dimanche 18 novembre 2018 03:42:52

Trois partis islamistes qualifient les résultats d'"amplifiés"

Trois partis islamistes ont rejeté, hier, les résultats de l'élection présidentielle estimant que le taux de participation a été "amplifié".

PUBLIE LE : 19-04-2014 | 0:00
D.R

Trois partis islamistes ont rejeté, hier, les résultats de l'élection présidentielle estimant que le taux de participation a été "amplifié".          
"Le taux de participation annoncé officiellement a été amplifié et ne  reflète guère l'abstention des électeurs", a estimé le Mouvement de la société pour la paix (MSP) dans un communiqué, précisant que son appel au boycott "n'est pas nihiliste, mais s'inscrit entièrement dans le projet de transition démocratique  auquel a appelé la coordination nationale des partis et des personnalités pour  le boycott".         
Le MSP a appelé les partis et les personnalités de l'opposition à "se  rassembler pour intensifier les concertations et renforcer le front d'action  commune pour la réussite du projet de transition démocratique".
Le mouvement Ennahda a, pour sa part, indiqué dans un communiqué que la décision de boycott de la présidentielle était "une bonne décision qui sert  l'Algérie présentement et à l'avenir".          
Le mouvement a mis en doute les résultats annoncés par le ministre d'Etat,  ministre de l'Intérieur, estimant qu'ils ont été "gonflés, comme prévu".          
Le mouvement s'est, par ailleurs, engagé à continuer à coordonner ses  actions avec les partenaires politiques pour "cristalliser une vision et mettre en place une plateforme définissant les mécanismes de transition démocratique", appelant à "de véritables réformes associant toute la classe politique et qui répondent aux aspirations du peuple à un Etat fort doté d'une Constitution consensuelle".
Le Front de la justice et du développement a, de son côté, fait savoir  qu'il n'est pas étonné par ces résultats "amplifiés de manière inédite", selon lui, imputant au pouvoir "la responsabilité de la persistance dans l'altération de l'exercice politique dans le pays, notamment l’échéance présidentielle, en refusant de confier l'organisation de l’élection à une instance permanente indépendante".          
La formation politique a appelé l'opposition à "revoir ses positions  à l'égard du pouvoir et de ses politiques" et à "s'entendre sur les exigences d'une transition démocratique reposant sur des bases saines et sur les garanties  constitutionnelles et juridiques nécessaires à une élection libre et régulière".

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