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Élection présidentielle du 17 avril, Dernier jour de la campagne électorale : Rendez-vous avec un destin national

Le Président Abdelaziz Bouteflika, l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, le secrétaire général du Front national algérien (FNA) Moussa Touati, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, le président de Ahd 54, Ali Faouzi Rebaine, et le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaid… sont désormais face aux citoyens et aux 23 millions d’inscrits appelés à exprimer leur choix jeudi prochain.

PUBLIE LE : 14-04-2014 | 0:00
D.R

La campagne électorale prend fin aujourd’hui. Le Président Abdelaziz Bouteflika, l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, le secrétaire général du Front national algérien (FNA) Moussa Touati, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, le président de Ahd 54, Ali Faouzi Rebaine, et le président du Front El Moustakbel, Abdelaziz Belaid… sont désormais face aux citoyens et aux 23 millions d’inscrits appelés à exprimer leur choix jeudi prochain. Une élection qui va se dérouler sous le regard de 200 observateurs de l’Union africaine, 130 de la Ligue arabe, une trentaine de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), des experts des Nations unies et de l’Union européenne (UE), des analystes du National Democratic Institute (NDI) des Etats-Unis et des personnalités indépendantes, essentiellement européennes.
Au-delà des options politiques et idéologiques exprimées, la campagne électorale a été un moment d’une grande richesse thématique (non dénuée de sa dimension polémiste) qui a confirmé, encore une fois, l’importance dans la formation de la conscience nationale d’une étape essentielle pour cristalliser le corps électoral autour de cette échéance. Chacun des six candidats ou leurs représentants ont fait preuve de pédagogie, persuasion, clarté dans leur argumentaire et de leur capacité à cerner la complexité du changement social et a proposer des solutions économiques et des alternatives politique, en somme, à incarner le corps national.
On l’a vu durant toutes ces journées, la campagne a provoqué le débat, nourrit la confrontation des programmes et, au final, popularisé des questions qui sont abordées dans des cercles restreints voire élitiste. Comment relancer l’appareil productif, enclencher la dynamique industrielle qui nous guérira du syndrome hollandais, libérer les initiatives locales, permettre une réelle gouvernance ont été, avec les analyses et propositions déduites sur l’avènement d’une deuxième république, du renouveau national ou le rapport du pays aux conflits régionaux et enjeux sécuritaires, des thèmes récurrents.
Certes, les six candidats portent des programmes différents, des priorités et des angles d’attaques différenciés, mais qui ont cette particularité d’avoir un socle commun : permettre à l’Algérie de sortir encore plus forte de cette échéance, encore plus soudée en ce qui concerne les enjeux à venir. De cette vision commune, ont émergé deux attitudes : celle qui prône la rupture et l’avènement d’une « seconde république » et celle qui, confortée par les réalisations socioéconomiques accomplies et la stabilité de ses institutions prône la poursuite et le parachèvement de tout ce qui a été fait durant les trois mandats du Président Bouteflika. D’une part une vision libérale qui vise a accentuer rapidement l’arrimage au marche mondial et, d’autre part, une démarche prudentielle qui sans nier la nécessité de cette voie veut y accéder en dressant des balises pour protéger les catégories sociales vulnérables et les entités économiques nationales. Reconnaissons, toutefois, que c’est sur le plan économique que les clivages ont été les plus marqués. En effet, trois positions se sont affrontées à travers les meetings : libéralisme, économie de marché avec un rôle régulateur à l’Etat et, enfin, un fort interventionnisme de la puissance publique avec une institutionnalisation du sol et du sous-sol pour les soustraire aux jeux politiques.
Cette campagne électorale a aussi été marquée par l’irruption brutale des réseaux sociaux. Les candidats et leurs soutiens à travers d’innombrables microblogger se sont livrés à une féroce bataille accentuée par une dérive langagière. Il faut, d’ailleurs, noter qu’à de nombreuses reprises le discours électoral a plus fait appel à l’émotion et à la passion en lieu et place du programme proprement dit. Au final, vis à vis de l’histoire, chacun des candidats aura pris ses responsabilités.
M. Koursi

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