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Sellal à Alger : Clôture de campagne en apothéose

M. Abdelmalek Sellal a la radio chaine III : « Mettre en place une Algérie nouvelle afin de permettre à la jeune génération de conduire le pays »

PUBLIE LE : 14-04-2014 | 0:00
D.R

Au dernier jour de la campagne électorale, dans une salle archicomble, qui ne pouvait contenir la forte présence des sympathisants du candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika, son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, a précisé, que le 17 avril, « est un rendez-vous décisif pour  l’avenir de la démocratie en Algérie », notamment pour la poursuite de son évolution entamée depuis l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika en 1999.

«On doit tous nous unir, constituer une seule force et une seule voix pour dire « oui » à la sécurité, la sérénité, la paix, la réconciliation et le développement de l’Algérie et du peuple Algérien. Nous devons être à la hauteur de cet événement pour démontrer au monde entier que l'Algérie est forte grâce à son unité et sa cohésion  »,  a-t-il dit dans l’immense enceinte de la coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf. Devant un public totalement acquis, Sellal a appelé  à « la vigilance », pour la simple raison que « l’Algérie vit toujours dans un environnement géopolitique très difficile ». Aussi, ajoute-t-il : « Je tiens à vous mettre en garde. Il ne faut pas que vous vous trompiez,  parce que nous sommes entourés de pays qui ont  beaucoup de problèmes. Le monde aussi connaît des problèmes, politiques, économiques. Donc il est nécessaire qu’on veille sur la sécurité de notre pays, et au vu de l’expérience acquise, seul le candidat Bouteflika  peut assurer cette stabilité et cette sécurité. Nous ne permettrons à quiconque de nous menacer ou de nous faire peur. Cela est inadmissible. L'urne est l'unique voie pour trancher entre les candidats en lice. Nous œuvrons pour le bien de tous et nous sommes contre l'exclusion. Notre cœur est toujours ouvert pour tout le monde, même pour ceux qui ne nous aiment  pas. Notre main restera toujours tendue à tous et cela est l'essence même de la politique de réconciliation nationale prônée par Abdelaziz Bouteflika qui continuera à l’appliquer », a-t-il affirmé, en promettant une lutte « sans merci » contre ces fléaux de la vie moderne et qui sont l'exclusion, la bureaucratie et la corruption.  Il a souligné à l’assistance qui n’a cessé de scander, « Bouteflika président », qu’ « il faut se souvenir  de l’isolement, du mépris et du rejet non déclaré que subissait notre pays, pendant que des milieux hostiles s’évertuaient à jeter le discrédit sur le peuple algérien, son Etat, son Armée Nationale Populaire, ses autres corps de sécurité et toutes les forces vives de la nation », en précisant que « seul Bouteflika a pu changer  cette image de l’Algérie et lui a rendu sa place et son rôle sur la scène régionale et internationale ». Il  a ajouté à cet effet, que « ces lourdes hypothèques qui obscurcissaient l’horizon du pays sont désormais du domaine du passé, grâce aux réalisations phares enregistrées dans tous les domaines, du programme tracé par le Président de la République,  et qui ont replacé l’Algérie sur une trajectoire assurée de paix et de sécurité, de stabilité, de développement et de progrès ».

« L’Algérie a besoin aujourd’hui, d’un homme de la trempe de Bouteflika »

Dans ce contexte, Sellal a réaffirmé l'engagement du candidat qu'il représente à poursuivre l'œuvre d'édification d'un Etat « fort et démocratique garantissant les droits et les libertés de tous les citoyens algériens ». Il a fait savoir pour ce qui est du programme du candidat président,  qu’il  compte concrétiser, celui-ci concerne l’instauration d'une   « Algérie nouvelle » devant préparer le terrain à l'élite intellectuelle composée de la génération post-indépendance, de prendre le relais dans la gestion des   affaires du pays. Sellal s'est adressé plus particulièrement aux  jeunes en leur affirmant que tous leurs problèmes seront résolus, les appelant à "ne pas se laisser manipuler par ceux qui ne veulent pas du bien à l’Algérie ».
Il a en outre réitéré l’idée de renforcement du "front interne" par la poursuite de la politique menée par   M. Bouteflika depuis 1999 en vue de bâtir "une Algérie forte alliant modernité  et authenticité, et préservant son identité basée sur l'islam, l'arabité et  l'amazighité", ce qui a eu l’heur de plaire à ces jeunes venus des quatre coins du pays, qui l’ont ovationné à tout rompre, lui laissant amplement le temps de reprendre son souffle. Emporté par l’élan populaire qui a créé une véritable symbiose entre lui et son public, Sellal dira que « L’Algérie a besoin aujourd’hui, d’un homme de la trempe de Bouteflika,  capable de la mener le pays à bon port », rappelant sous les applaudissements et les acclamations de "one,  two, three, viva l’Algérie". Dans ce contexte il évoquera le problème du rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la wilaya de Ghardaïa en ces termes : "Si Bouteflika est réélu pour un nouveau mandat, la première mission  qui incombe au prochain gouvernement sera celle de rétablir la paix, la quiétude, et la stabilité dans la région", s'est-il engagé. Et c’est dans cette ambiance festive, celle des grandes occasions, qu’il s’est engagé devant l’assistance, à ce que « toutes les promesses seront tenues et que  tous  les efforts de développement seront poursuivis ». Il a fait savoir que les programmes lancés pour relever les défis du développement à travers la diversification des capacités productives, ainsi que la création d’emplois dans le cadre d’une stratégie de développement durable, inclusive  et équitable « seront intensifiés ». Ceci de même qu’un soutien appuyé sera accordé aux jeunes qui veulent s’engager dans des projets de petites entreprises à travers les dispositifs Ansej, Angem. En dressant un premier bilan sur les meetings qu'il a animés durant la campagne électorale à travers plusieurs wilayas du pays, Sellal a souligné que la forte présence du public  au soutien du candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika  prouve toute sa popularité. « Nous avons un serment envers l'Algérie et envers notre candidat Abdelaziz Bouteflika et nous devons le respecter jusqu'au bout ». Un serment qui prend effet en appelant  les Algériens à  soutenir le  programme du président candidat président Abdelaziz Bouteflika, en se dirigeant en masse aux urnes le 17 avril prochain pour dire « oui » à la poursuite de la stabilité et la modernisation de l’Algérie.
Kafia Ait Allouache

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M. Abdelmalek Sellal a la radio chaine III :
« Mettre en place une Algérie nouvelle afin de permettre à la jeune génération de conduire le pays »

« Le  programme du candidat Bouteflika  est axé sur un quinquennat pour une vie politique et institutionnelle nourrie du débat contradictoire et par les intérêts supérieurs du pays », a notamment indiqué hier sur les ondes de la Radio algérienne, Chaîne III, M. Abdelmalek Sellal, directeur, pour la troisième fois consécutive, de la campagne du Président sortant. Il a fait remarquer que le candidat Bouteflika «  veut en quelque sorte donner un cap nouveau à la vie politique et institutionnelle en Algérie ». Il s’agit, selon M. Sellal de mettre en place « une Algérie nouvelle » qui devra « permettre à la génération nouvelle de conduire le pays ».
L’objectif visé, par ce programme est « la nécessité d’asseoir plus de démocratie, une démocratie participative et sociale, tout en permettant le débat contradictoire. C’est ce qu’il souhaite proposer pour achever le travail annoncé depuis quelque temps », précise M. Sellal.
Concernant la manière de procéder, M. Sellal, revient sur ce que le candidat Bouteflika a annoncé, à savoir « la révision constitutionnelle au cours de cette année ». Pour M. Sellal « le travail a déjà été entamé » suite sa rencontre, en tant que Premier ministre, avec  l’ensemble des partis politiques afin d’entendre leurs propositions.
« Une commission a été installée, suite à cette rencontre pour commencer à étudier le projet. Elle a terminé son travail, mais le temps nous a pressés », a-t-il expliqué.
Pour M. Sellal « si le candidat Bouteflika est élu, il y aura cette révision en matière des libertés, le respect des droits de l’homme, donner plus de prérogatives au pouvoir constitutionnel, à l’opposition, revoir la question des mandats… ».
 « C’est là une ouverture et une manière d’asseoir une République nouvelle où le citoyen sera au centre des affaires du pays », relève-t-il.
A une question liée à l’éventuelle adoption du modèle parlementaire, M. Sellal répond par un niet catégorique, car on n’est pas encore prêt à cette vision qui s’appliquera très difficilement pour notre pays. « Nous sommes un pays relevant du système présidentiel. Nous le resterons, parce que ce n’est pas l’ensemble des fondements de la Constitution qui vont être revus. C’est un peu la mise en œuvre des prérogatives de chaque institution, mais le chemin global restera et sera en régime présidentiel où le Président de la République à l’ensemble des prérogatives, mais il se pourrait qu’il donne un peu plus de pouvoir au Premier ministre », souligne-t-il.

Des lignes rouges à ne pas franchir
Pour ce qui du poste de vice-président,  M. Sellal précise que cette question n’est pas à l’ordre du jour pour le moment, « quant le débat sera ouvert pour la révision constitutionnelle, la question pourra être discutée, car le dernier mot reviendra au Président de la République, parce que c’est lui qui présentera son projet, soit par voie référendaire, soit au niveau du Parlement », a-t-il dit.
Abordant le thème de consensus national,              M. Sellal insiste sur l’ouverture, dans une première phase, du débat contradictoire, par le Président de la République avec les composantes politiques du pays. « A travers cette rencontre, le Président essayera de trouver un consensus maximal, qui ne touche ni de près ni de loin les intérêts supérieur du pays, à savoir l’unité, la stabilité, les constantes nationales, les acquis et les composante du pays. Il faut s’améliorer avec le consensus, mais il y a des lignes rouges qui touchent aux fondements du pays à ne pas franchir. L’indépendance du pays, la remise en ordre et la réconciliation nationale ont été chèrement acquises, le peuple et les citoyens ne permettront jamais qu’on remette en cause leur liberté, leur citoyenneté et la stabilité du pays », indique-t-il.
Questionné sur les notions qualifiant le mandat du candidat Bouteflika de « continuité du processus » engagé depuis 15 ans sur les plans politique, économique et social et le « renouveau politique », M. Sellal répond « quant on parle de continuité c’est en terme de vision afin d’améliorer d’avantage la situation globale du pays et du citoyen. Mais lorsqu’on aborde le renouveau politique, on va vers  l’affermissement d’une manière définitive, d’un système politique national avec la création d’une démocratie participative et apaisée où tous les Algériens se retrouvent », explique-t-il.
Il a dans ce cadre, insisté sur la nécessité de « changer les habitudes de gestion en se soumettant tous, à la loi et en impliquant l’intelligentsia du pays qui « doit participer à cette mission pour la bonne gestion du service public ».
S’agissant de la deuxième république, M. Sellal a expliqué cette notion par « une vision d’une République rénovée ». Et d’ajouter « il faut arriver à créer un Etat où chaque institution respecte ses compétences et ses prérogatives, afin qu’il n’y ait pas de dépassement d’institution sur institution. Chaque partie doit jouer son rôle en respectant ses attributions. Il n’y aura qu’un seul arbitre, un juge c’est l’institution présidentielle ».
Pour M. Sellal il y a lieu d’aller « le plus rapidement possible » sur la vision d’un Etat où c’est « la citoyenneté qui prime ». « Il s’agit d’un Etat moderne, avec une gestion moderne et où les agents publics, à savoir les élus doivent exercer pleinement leurs responsabilités sans dépassement de l’un sur l’autre », a-t-il dit.

Laisser le peuple choisir par la voie des urnes
Toujours dans ce même contexte, M. Sellal a appelé à aborder les questions qui se posent sans toutefois avoir peur de les transcender afin de trouver la bonne solution.
Concernant la réduction du service national à 12 mois, M. Sellal précise que cette question relève d’une décision du gouvernement et « c’est une manière d’annoncer une bonne nouvelle aux jeunes algériens ».
Il a précisé par ailleurs que cette décision est prise parce que, « l’armée nationale se professionnalise de plus en plus et qu’elle a des capacités meilleures. Ceci dit les jeunes Algériens doivent participer au service national, tout en pensant à organiser leur vie pour le futur », précise-t-il.  
Répondant à ceux qui appellent à une période de transition, M. Sellal trouve qu’il ne peut y avoir  de transition dans un pays qui connait un système constitutionnel depuis l’indépendance. « On a toujours vécu avec des institutions, une administration qui fonctionne, même s’il y a des insuffisances. La question c’est de faire évoluer la vision et la démarche et baliser définitivement l’ensemble des actions institutionnelles. C’est une culture de politique nouvelle qu’on doit prendre en charge dorénavant », a-t-il noté.
Tout en insistant sur le principe de « se faire confiance » tout en cessant d’utiliser « un discours de défiance, de haine et de méchanceté », il a appelé à  « laisser le peuple choisir par la voie des urnes », d’autant plus que les éléments de contrôle existent ».
Il a estimé par ailleurs, que la campagne électorale s’est déroulée dans « des conditions acceptables », malgré les quelques dépassements enregistrés dans certains endroits. « Nous qui menons la campagne au profit du candidat Bouteflika, on a tout fait pour ne pas utiliser les moyens de l’Etat. On a respecté tout le monde. Notre discours a été toujours extrêmement propre », a-t-il fait remarquer.
En terme de financement de la campagne électorale, M. Sellal estime que son candidat n’a jamais été privilégié par rapport aux autres candidats. « C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnes qui soutiennent le Président, mais pour le financement,  beaucoup de partis, la plupart des organisations de masse, une grande partie de la société civile qui le soutiennent et qui utilisent leurs moyens pour la campagne électorale.       
Sarah Sofi

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