mercredi 13 novembre 2019 17:08:58

Contrefaçon : La propriété intellectuelle en danger

La contrefaçon a pris des proportions alarmantes, s’érigeant en pratique courantes et enracinée. Ce phénomène n’épargne aucun secteur, y compris la propriété intellectuelle qui subit les conséquences du piratage.

PUBLIE LE : 22-04-2014 | 0:00
D.R

La contrefaçon a pris des proportions alarmantes, s’érigeant en pratique courantes  et enracinée. Ce phénomène n’épargne aucun secteur, y compris la propriété intellectuelle qui subit les conséquences du piratage. Les CD, DVD et logiciels informatiques  copiés inondent nos magasins et constituent un marché  florissant pour  des centaines  de pseudos « investisseurs » qui se lancent dans ce créneau.  
Deux cent cinquante-trois personnes, impliquées dans 251 affaires liées aux atteintes à la propriété intellectuelle en Algérie, ont été arrêtées durant le seul premier semestre de 2013, contre  62 en 2012.
Mieux encore, Microsoft estime que 84% de ses solutions logicielles sont contrefaites en Algérie, malgré l’existence d’un cadre juridique reconnaissant aux programmes logiciels le statut d’œuvre protégée.
 Ces chiffres sont révélateurs de l’étendue de ce fléau qui menace l’économie nationale.  Aujourd’hui, les copies «  non conformes » représentent un danger qui a amené les autorités algérienne à s’engager dans le renforcement de son cadre juridique relatif à la protection intellectuelle.  
C’est ainsi que notre  pays a ratifié douze traités et conventions portant sur la protection intellectuelle.
 Il faut dire  qu’une lutte acharnée est menée par un important dispositif géré par plusieurs services  représentés par l’Office national des droits d’auteur et des droits voisins (ONDA) et  l’Institut national algérien de propriété intellectuelle (INAPI). La contrefaçon frappe le domaine de la « création » qui n’échappe plus à l’imitation criarde qui gagne les étals ; pas étonnant que  nos ruelles et esplanades se transforment en  véritables  marchés de toutes sortes de CD et logiciels pour des sommes modiques. Ces derniers, une fois gravés, font le bonheur des Algériens, motivés par leurs prix, imbattables comparés à ceux des magasins spécialisés.   
En 2012, ce sont 32.569 CD qui ont été saisis, représentant un préjudice de 8 millions de dinars. Au courant du seul premier semestre de 2013,  la DGSN a procédé à  la saisie de 292.786 CD pour un préjudice de 157 millions de dinars.
Samia D.

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