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Croissance : La Chine devrait enregistrer en 2014 sa pire performance économique

L’économie chinoise a connu un fort ralentissement au premier trimestre et devrait enregistrer cette année sa pire performance depuis un quart de siècle, selon un panel d’analystes, alors que le pays assure maintenir le cap de ses réformes.

PUBLIE LE : 15-04-2014 | 0:00

L’économie chinoise a connu un fort ralentissement  au premier trimestre et devrait enregistrer cette année sa pire performance depuis un quart de siècle, selon un panel d’analystes, alors que le pays assure maintenir le cap de ses réformes. Sur les trois premiers mois de 2014, le produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale devrait avoir progressé de 7,3% par rapport au 1er trimestre 2013, selon la prévision médiane de ce panel de 13 économistes.
Pour eux, le chiffre officiel de la croissance, qui sera publié demain par le gouvernement, devrait donc marquer une nette décélération par rapport  au trimestre précédent (+7,7%). « C’est un début d’année très maussade, et les principales statistiques publiées ces derniers mois ont été assez décevantes », a souligné Sun Junwei, économiste chez HSBC, pointant notamment la contraction continue de l’activité  manufacturière. « La conjoncture s’est encore dégradée et les niveaux de la production  industrielle comme des investissements en capital fixe indiquent un affaiblissement  général », a renchéri Wendy Chen, de la banque Nomura.
Le gouvernement chinois, engagé depuis l’an dernier dans un ambitieux programme de réformes économiques et financières s’est fixé pour 2014 un objectif  de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du pays depuis 1990. Les experts tablent quant à eux en moyenne sur une croissance de 7,4% cette année. En 2013, le PIB chinois avait crû de 7,7%, répétant sa performance de 2012, soit déjà un plus bas depuis 13 ans. Pour nombre d’analystes, le gouvernement chinois pourrait engager des mesures d’assouplissement monétaire et des coups de pouce fiscaux, dont un abaissement du taux de réserves obligatoires imposé aux établissements financiers chinois, afin de les inciter à offrir davantage de prêts aux entreprises. Pékin compte s’appuyer ainsi sur des politiques d’«ajustements» pour  soutenir sa croissance, mais n’envisage pas de plan de relance. Le Premier ministre, Li Keqiang, a expressément exclu la semaine dernière des «mesures significatives» supplémentaires pour doper l’activité. « Nous n’avons pas besoin de mettre en place de grandes politiques (de relance) », mais la situation économique pourrait « nécessiter de modestes mesures d’ajustement », a-t-il expliqué dans la presse officielle.
 

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