jeudi 04 juin 2020 23:00:25

Forum économique algéro-espagnol : Privilégier une approche régionale complémentaire et intégrée

2e journée de la visite officielle en Algérie de M. Jose Manuel Garcia-Margallo Y marfil ministre espagnol des affaires étrangères

PUBLIE LE : 13-04-2014 | 0:00
D.R

Le volume des échanges entre les deux pays s’est chiffré à 15,5 milliards de dollars en 2013, soit une augmentation de 100% depuis 2010.

Premier client de l’Algérie et son troisième fournisseur, l’Espagne qui se débat dans une crise financière aggravée par des effets directs sur son économie, entend renforcer sa présence sur le marché algérien. Une option très étudiée au regard des projections économiques du pays mais aussi, à ses moyens financiers, par conséquent, sa solvabilité. D’autres indicateurs vont dans le sens de cette volonté des Espagnols, mais également des Algériens, d’œuvrer dans le cadre d’une « approche régionale complémentaire et  intégrée basée sur la préservation des intérêts communs ». En fait, le facteur de la proximité, l’engagement politique, culturel, économique, scientifique et énergétique, sont des dénominateurs communs qui plaident en faveur de l’objectif de consolidation de la coopération entre les deux pays. Le secrétaire général du ministère du Développement industriel et de la Promotion de l’investissement a fait part de cette démarche lors du forum économique algéro-espagnol organisé, hier, à l’hôtel El-Aurassi, en présence du ministre espagnol des Affaires étrangères, M. José Manuel Garcia-Margallo. M. El Hadi Makboul a affirmé, dans ce contexte que le volume des échanges entre les deux pays a atteint une « augmentation substantielle » entre 2010 et 2013, passant de 8,5 milliards de dollars à 15,5 Mds de dollars, soit 100% d’augmentation, un niveau « rarement » égalé avec les autres partenaires de l’UE. L’Algérie assure aussi, près de 42% des besoins de l’Espagne en gaz sachant que l’essentiel de nos exportations vers ce pays sont constituées d’hydrocarbures. La coopération qui demeure soutenue dans les secteurs de l’énergie, les transports, l’habitat, les travaux publics, les ressources en eau, autour de projets structurants, notamment dans le domaine de l’industrie dont le partenariat avec l’Espagne enregistre, depuis 2013, une dynamique notable, fera savoir l’intervenant. M. Makboul a rappelé que l’Etat algérien a mobilisé une enveloppe de 4 milliards d’euros pour la mise à niveau et la modernisation des entreprises ce qui a permis de finaliser des partenariats avec des entreprises étrangères qualifiées, avec cet objectif de « diversification de notre base industrielle » et d’encouragement des IDE. Près de 80 opérations de partenariats ont été conclus dans différentes filières (médicament, sidérurgie, agroalimentaire et textile). Des projets, a-t-il souligné, qui sont validés par le CPE et les sociétés mixtes créées ou en cours de création. Pour l’année 2013-2014, sept partenariats algéro-espagnols ont obtenu le soutien de l’Etat pour un montant de 3 milliards de dinars d’investissements  en cours de réalisation, et sont orientés vers la fabrication de véhicules industriels, des travaux publics, les matériaux de construction et la récupération et le recyclage de déchets, a-t-il affirmé. Une dynamique qui n’exclut pas le secteur privé qui constitue « le socle et l’avenir du pays », insistera M. Makboul.

269 entreprises espagnoles présentes sur le marché algérien
Selon l’intervenant, la coopération avec l’Espagne devra s’articuler autour de trois axes qui sont la consolidation de la coopération institutionnelle, l’appui au développement des PME, et le renforcement de l’investissement et du partenariat. A ce chapitre, l’intervenant relèvera une réponse espagnole à la demande du marché algérien indiquant, que le nombre des entreprises espagnoles activant dans la production industrielle, et le BTPH, en Algérie, sont en nette progression. Leur nombre est passé de 154 en 2011 à 269 en avril 2014 en référence au registre du commerce. Il s’agira pour les deux parties,  a-t-il souligné, de passer à un niveau de coopération qualitatif basé sur le transfert de technologie, d’expertise et de savoir-faire. Une phase qui exige la redynamisation du conseil d’affaires algéro-espagnol et la création d’une chambre mixte de commerce et d’industrie pour promouvoir le partenariat. Le directeur général de l’ANDI, a, pour sa part, énuméré les avantages consentis au titre de l’encouragement à l’investissement direct étranger tout en rappelant les indicateurs macroéconomiques qui concurrent à la stabilité du pays, et par conséquent à la sécurité des investissements. M. Abdelkrim Mansouri a indiqué que la démarche de l’agence privilégie le partenariat sur la base d’avantages incitatifs, et de régimes d’avantages adaptés. Les données de l’ANDI pour 2013, indiquent que 40  projets espagnols ont été déclarés auprès de l’agence pour un montant de 1,679 Mds euros, dont 33 réalisés totalisant un montant de 1,484 Mds euros, soit 88%. M. Mohamed Amine Hadj Saïd, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, fera état de « convergence de vision et d’intérêts » soulignés dans le cadre du traité d’amitié, signé entre les pays, le 8 octobre 2002. Evènement en vertu duquel, cinq réunions de haut niveau ont eu lieu, la sixième étant prévue au courant du dernier trimestre de 2014 à Madrid, a affirmé le ministre. La coopération bilatérale est « un exemple de complémentarité entre le deux rives de la Méditerranée ». Aussi, l’immense potentiel, et la proximité géographique sont censés plaider pour le renforcement des liens de coopération, a fait savoir le ministre. Le ministre espagnol des affaires étrangères, M. José Manuel Garcia-Margallo, a rappelé, dans son intervention, le contexte de crise que vit son pays depuis 2007. Une crise aggravée, a-t-il noté, par « les dettes publiques et privées qui ont atteint  quatre fois le PIB du pays » et un déclin du secteur immobilier. La chute du PIB, la détérioration du revenu commercial, le déficit qui a atteint 10% du PIB, la chute sévère des comptes publics et des finances du pays, et la baisse sensibles des exportations de l’Espagne, soit 35 à 36% du PIB, sont autant d’arguments qui incitent le pays à mener une offensive pour tenter de rétablir son économie dans un contexte difficile. Le gouvernement espagnol qui compte s’investir davantage en Algérie pour redresser sa situation financière notamment, plaide pour une base juridique commune qui protégerait les intérêts communs. Le ministre espagnol des Affaires étrangères a été direct en affirmant que « la règle des 49/51 rend difficile la présence d’entreprises espagnoles en Algérie ».

Inquiétudes suite à la crise en Ukraine
Dans un point de presse organisé en marge du forum, M. José Manuel Garcia-Margallo a fait part des inquiétudes de l’Espagne, mais aussi de l’Europe quant à l’approvisionnement en gaz au regard de la crise qui sévit en Ukraine, d’autant plus, a-t-il indiqué que 24% des besoins de l’Europe en gaz proviennent de la Russie, et que les canalisations passent par l’Ukraine.  « La crise entre la Russie  et l’Ukraine a dévoilé la dépendance excessive de l’Europe au gaz naturel provenant de la Russie », a-t-il avoué. Il a également fait part de l’intérêt de son pays pour l’exploitation de la ressource énergétique en Afrique du Nord, notamment en Algérie. Il a également annoncé la mise en place d’un groupe de travail algéro-espagnol, doté de sous-groupes, prochainement pour développer la coopération économique bilatérale dans des domaines tels que les transports, la construction, le tourisme et l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, et le tourisme. L’Algérie et l’Espagne sont liées par un accord d’amitié, de bon voisinage et de coopération  engageant les deux parties à entretenir un dialogue politique constant.
D. Akila

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M. Yousfi reçoit le ministre espagnol  des Affaires étrangères 
Le Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi, a  reçu samedi à Alger le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo Y Marfil, en visite officielle en Algérie à l'invitation du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre. L'entretien qui "s'inscrit dans le cadre des rencontres périodiques de concertation et de dialogue politiques, conformément au Traité d'amitié, de coopération et de bon voisinage qui unit les deux pays, a permis d'examiner les voies et moyens à mettre en œuvre en vue de renforcer davantage le partenariat  stratégique initié en octobre 2002", a-t-on précisé de même source.  "A ce titre, et dans la perspective d'approfondir la coopération multiforme recherchée, les deux parties ont par ailleurs passé en revue les questions relatives à la préparation de la 6e Réunion de haut niveau algéro-espagnole prévue pour le dernier trimestre de l'année en cours", selon le communiqué.          
L'audience qui s'est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a par ailleurs "donné lieu à un échange de vues sur un certain nombre de questions régionales et internationales d'intérêt commun".
 

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Exercice 2013-2014  
Sept partenariats avec des entreprises espagnoles finalisés
Sept partenariats entre des entreprises algériennes et leurs homologues espagnoles pour un montant d’investissement de 3 milliards de dinars ont été finalisés durant l’exercice 2013-2014, a indiqué hier à Alger un responsable au ministère du Développement industriel et de la Promotion de  l’investissement. « Rien que pour l’exercice 2013-2014, sept opérations de partenariat  algéro-espagnol ont bénéficié du soutien de l’Etat », a précisé le secrétaire général au ministère, El Hadi Makboul, lors d’un forum économique algéro-espagnol  tenu en présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mohamed Amine Hadj  Saïd et du ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia-Margallo y Marfil, en visite en Algérie. Ces partenariats « stratégiques » avec des entreprises espagnoles leaders dans leur domaine, en cours de réalisation, sont orientés principalement vers la fabrication de véhicules industriels et de travaux publics, de matériaux  de construction ainsi que le développement d’activités de récupération et de recyclage de déchets, a-t-il ajouté. « L’ensemble des protocoles d’accords et des business plans à été finalisé avec l’élaboration des pactes d’actionnaires et la préparation de la mise en  production », a-t-il fait savoir, lors de cette rencontre à laquelle ont participé  une soixantaine d’entreprises espagnoles et des opérateurs économiques algériens représentants différents secteurs. Le volume des échanges entre les deux pays a connu une « augmentation  substantielle », passant de 8,5 milliards de dollars en 2010 à 15,5 milliards  de dollars en 2013, « un niveau rarement atteint » avec les autres partenaires  de l’Algérie, a indiqué M. Makboul. Cet échange est particulièrement porté par les exportations des hydrocarbures qui font que l’Algérie assure actuellement près de 42% de ses besoins en gaz, la plaçant ainsi comme « un partenaire important dans la zone méditerranéenne »,  a-t-il souligné. Selon ce responsable, la coopération économique avec l’Espagne demeure  « exemplaire et soutenue » dans les secteurs de l’énergie, des transports, de l’habitat, des travaux publics, des ressources en eau et de la culture, a-t-il soutenu.
APS

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Installation prochaine d'un groupe de travail algéro-espagnol pour développer  une coopération économique diversifiée 

Un groupe de travail algéro-espagnol sera mis en place prochainement pour développer la coopération économique bilatérale dans des domaines comme les transports, la construction, le tourisme et l'agroalimentaire, ont annoncé vendredi soir à Alger les ministres des Affaires étrangères des deux pays.          
S'exprimant lors d'un point presse au terme d'une séance de travail élargie aux délégations des deux pays, M. Ramtane Lamamra et son homologue espagnol, José Manuel Garcia-Margallo y Marfil, ont indiqué que ce groupe de travail sera installé dans le but de diversifier la coopération économique entre les deux pays.  

Ramtane Lamamra : “L’Algérie souhaite bénéficier de l’expérience espagnole’’       
 Saisissant cette occasion, M. Lamamra a fait savoir que l'Algérie souhaite bénéficier de l'expérience de l'Espagne dans des domaines hors hydrocarbures à l'instar du tourisme, la construction et le développement des petites et moyennes entreprises (PME).            

Une coopération diversifiée              
L'Algérie désire également, a-t-il dit, développer un partenariat avec l'Espagne pour relancer son industrie et renforcer ses infrastructures de base. "Nous invitons nos amis espagnols à renforcer leur présence sur le marché algérien et à contribuer au développement de l'investissement direct", a-t-il  soutenu. Le chef de la diplomatie algérienne a, par ailleurs, indiqué que "l'Algérie  et l'Espagne ont des choses à faire ensemble d'abord dans leurs relations bilatérales, qui sont en train de s'approfondir, de s'élargir et de s'étendre à beaucoup de domaines tels que le partenariat économique, la concertation et la coordination politique et diplomatique". "Nous avons des choses à faire ensemble au-delà même du bilatéral dans  la mesure où nos deux pays agissent dans des cadres de consultation et de coopération conjoints comme les 5+5", a-t-il affirmé.  "L'Algérie est liée à l'Union européenne (UE) par un accord d'association. Nous avons donc avec nos amis (espagnols), dont le pays est un membre clé de cet ensemble, un large éventail de questions d'intérêt commun dont nous discutons à chacune de nos rencontres".   
Des relations politiques qui se développent à "grande vitesse". Concernant ses entretiens avec son homologue espagnol, en visite officielle  de deux jours en Algérie, M. Lamamra a indiqué qu'ils avaient permis aux deux parties d'échanger des points de vue sur la situation au Maghreb, au Moyen-Orient, en Syrie, au Sahel, au Sahara occidental, dans le reste du continent africain, et en Ukraine. Pour sa part, le ministre espagnol a affirmé que les deux pays avaient convenu de renforcer leur coopération bilatérale dans divers domaines économiques. "Nous avons décidé d'avancer dans notre coopération dans plusieurs domaines en mettant en place un groupe de travail, doté de sous-groupes. Et nous avons déjà identifié le tourisme, l'énergie, les énergies renouvelables, l'agroalimentaire  et les transports", a-t-il expliqué. Rappelant que l'Algérie et l'Espagne étaient liées par un accord d'amitié, de bon voisinage et de coopération les engageant à entretenir un "dialogue politique périodique".
M. José Manuel Garcia-Margallo y Marfil a indiqué que les relations  politiques entre les deux pays se développaient à "grande vitesse" et que leur concertation politique était "permanente".
"Nous avons déjà eu une réunion de haut niveau à Alger et nous allons avoir une autre réunion de haut niveau cette année à Madrid comme le stipule l'accord conclu entre les deux pays", a-t-il fait savoir.       

L'Espagne à la rencontre des non-alignés en mai à Alger        
Selon lui, la réunion de Madrid sera précédée par des rencontres à caractère économique comme un forum des hommes d'affaires algériens et espagnols qui aura lieu prochainement à Madrid. S'agissant de l'accord d'association entre l'Algérie et l'UE, le chef de la diplomatie espagnole a estimé qu'"il y a un rapport étroit entre l'Algérie et l'UE mais c'est un dossier qui, de l'avis de l'Algérie et de l'Espagne, doit avancer plus vite que ce qu'il a fait jusqu'à présent". "L'Algérie a invité l'Espagne pour prendre part à une réunion des pays non-alignés qui va se tenir en mai à Alger", a-t-il indiqué confirmant ainsi la participation de son pays à ce rendez-vous.

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