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Le ministre de l’agriculture a Bordj Bou-Arreridj : Appel aux investisseurs à s’orienter vers l’agro-alimentaire

La wilaya de Bordj Bou-Arréridj qui a une double vocation, agricole et industrielle, peut tirer profit de cette dualité.

PUBLIE LE : 14-04-2014 | 23:00
D.R

C’est ce qu’a indiqué M. Abdelouahab Nouri, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, qui a effectué une visite de travail dans la wilaya. Le membre du gouvernement a appelé les investisseurs à s’orienter vers la transformation de produits agricoles et rappelé que la wilaya a consacré une zone industrielle, celle de Ras El Oued en l’occurrence, au secteur agro-alimentaire.
Il a noté que la wilaya qui a bénéficié de projets importants pour l’amélioration de son approvisionnement en eau potable avec les grands transferts hydriques en cours de réalisation peut disposer des moyens pour l’irrigation des terres dont les agriculteurs ont besoin. M. Nouri qui a visité la ferme pilote Abassi-Larbi, située dans la commune de Sidi Mebarek, a annoncé qu’une séance de travail sera tenue dans les prochains jours pour lever les contraintes rencontrées en matière d’imposition. L’Etat, qui a fourni des sommes colossales pour soutenir les agriculteurs, va les accompagner durant toutes les étapes, a déclaré le ministre qui a été interpellé sur la taxe imposée aux semences qui ne sont pas considérées comme des projets de large consommation.
M. Nouri s’est rendu également à la laiterie de Medjana qui produit entre 6.000 et 7000 litres par jour et à la minoterie de Gerbior appartenant au groupe Benhamadi qui met sur le marché 240 tonnes de semoule par jour.
Le ministre, qui a reconnu la persistance du problème des matières premières, a annoncé que la question devra être traitée prochainement par le gouvernement.  « Nous ne pouvons pas laisser l’appareil de production à l’abandon, a-t-il affirmé, la satisfaction des besoins des opérateurs signifiera une doublement des importations de lait en poudre et de céréales. » Il a donné l’exemple de l’OAIC qui ne peut pas, a-t-il précisé, augmenter ses achats sur le marché international parce que ses moyens sont limités, même le partenaire rencontre des problèmes.
En attendant vous pouvez vous approvisionner  sur le marché international a indiqué le ministre aux opérateurs qu’il a rencontrés. S’il faut que l’Etat assure, lui-même, les approvisionnements il le fera. Mais cette décision devra être acceptée par tous, a ajouté M. Nouri. Le ministre qui est passé dans une pépinière de la commune d’El Ksour, a apprécié le redéploiement engagé en matière de plantation d’arbres fruitiers qui ont fait du sud de la wilaya une région spécialisée en oléiculture, tout comme l’était le nord et de culture des légumes secs qui occupe une partie des terres en jachère.
« Vous devez poursuivre cet effort pour satisfaire les besoins du marché national pour ces produits.»
Rappelons que la wilaya qui dispose d’une surface agricole utile de l’ordre de 187.847 hectares a eu une récolte de 1.654.928 quintaux de céréales, 1.394 quintaux de légumes secs 235.184 quintaux de produits de maraîchage, 132.153 quintaux de produits d’oléiculture, 157.900 quintaux de viandes blanches et 73.699 quintaux de viande blanche.

La superficie des périmètres irrigués sera portée à 2,5 millions d’hectares d’ici à 2019
La veille, à Bouira, le ministre a annoncé que l’Etat prévoit de porter, à court et à moyen termes, à 2,5 millions d’hectares la superficie des périmètres irrigués au niveau national,  afin de  booster la production agricole. « Pour le prochain quinquennat (2015-2019), l’Etat s’est fixé pour objectif de porter à 2,5 millions d’hectares (ha) la superficie nationale des périmètres irrigués, qui est actuellement estimée à 1,2 million d’ha », a déclaré le ministre lors d’une visite d’inspection du périmètre irrigué des Aribs (2.200 ha) à Ain Bessam.
M. Nouri a précisé, à ce propos, que « le président a instruit les ministères de l’Agriculture et de l’Hydraulique de travailler en ce sens afin de renforcer la production agricole et assurer une meilleure sécurité alimentaire au niveau national.»
En marge de sa visite dans la wilaya, qui l’a conduit dans différents projets de son secteur, le ministre s’est rendu dans une importante coopérative avicole privée dans la commune de Guerrouma, où il a encouragé l’investisseur en lui promettant de l’aider pour l’extension de cette unité qui produit 84.000 tonnes de viandes blanches annuellement et emploie 38 travailleurs. Dans la commune d’Ain Bessam, il a visité une unité de stockage de semences de pomme de terre, où il a écouté un exposé détaillé sur les indicateurs du secteur de l’agriculture au niveau local.
F. D.

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Parvenir à la sécurité alimentaire
Le secteur de l’agriculture s’achemine vers l’autosuffisance, classée comme priorité dans les  programmes de développement lancés par la tutelle. En effet,  l’or vert, requiert une place en vue pour devenir une activité stratégique qui contribue à la réduction de la facture alimentaire, destinée à l’importation de toutes sortes de produits. Durant les seuls neufs mois de l’année 2013, les importations algériennes se sont élevées  à plus de 7 milliards de dollars.  L’effort,  en termes,  de développement de ce créneau  ressort tant sur le plan de la quantité que de la qualité. L’agriculture, confinée autrefois dans les seuls créneaux des céréales, s’élargit pour produire des fruits et légumes, exportés, par des particuliers, aujourd’hui, vers certains pays,  notamment avec la création de filières, qui ont boosté la production nationale et organisé la profession.  
C’est une réalité, près de 80% des dossiers de demande de concessions pour l'obtention de contrats d'exploitation agricole ont été régularisés dans le cadre de contrats d'exploitation agricole. L'opération de régulation des exploitations agricoles dans le cadre des actes de concession avait été prolongée plus d'une fois en raison du retard accusé dans le traitement des demandes estimées à plus de 200.000 dossiers. La volonté de réhabilité  le secteur agricole est confirmée par la politique du renouveau agricole et rural, engagée depuis 2008, qui s’articule sur  le renforcement des capacités humaines et de l’appui technique aux producteurs, le développement des superficies destinées à l’agriculture ainsi que la mise au point de nouvelles technologies et leur transfert rapide en milieu producteur. L’accent est mis, ces dernières années, sur l’agriculture saharienne, appelée, dans les  années à venir, à jouer un rôle majeur pour parvenir à l’autosuffisance.  
L’Algérie de demain reposera sur l’agriculture saharienne qui fournit déjà plus de 18% des besoins agricoles du pays et l’objectif est d’atteindre 30% à l’horizon 2019. La politique nationale se dote désormais d’outils et de mécanismes pour améliorer les rendements agricoles au niveau  de toutes les wilayas du Sud qui se sont mises à l’agriculture. Un défi que compte relever la tutelle pour parvenir à la sécurité alimentaire.
Samia D.
 

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