dimanche 18 novembre 2018 01:24:34
D.R

Le président de la Commission nationale indépendante de surveillance de l’élection présidentielle (CNISEP), Fatah Boutbik, a appelé, hier à Alger, toutes les parties intervenant dans l’opération électorale à assurer la transparence et la régularité du scrutin.

Dans une déclaration à la presse, à la veille de l’élection présidentielle, M. Boutbik a précisé que son instance « apprécie tous les efforts consentis pour la réussite du rendez-vous électoral », appelant toutes les parties intervenant dans cette opération à assurer « la transparence et la régularité du scrutin ». Le responsable a souligné la nécessité pour toutes les parties concernées de « respecter les dispositions du code électoral afin d’assurer le bon déroulement du scrutin conformément aux règles de l’exercice démocratique et la concurrence loyale dans le cadre de la transparence ». Il a aussi appelé à « respecter le droit de tout citoyen inscrit sur les listes électorales à accomplir son devoir en toute liberté », soulignant la nécessité de « permettre aux observateurs de suivre l’opération dans de bonnes conditions jusqu’à l’obtention des procès-verbaux de dépouillement sur place ». Le responsable a, en outre, indiqué que les observateurs internationaux présents en Algérie, pour suivre le déroulement de l’opération électorale, ont été unanimes à dire que celle-ci « est une affaire algérienne ». Les membres de la commission insistent au cours de leurs réunions avec ces observateurs sur « la souveraineté de l’Etat » et expriment clairement leur « rejet de toute ingérence étrangère dans nos problèmes intérieurs », a-t-il affirmé.
Les membres de la commission qui représentent les six candidats « ont transmis leurs préoccupations aux observateurs internationaux en toutes liberté et démocratie selon les règles en vigueur », a-t-il fait savoir. Dressant le bilan de la campagne électorale qui a pris fin dimanche, M. Boutbik a indiqué qu’ « elle a été émaillée de quelques dépassements, notamment à Bejaia », précisant que la plupart des dépassements portaient sur l’affichage anarchique, l’utilisation de biens publics et la couverture médiatique par certains médias. Rappelant que la CNISEP « est intervenue à temps pour signaler les dépassements constatés », il a précisé que l’instance a été destinataire de 150 recours émanant des commissions de wilaya et communales de surveillance de l’élection.
A une question sur la violation de l’obligation de silence électoral par certains candidats après la clôture de la campagne électorale, le président de la CNISEP a indiqué que « les médias publics ont respecté cette obligation alors que certains médias privés ne l’ont pas fait ». La commission appelle, d’ailleurs, de ses vœux une réforme juridique qui prenne en charge cette question afin que les chaînes privées respectent, à l’avenir, les cadres définis pour l’élection, a-t-il dit.

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20.000 établissements scolaires mobilisés

C’est aujourd’hui, à partir de 8 heures, que débute le vote à l’échelle nationale pour permettre à quelque 23 millions électeurs d’élire leur futur président de la République.  
Les membres des bureaux de vote, les magistrats, observateurs, représentants de candidats travailleront durant toute la journée d’aujourd’hui. Leur sortie des bureaux de vote ne se fera qu’une fois le dépouillement fini, le ou les vainqueur (s) connu (s) et le procès-verbal dressé.  
L’opération électorale est soigneusement réglementée du début à la fin jusqu’au moindre détail.
Le président du bureau de vote doit s’assurer avant même le coup d’envoi du scrutin que le nombre d’enveloppes correspond au nombre d’inscrits. Au moment du dépouillement, ce paramètre aura tout son sens.
Le nombre d’enveloppes doit être égal au pointage des électeurs. Le dépouillement aura lieu publiquement et obligatoirement au niveau même du bureau de vote, à la clôture du scrutin vers 19 heures.
Une fois cette opération achevée, un procès-verbal des résultats est rédigé à l’encre indélébile en présence d’électeurs. Les observations réserves  des électeurs, candidats ou leurs représentants sont portées sur ce PV. Il sera par la suite diffusé en trois exemplaires dont un sera affiché dans les bureaux de vote, un autre remis au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales et le troisième soumis aux mains du magistrat présidents de la commission communale.
Une copie du PV, certifiée conforme à l’original, est aussi remise aux représentants des candidats contre accusé de réception. Ces PV remontent à la wilaya et trois magistrats sont tenus de les vérifier avant de les acheminer vers le Conseil constitutionnel, seule institution habilitée à répondre et réagir aux observations et réserves portées sur les PV.                      
Sur le plan organisationnel, tous les moyens matériels et humains sont mis en place pour le bon déroulement du scrutin. 460.00 employés administratifs communaux sont mobilisés et occupent depuis mardi après-midi les 20.000 écoles primaires et collèges  transformées en bureaux de vote.

Chaque commune compte un magistrat  et chaque wilaya en compte trois pour veiller au bon déroulement du scrutin

Selon les responsables des secteurs concernés, la préparation de ces établissements et leur transformation en centres et bureaux de vote qui a fait l’objet durant ces trois dernières  semaines de plusieurs séances de travail entre les représentants du ministère de l’Intérieur et ceux des secteurs de l’éducation nationale a débuté 48 heures avant le jour J. Les élèves des différents collèges et écoles mobilisés ont été  libérés depuis mardi à midi afin que les proviseurs puissent remettre les clefs des établissements aux différentes APC qui occupent depuis le terrain pour la mise en place du processus électoral.
Ainsi, les élèves relevant des établissements scolaires concernés bénéficient de deux jours de repos en plus du week-end, une autre occasion pour se mettre aux révisions et se préparer aux compositions sanctionnant ce dernier trimestre de l’année scolaire.
Au niveau des différentes écoles primaires, relevant de la capitale d’Alger-Centre, rien n’a été laissé au hasard. Les employés communaux ont procédé  à l’installation du matériel nécessaire pour chaque bureau de vote en plus des documents officiels nécessaires, tel que le code électoral, pour le bon déroulement du scrutin. .  
Les  agents de la sûreté nationale se sont relayés pendant la nuit d’hier pour assurer la surveillance des urnes fermées à clés. Ce n’est qu’aujourd’hui, à l’aube, que les présidents des bureaux de vote peuvent récupérer les urnes pour les installer dans les bureaux de vote.
Tous les fonctionnaires seront libérés aujourd’hui afin d’accomplir leur droit électoral. Une autorisation spéciale d'absence rémunérée est accordée à l'ensemble des personnels  des institutions et administrations publiques en vue de leur permettre d'exercer leur droit de vote qui est aussi un devoir civique. Cet acte de citoyenneté indispensable permet dans le cadre de la démocratie, à chaque personne en âge de voter, de manifester son opinion.  
Sarah Sofi

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