nature du conflit. L’ambassadeur sahraoui devait souhaiter que l’année 2015 soit prometteuse pour le peuple sahraoui, partant du fait notamment que le rapport de Ban Ki-moon demande à la partie marocaine de prendre au sérieux deux questions : reconnaître l’urgence de trouver une solution politique au conflit et définir la formule adéquate pour l’autodétermination du peuple sahraoui. M. Ghali a salué également le rapport du SG de l’ONU à l’égard du pillage des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc et plusieurs pays étrangers, avant de laisser la place à l’universitaire Souilah Boudjemaâ, pour mettre en relief l’aspect historique de la question sahraouie en rappelant l’impératif de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination. Dans ce contexte, M. Souilah s’est interrogé particulièrement sur les causes de la lenteur de la mise en œuvre de la résolution portant organisation du référendum au Sahara occidental, avant de permettre à l’enseignant universitaire Smail Debch d’évoquer la nature du conflit au Sahara occidental et souligner la nécessité pour tous les pays de respecter les frontières héritées du colonialisme, conformément à la résolution de l’Union africaine (ex-OUA). Créé le 29 avril 1991 par la résolution 690 du Conseil de sécurité, la Minurso est une opération de maintien de la paix des Nations unies, rappelons-le. Son but est d’organiser un référendum permettant de déterminer l’avenir de la région et assurer le contrôle des mouvements de population.  Depuis 1991, un cessez-le-feu a été signé entre le Maroc et le Front Polisario, sous l’égide des Nations unies, autorisant le déploiement d’une mission de paix, la Minurso, et à la promesse d’un référendum l’année suivante. Si le cessez-le-feu est globalement respecté, le référendum, est en revanche constamment reporté, du fait de l’absence de consensus entre les deux parties. En 2007, un projet d’autonomie présenté par le Maroc est repoussé par le Front Polisario qui continue de défendre l’idée d’un référendum au Sahara occidental.
Mourad A.

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