vendredi 20 octobre 2017 06:20:00

Abdelkader Messahel dans un entretien à l’APS : « Les moyens humains et matériels nécessaires réunis »

«Les moyens humains et matériels nécessaires à la couverture de l’élection présidentielle de jeudi (aujourd’hui, ndlr) ont été réunis et déjà déployés», a affirmé, hier, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, dans un entretien à l’APS.

PUBLIE LE : 17-04-2014 | 0:00
D.R

«Les moyens humains et matériels nécessaires à la couverture de l’élection présidentielle de jeudi (aujourd’hui, ndlr) ont été réunis et déjà déployés», a affirmé, hier, le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel, dans un entretien à l’APS.

«Les moyens mis en place permettront à la presse nationale et internationale de couvrir convenablement les différentes activités liées au déroulement du scrutin», a indiqué le ministre. Il a assuré que les entreprises nationales comme la radio, la télévision, l’agence nationale d’information Algérie presse service (APS), le Centre international de presse (CIP) et toutes les autres entreprises concernées étaient «fin prêtes». «Des équipes de la radio, de la télévision et de l’APS sillonneront les différentes régions du pays pour suivre toutes les étapes du scrutin, de l’ouverture des bureaux de vote à l’annonce des résultats», a-t-il ajouté.
Concernant la couverture médiatique du vote de la communauté algérienne à l’étranger, qui a débuté samedi dernier, M. Messahel a indiqué que l’opération était couverte par des équipes de journalistes de différents médias. À propos de l’opération accréditation de la presse étrangère, le ministre a fait remarquer que l’opération s’est déroulée «normalement», précisant que plus de 200 envoyés spéciaux, tous supports confondus, «ont été jusqu’à maintenant accrédités et nombre d’entre eux est déjà opérationnel». «Cette affluence illustre la place que l’Algérie occupe dans le concert des nations et l’intérêt que le monde lui porte», a-t-il souligné. S’agissant des conditions de travail, M. Messahel a réaffirmé que tous les moyens techniques et matériels avaient été déployés au niveau du CIP, entre autres cellules de montage, studios, connexion satellitaire, matériel informatique, liaisons téléphoniques et internet.

« Le décret portant carte nationale du journaliste professionnel adopté par le gouvernement »
Pour ce qui est de la carte nationale du journaliste professionnel, le décret, selon le ministre, a été adopté hier, lors d’une réunion du gouvernement. Le ministre a précisé que ce nouveau texte, adopté après un «riche» et «fructueux» débat, suivra les procédures habituelles avant sa promulgation, affirmant qu’il s’agit d’un «nouvel» acquis qui vient s’ajouter à l’actif du secteur de la communication en général et à la corporation en particulier. «La revendication des journalistes, qui au demeurant était la nôtre, de disposer d’une carte professionnelle est donc satisfaite», s’est félicité M. Messahel, ajoutant que cette nouvelle étape permettra d’aller plus en avant dans le processus de «consolidation et de développement» du secteur. Il a rappelé que le secteur connaissait une mutation «profonde» suite à l’adoption, en janvier 2012, de la loi organique relative à l’information, et à la promulgation, le 23 mars dernier, de la loi relative à l’activité audiovisuelle. Ces deux lois, qui s’inscrivent dans le cadre des réformes politiques annoncées par le Président de la République en avril 2011, «viennent compléter l’ouverture médiatique des années 1990», a-t-il relevé. Sur l’utilité de la carte de presse, M. Messahel a expliqué qu’outre le fait qu’elle facilitera aux professionnels, leur travail de collecte de l’information, «aidera à l’organisation de la profession». «Elle sera, pour ne citer que ce cas de figure, d’une grande utilité au moment du recueil des candidatures et de l’élection des représentants de la profession au sein de l’Autorité de régulation de la presse écrite, prévue par la loi organique relative à l’information de janvier 2012», a-t-il encore ajouté. À la question de savoir qui pourra bénéficier de la carte de journaliste professionnel, le ministre a expliqué que la loi organique relative à l’information est «très claire» dans la définition du journaliste professionnel. M. Messahel a estimé entre 5.000 et 6.000, le nombre de journalistes algériens exerçant le métier sous divers statuts, entre autres journaliste à plein temps, pigiste, correspondant permanent, correspondant occasionnel. Pour ce qui est du décret relatif à l’accréditation de la presse étrangère en Algérie, M. Messahel a fait remarquer que la nouveauté résidait dans le retour de la prérogative de la délivrance des accréditations temporaires pour les envoyés spéciaux de la presse étrangère au ministère des Affaires étrangères.
Il a expliqué que son département ministériel conservait celle des correspondants permanents, soulignant que ce nouveau texte «apportera plus de fluidité dans la gestion des journalistes de la presse étrangère et facilitera la coordination entre les secteurs concernés par ce volet médiatique».

« La formation et le perfectionnement : préalable à l’émergence d’une presse crédible et professionnelle »
Par ailleurs, M. Messahel, abordant la formation et le perfectionnement des journalistes, a souligné qu’ils sont un préalable pour l’émergence d’une presse nationale «crédible» et «professionnelle». «Notre presse, après avoir gagné en liberté et en diversité, doit gagner en professionnalisme. Pour ce faire, elle doit se mettre à niveau avec ce qui se fait à travers le monde», a déclaré le ministre. M. Messahel a affirmé que l’évolution «rapide» que connaissaient les technologies de l’information et de la communication, à travers le monde, imposait aux différents métiers de la communication, une adaptation continue en matière de techniques et d’équipements, y compris dans la manière de traiter et de produire l’information, «pour gagner un public de plus en plus exigeant et qui, par satellites interposés, se trouve sollicité de toutes parts».
Dans ce contexte, il a rappelé la décision de son département ministériel de dédier le fonds de soutien à la presse, dans sa totalité, à la formation des journalistes et des autres corps de métiers aussi bien de la presse publique que privée. «Pour ce faire, nous avons dégagé un plan de formation axé autour des besoins et des préoccupations des professionnels des médias. Cela va de la formation, au perfectionnement, à la mise à niveau, à l’initiation aux techniques numériques, à l’éthique et à la déontologie», a expliqué M. Messahel. Il a souligné que l’effort national, articulé autour de l’apport des compétences nationales, pour l’exécution de ce plan, sera complété par une coopération, la «plus large possible», avec les partenaires étrangers, précisant que certains d’entre eux étaient «déjà opérationnels». «C’est le cas pour la Chine, la Belgique, le Royaume-Uni, les États-Unis, les Pays-Bas, l’Inde, la Corée du Sud, la France et les organisations internationales, notamment onusiennes», a-t-il précisé. M. Messahel a fait remarquer également que la radio algérienne, la télévision nationale, l’agence nationale d’information APS et l’Entreprise de Télédiffusion algérienne (TDA) disposaient déjà de leurs propres programmes de formation. «Le financement de la formation des personnels de ces entreprises se fait sur fonds propres, soit le budget de fonctionnement et celui de l’équipement», a-t-il expliqué.



 

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