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Le printemps des poètes sur le site archéologique de Tipasa : Une belle et heureuse initiative

«Tipasa des poètes» était une rencontre inattendue et presque inespérée entre poètes algériens et français qui ont eu, samedi dernier, l’opportunité d’un échange fructueux entre les deux rives de la Méditerranée.

PUBLIE LE : 17-04-2014 | 0:00
D.R

«Tipasa des poètes» était une rencontre inattendue et presque inespérée entre poètes algériens et français qui ont eu, samedi dernier, l’opportunité d’un échange fructueux entre les deux rives de la Méditerranée.

Ce qui se voulait être un événement exceptionnel a été finalement organisé en marge des activités culturelles de la capitale en drainant une assistance triée sur le volet, du moins les rares personnes ayant eu vent de l’information en dernière minute. N’était la conjoncture politique qui a accaparé les devants de la scène culturelle avec la tenue de l’élection présidentielle, l’initiative était certainement de bon augure pour les amoureux de la poésie déclamée avec un certain souci de la perfection par les auteurs eux-mêmes. Passée inaperçue et relayée par quelques médias algériens seulement, «Tipasa des poètes» était une rencontre inattendue et presque inespérée entre poètes algériens et français qui ont eu, samedi dernier, l’opportunité d’un échange fructueux entre les deux rives de la Méditerranée. Traditionnellement organisé à l’intérieur de l’enceinte de l’Institut français d’Alger, les organisateurs ont eu, cette année, la géniale idée de choisir le merveilleux site archéologique de Tipasa qui offre, pour les visiteurs et invités étrangers, un cadre agréable sur la place du théâtre au beau milieu des vestiges antiques romains.
Avec une programmation très alléchante qui aura réuni, dans un même espace, les inconditionnels de la lyre avec des déclamations de poèmes sur fond musical, l’événement éminemment culturel, dont l’édition 2014 a prévu trois axes d’activités en proposant des tournées dans le réseau des Instituts français d’Algérie à travers les villes d’Alger, Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen avait commencé, dès le 6 avril, pour se fixer enfin à Alger durant toute la matinée dans un lieu évocateur du patrimoine algérien et un paysage d’une beauté féerique pour tous les nostalgiques des civilisations antiques du pourtour de la Méditerranée. Pour ce faire, il a fallu le travail conjoint de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel et de l’Institut français qui auront coordonné leurs efforts pour la tenue de cette grande rencontre organisée, grâce au soutien de la direction de la culture de la wilaya de Tipasa et l’Office national de gestion et de l’exploitation des biens culturels protégés, en partenariat avec la Galerie Farid Benyaa et le Lycée international Alexandre-Dumas. Au programme de cette rencontre, un hommage à Jean Sénac, mort à Alger il y a trente et un ans, avec l’évocation, autour d’une table ronde, des rapports tourmentés et passionnés de cet immense poète qui apparaissait comme un personnage complexe, mais dont se réclament beaucoup d’auteurs algériens d’expression francophone.
La conférence a permis de regrouper des universitaires de renoms, à l’instar de Hamid Nacer Khodja et de Camille Tchéro, l’écrivain et dramaturge René de Ceccaty en compagnie du peintre Denis Martinez. L’assistance aura pu apprécier à un atelier de lecture scénique animé par le metteur en scène Jean-Paul Delore, en partenariat avec l’université de Blida, pendant que dans les jardins de l’Institut se déroulait une installation/exposition du plasticien Mourad Krinah avec, en sus, des séances de lectures, débats avec les étudiants sur la poésie contemporaine animés par les poètes Bruno Doucey, Aurélia Lassaque et Michel Baglin. Un moment fort dans ce rendez-vous à Tipasa était, sans aucun doute, ce récital en musique avec une invitée vedette comme la talentueuse chanteuse et poétesse Sapho, une artiste sans frontière qui a fait le déplacement en Algérie pour donner au public, ainsi qu’à ses admirateurs, un avant-goût de ces textes chantés qui s’inspire avec son style personnel et inclassable des grands poètes comme Aragon ou Baudelaire ou encore Léo Ferré avec les deux spectacles d’un nouveau recueil de ses poèmes intitulé Poésie Guerre Words y Palto et le concert Velours sous la Terre  sur des paroles du répertoire classique oscillant entre Bach et Chopin avec une touche orientalisante. Enfin, à Oran, un hommage spécial a été rendu au poète Djamal Amrani et à Louis Raragon sur une proposition du café littéraire Tahar Djaout avec, en invité d’honneur, Jep Gouzy et les poètes oranais accompagnés au piano par Mustapha Aribi et à la guitare Badis Slimane et Wassila Belkheir à la clarinette.
Lynda Graba

 

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