jeudi 19 octobre 2017 09:58:34

Soudan du sud : Pas de sortie de crise en vue

Quand il n'élabore pas une stratégie pour prendre les champs de pétrole du Soudan du Sud, l'ancien vice-président Riek Machar, redevenu chef de guerre rebelle, aime lire un livre au titre évocateur : Pourquoi les nations échouent.

PUBLIE LE : 21-04-2014 | 0:00
L'ancien vice-président Riek Machar

Quand il n'élabore pas une stratégie pour prendre les champs de pétrole du Soudan du Sud, l'ancien vice-président Riek Machar, redevenu chef de guerre rebelle, aime lire un livre au titre évocateur : Pourquoi les nations échouent. Les cyniques pourraient lui dire qu'il n'a qu'à regarder les ruines de son pays, dévasté par plus de quatre mois de guerre civile entre ses hommes — un mélange de soldats déserteurs, de miliciens et d'enfants-soldats — et les forces restées fidèles à son rival, le président Salva Kiir. "Je ne souhaitais plus mener une nouvelle guerre", déclarait-il récemment à l'AFP, jugeant que les Sud-Soudanais ont connu assez de combats lors de la longue guerre d'indépendance (1983-2005) contre le Soudan voisin. C'est ce conflit, durant lequel il dirigeait déjà une rébellion, qui a débouché sur l'indépendance du Soudan du Sud en 2011, mais, aujourd'hui, la plus jeune nation du monde a replongé dans la violence et est au bord de l'effondrement. Avec un cessez-le-feu en miettes et une intensification des combats qui ont fait des milliers de morts et près d'un million de déplacés, un million de personnes sont menacées de famine, prévient l'Onu, tandis que les experts craignent une régionalisation du conflit. Des négociations ont bien été engagées en Ethiopie mais elles sont dans l'impasse. Et "soutenir le gouvernement de Juba et redorer sa légitimité avec une dose de dialogue politique et une once de partage du pouvoir ne mettra pas fin au conflit", estimait récemment le centre de réflexion International Crisis Group (ICG). "Des forces de maintien de la paix largement dépassées en puissance de feu ne font pas le poids face à des milliers de soldats et miliciens lourdement armés", ajoutait l'ICG. Comme pour lui donner raison, jeudi, plusieurs centaines de jeunes gens armés ont attaqué une base de l'ONU abritant 5.000 réfugiés dans la ville de Bor (est), faisant au moins 48 morts parmi les civils

 

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