lundi 18 novembre 2019 01:16:10

Université de Bab Ezzouar : 40 ans de contribution au développement du pays

Le défi de l’USTHB : accroître la qualité des formations

PUBLIE LE : 21-04-2014 | 0:00
D.R

Plus de 70.000 diplômes, toutes graduations confondues, ont été délivrés par l’Université des sciences et de la technologie  Houari-Boumediène depuis sa création.

L’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediène (USTHB), célèbre cette année, son 40e anniversaire, sous le slogan « USTHB, 40 ans de contribution au développement du pays. » Plusieurs activités et animations seront organisées à cette occasion. Le recteur de l’USTHB, Benali Benzaghou, qui a tenu hier une conférence de presse pour dévoiler le programme des festivités marquant ce 40e anniversaire, a annoncé qu’une cérémonie au profit de 38 nouveaux enseignants nommés professeurs d’université  aura lieu aujourd’hui.
« Une rencontre qui regroupera près de 200 anciens étudiants sera également organisée, pour la même occasion demain, suivie d’un concert de l’orchestre symphonique national et de l’inauguration d’une exposition sur les quarante années de l’USTHB », a-t-il indiqué, ajoutant qu’un Salon du livre universitaire sera ouvert mercredi prochain.  
Le recteur a, aussi, annoncé la tenue d’un forum USTHB-Entreprises les  4 et 5 mai afin de mettre en contact enseignants, étudiants et représentants des entreprises, dans la perspective d’approfondir leur collaboration et de concrétiser divers accords, au-delà de l’objectif de la recherche d’emplois.
Evoquant le parcours de l’USTHB qui a ouvert ses portes un certain 20 avril 1974, Benzaghou a fait savoir que « plus de soixante-dix mille diplômes, toutes graduations confondues, ont été délivrés par l’Université des Sciences et de la Technologie  Houari-Boumediène depuis sa création, il y a quarante années.
En outre,  4.601 thèses de magister et 1.222 autres de doctorat ont été soutenues depuis l’ouverture de l’université », estimant que « l’université algérienne est devenue un élément majeur  dans la vie de la société algérienne ».
Evoquant les priorités du prochain plan quinquennal 2014-2019, M. Benzaghou a cité le « rattrapage du retard dans le numérique par un plan de développement informatique, l’offre de plus d’espaces et de moyens aux formations doctorantes et à la recherche et le renforcement de la relation de l’université avec son  environnement économique ».
« Il y a eu certainement des améliorations tout au long des quarante  années passées, mais il y a encore des difficultés à surmonter. C’est l’effort  de tous, enseignants, étudiants et gestionnaires qui nous permettra d’aller  de l’avant », a relevé M. Benzaghou qui affirme des « échos positifs », ont été reçus de part et d’autres, sur la qualité de l’enseignement dispensé.          
Des formations en adéquation avec le marché du travail
Pour M. Benzaghou, il est nécessaire qu’il y ait une interaction entre le monde du travail et l’université. C’est dans ce sens qu’il a fait savoir que le partenariat entre l’USTHB et les entreprises nationales se poursuit depuis des années, se traduisant par de nombreuses conventions. « Nous avons tissé des liens importants et nous proposons également des formations après avoir identifié les attentes du tissu économique.»De nombreux masters répondant à ces besoins ont été créés en   partenariat avec ces entreprises, tels que le master en énergie avec Sonelgaz, dont la première promotion est prévue pour cette année, le master en criminalistique avec le concours de la gendarmerie et d’autres acteurs du secteur. « Nous développons aussi des programmes de recherche sur des thématiques prisées par les entreprises, telles que Saïdal, Sonelgaz et Sonatrach », et d’ajouter : « Nous avons créé, il y a 3 ans, un observatoire de l’insertion et nous espérons à terme, pouvoir évaluer si nos diplômés correspondent aux profils recherchés par les entreprises et ainsi effectuer des ajustements sur nos formations.
En outre, dira son premier responsable, « l’USTHB est ouverte sur le monde grâce à des conventions avec des universités étrangères, dont l’université de Genève, des universités espagnoles dont celle de Valladolid, l’université de Pretoria, la Kyushu University… »
 Il a toutefois souligné que ces conventions consistaient surtout à « inviter des chercheurs étrangers afin qu’ils puissent enseigner des modules précis ou bien envoyer des chercheurs algériens à l’étranger pour des programmes de recherche.»
Pour le prochain plan quinquennal, « l’USTHB compte lancer une nouvelle génération de licences et de masters en particulier une génération de master en engineering et en sciences », a-t-il annoncé.
Dans ce sillage, le recteur de l’université, M. Benali Benzaghou, a précisé : « Nous avons des masters avec nos partenaires en mathématiques financières avec les banques et les assurances, en énergie renouvelable avec Sonelgaz, en physique médicale avec les CHU, en criminalistique avec des services de sécurité et la sécurité des systèmes informatiques avec Alnaft en 2015, pour ne citer que ceux-là.»  

Le défi de l’USTHB : accroître la qualité des formations

Abordant l’épineuse question du classement des universités, ce responsable a fait savoir que selon le «webmotrix», un classement espagnol qui prend en considération la visibilité des universités sur le net au niveau mondial et non pas leur performance pédagogique tel que le célèbre classement de Shanghai, l’USTHB était classée 1.100e sur  22.000 universités dans le monde.
Loin de se satisfaire de cette performance, il a estimé que l’USTHB « a encore beaucoup d’efforts à fournir, notamment en termes de visibilité sur le net, bien qu’il ait expliqué que le site de l’université avait été très enrichi et que désormais, les nouveaux bacheliers peuvent suivre on line leur affectation, découvrir leur emploi du temps… ».
En outre, celui-ci s’est félicité du fait que « l’USTHB dispose d’une communauté de 5.000 chercheurs et que le corps enseignant de l’université est à 40% de rang A, soit 627 doctorants habilités à diriger des thèses. »
Toutefois, il a souligné qu’en cette année du quarantième anniversaire de la création de l’USTHB, le défi de l’université serait d’accroître la qualité du contenu des formations et ce, dans un contexte de massification, l’une des problématiques récurrentes du secteur.
Salima Ettouahria
 

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