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Le SG du Haut-Commissariat à l’Amazighité au Forum d’El Moudjahid : « Le 34e anniversaire du printemps amazigh sera célébré à la faculté centrale d’Alger »

34e anniversaire du « Printemps amazigh » : Le HCA établit un programme national de célébration

PUBLIE LE : 14-04-2014 | 0:00
Photos : Louiza

Le Haut-Commissariat à l’Amazighité a choisi, comme symbole fort, la faculté centrale d’Alger, plus précisément l’amphithéâtre où enseignait Mouloud Mammeri, pour marquer la célébration officielle, pour la première fois, du printemps amazigh. C’est ce qu’a déclaré, hier, au Forum d’El Moudjahid, M. Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, qui, par la même occasion, a appelé à la dépolitisation de la question de l’amazighité, tout en soulignant que sa promotion passe par l’université et qu’il est temps de la restituer à cet espace scientifique.   

Si El Hachemi Assad, désigné à la tête du HCA au mois de  janvier dernier voit dans la célébration du printemps amazigh  une participation au rayonnement de l’amazighité dans toutes ses dimensions.
Et c’est pour donner une connotation particulière à cet anniversaire, qui se veut un hommage symbolique à Mouloud Mammeri, que le HCA a donné le  titre « officiel » à cette célébration, dont le coup d’envoi se fera à partir d’Alger, qui sera élargie à toutes les wilayas, avec pour objectif de restituer l’amazighité à l’université.  
« Nous voulons célébrer le 34e anniversaire du printemps amazigh dans la convivialité, avec pour toile de fond une fusion générationnelle.  
« A cet effet, nous avons décidé d’organiser une rencontre regroupant des enfants, apprenants de la langue amazigh, avec ceux qui ont milité pour que l’amazighité trouve son espace d’expression », a tenu à préciser M. Si El Hachemi Assad.
A l’occasion des festivités du printemps amazigh, un plan de charge ambitieux axé sur un cycle de rencontres scientifiques et culturelles, sera lancé à partir du 20 avril. Cette initiative qui sera menée à travers les différentes wilayas du pays, constitue une grande opportunité pour une  rencontre de l’Algérie profonde.  
 Le SG du HCA ne s’en cache pas que l’amazighité a gagné du terrain, mais quelques problèmes subsistent encore.
C’est pourquoi, il estime nécessaire de procéder, d’abord, à un état des lieux pour pouvoir recenser les acquis et détecter les défaillances.
 Une démarche, plus qu’importante, car dit-il, « c’est le seul moyen d’avancer sereinement ».
Des batailles ont été gagnées, il citera pour exemple, l’institutionnalisation du festival du film amazigh. Le combat, aujourd’hui, est de le rendre itinérant. Autre victoire, la nomenclature de 300 prénoms amazighs. Selon M. Assad, le décret est au niveau du secrétariat  général du Gouvernement.
Des revendications ?
Il y en a encore, telles que faire de Yennayer une fête nationale, et son classement patrimoine culturel.
 Des requêtes qui attendent toujours une réponse.  Le plus grand défi, aujourd’hui, pour M. Assad est de donner un nouveau souffle au HCA, dont les  principales missions sont la réhabilitation et la promotion de l’amazighité en tant qu’un des fondements de l’identité nationale, et comme point de départ de la nouvelle vision incarné par M. Assad, le relooking du site web de cette institution relevant de la présidence de la République. Pour le nouveau premier responsable du HCA : « A l’ère du tout-numérique, le HCA lifte depuis peu sa stratégie de communication axée désormais sur les TIC et sur le primat de l’information en temps réel et utile.  De quoi rendre facile le travail de récolte du labeur méconnu jusque-là des institutions partenaires et de la communauté universitaire nationale.
Désormais, le HCA fait sienne l’option dite de proximité qui consiste à conquérir le terrain de la création scientifique et culturelle en le consolidant par un partenariat fécond avec les institutions universitaires »,  et justement, pour cette année, le HCA procèdera à la signature de conventions de partenariat et de coopération avec les institutions scientifiques de recherche en Algérie et à l’étranger.
L’objectif est d’asseoir un partenariat scientifique, pédagogique et culturelle. Par ailleurs, dans le cadre du lancement de son programme éditorial pour l’année 2014, un appel a été lancé à tous les auteurs en possession de projets d’éditions inédits en tamazight, d’autre part,  le HCA vient de lancer un appel à projets d’études pour la réalisation de travaux de recherche relatifs à l’aménagement et au développement de la langue amazigh dans toutes ses variantes linguistiques.
M. Assad a également annoncé que les œuvres, cinq noms de la littérature algérienne, seront traduits en amazigh.
Les grandes nouveautés pour le HCA restent, incontestablement, l’intérêt porté à la formation destinée aux formateurs ; l’élaboration d’un fichier de compétence et le financement des projets des associations culturelles qui activent dans le domaine de la promotion de l’amazighité.
Nora Chergui

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34e anniversaire du « Printemps amazigh »
Le HCA établit un programme national de célébration  

Le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA) a  élaboré à l’occasion du 34e anniversaire du « Printemps amazigh » (20 avril 1980) un ambitieux programme national de célébration devant s’étaler du 20 avril au 21 septembre 2014.
Le coup d’envoi des festivités sera donné le 20 avril à Alger, Tizi-Ouzou, Oran, Boumerdès et Bouira, pour s’y poursuivre jusqu’au 25 du même mois. Projection de films en rapport avec l’amazighité, dont Le fils de l’Amazigh  vivra, réalisé par Si El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA, des hommages à Mouloud Mammeri et Mohamed Idir Ait Amrane pour leur apport à la cause amazigh, ainsi qu’une table ronde consacrée à l’évaluation de « l’évolution du dossier de l’amazighité en Algérie » sont, entre autres, les activités programmées du 20 au 25 avril courant.
Ces activités seront relayées, du 30 avril au 4 mai, par des sorties sur le terrain dans les wilayas d’El Bayadh, Nâama et Ouargla.
Les 7 et 8 juin, le HCA projette d’organiser un colloque international à Azazga (Tizi-Ouzou) sur un thème spécifique à l’une des missions qui lui  sont dévolues, et ce, avant de marquer une halte à Bouira, Boumerdès et Béjaia, du 12 au 19 juillet, avec au menu des soirées de littérature amazigh.
Du 2 au 15 août 2014, il a été retenu l’organisation, à Jijel, d’un camp d’été national de formation destiné exclusivement aux meilleurs élèves  de tamazight de l’ensemble des wilayas concernées par l’enseignement de cette langue.
Un colloque international intitulé : « Massinissa au cœur de la consécration  du premier Etat numide » sera organisé les 20 et 21 septembre à El Khroub (Constantine), région où se trouve le mausolée de ce célèbre roi numide.
Selon le programme, la ville de Bouira accueillera enfin du 6 au 9 septembre un Salon national du livre et du multimédia amazighs, manifestation qui sera précédée par l’organisation d’une journée d’étude sur « La polysémie dans la langue amazigh ».

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Tamazight
Cap sur la généralisation de l’enseignement et de la formation

En mettant l’accent sur la généralisation de l’enseignement et la formation des encadreurs, le nouveau secrétaire général du Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), Si El Hachemi Assad, a certainement vu juste. Invité à s’exprimer sur les festivités de commémoration du printemps amazigh qui s’ouvriront le 20 avril prochain, à Alger, Tizi Ouzou et Boumerdès, l’hôte du forum d’El Moudjahid, a rendu public la feuille de route de son institution en axant particulièrement ses propos sur les ressources humaines et la nécessité d’assurer un enseignement de qualité, adossé à une formation adéquate pour les personnels d’encadrement afin de promouvoir concrètement tamazight en Algérie. En effet, l’ancien commissaire du Festival culturel national du film amazigh, qui a succédé au regretté Idir Aït Amrane à la tête du HCA, vient avec une vision nouvelle, une démarche pragmatique et l’obligation de résultats, permettant de traduire sur le terrain la dimension nationale de tamazight, en portant son enseignement dans plusieurs régions du pays comme Tlemcen, El Bayadh, Ouargla, Ghardaïa, Tébessa, Naâma…
La qualité du livre scolaire et l’élargissement de l’introduction de tamazight dans les programmes des radios régionales, sont les autres satisfactions enregistrées dans ce domaine, a ajouté le conférencier, avant de rappeler la nécessité de faire aujourd’hui un état des lieux de l’enseignement de tamazight en Algérie, qui permet de consolider les acquis tout en essayant de trouver des solutions aux problèmes en suspens.
 M. Si El-Hachemi Assad a déploré à cette occasion la régression, ces dernières années, de l’enseignement de la langue amazigh dans les écoles, qui touche actuellement 10 wilayas contre 16 en 1999, en appelant à une révision de la stratégie adoptée dans ce domaine. Si l’effort d’enseignement s’est maintenu, le nombre d’apprenants aurait dépassé les 235.000 enregistrés en 2013. Idem pour les encadreurs, sachant que le nombre d’enseignants de  tamazight en exercice est limité à 1.694, selon les chiffres de 2013, alors que  3.646 nouveaux diplômés de l’université chôment actuellement, a précisé le SG du HCA avant d’exprimer sa satisfaction d’apprendre l’existence de 25 docteurs d’Etat en tamazight en Algérie et l’ouverture d’une nouvelle filière de tamazight à l’université de Batna.
 Si El Hachemi Assad a conclu ses propos en plaidant pour la généralisation de l’enseignement de la langue amazigh, dans tous les paliers, la prise en charge de la formation des enseignants et la levée du préalable de la demande sociale.
Outre la nécessité de l’inspection des enseignants de tamazight, le conférencier a également émis le vœu de la promotion de tamazight à travers les médias locaux des 48 wilayas.
Mourad A.

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