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benmeradi a la radio chaine III : Création de 600.000 postes de travail en 2014

Avec la réalisation de 100.000 micro-entreprises programmées au titre des dispositifs CNAC et ANSEJ, durant les deux premiers mois de l’année en cours, ajoutés à ceux qu’envisage de créer la fonction publique, « il sera possible de concrétiser 600.000 emplois durant l’année 2014 », a affirmé, jeudi passé, M. Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale sur les ondes de la Radio algérienne de la Chaîne III.

PUBLIE LE : 12-04-2014 | 0:00
D.R

Avec la réalisation de 100.000 micro-entreprises programmées au titre des dispositifs CNAC et ANSEJ, durant les deux premiers mois de l’année en cours, ajoutés à ceux qu’envisage de créer la fonction publique, « il sera possible de concrétiser 600.000 emplois durant l’année 2014 », a affirmé, jeudi passé, M. Mohamed Benmeradi, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale sur les ondes de la Radio algérienne de la Chaîne III.

M. Benmeradi, qui reconnaît que « le chômage demeure important en Algérie tant qu’il n’aura pas dépassé à la baisse la barre des 7% », a également signalé dans ce même contexte que durant l’année 2013, pas mois de 650.000 emplois ont été créés « dont 100.000 ont pu l’être, entre les deux premiers mois de l’année dernière », par l’entremise de placements réalisés par l’Agence nationale pour l’emploi.
M. Benmeradi, qui reconnait que « le chômage demeure important en Algérie tant qu’il n’a pas n’aura pas dépassé à la baisse la barre des 7% » a, par ailleurs indiqué que le taux de chômage, officiellement constaté en Algérie, est inférieur à 9,8%.
Citant un rapport du FMI faisant état d’un taux inférieur à 9,7%, en 2014,  M. Benmeradi a estimé qu’il s’agit-là d’une « tendance baissière extraordinaire », se plaisant à rappeler, qu’en 1999, il existait un taux supérieur à 30%, « dont près de 50% pour le chômage des jeunes. »
Le ministre a expliqué ces chiffres par le fait, qu’en 2013, la création d’emploi a été supérieure à la demande enregistrée sur le marché. Ce qui fait que le taux de chômage a baissé sensiblement.
Commentant le phénomène du chômage des diplômés, M. Benmeradi l’a estimé à 14,3% en 2013, contre 21,4% en 2010. « Là, les résultats pour le chômage des jeunes, d’une manière générale est estimé à 24%, alors qu’il était de 31,5 en 2005. Un taux « important et tout à fait intéressant », selon le ministre notamment lorsqu’il est comparé avec ce qui est observé au niveau international. « Nous sommes exactement au même niveau que les pays qui sont entrains d’enregistrer les meilleurs résultats y compris par rapport au pays développés dont le taux de chômage chez les jeunes notamment les diplômés, qui sont tous dans la frange entre les 15 et 20% », a-t-il expliqué.
Il n’a pas omis de souligner par ailleurs que pour les jeunes diplômés la faille réside dans  « l’inadéquation existant entre le produit offert par l’université et les besoins réels exprimés par le marché de l’emploi ». Toujours dans ce même contexte le ministre a fait remarquer que les résultats obtenus dans le cadre de la lutte contre le chômage des diplômés, une bonne partie a été absorbée par le dispositif, mis en place par le gouvernement, notamment le dispositif lié à la CNAC et l’ANSEJ qui font aujourd’hui que les jeunes diplômés sont encouragés et accompagnés pour la création de leur propre entreprise.

L’offre d’emploi a connu un accroissement de 21% entre 2012 et 2013
Concernant l’inadéquation entre la formation supérieure et les besoins réels exprimés par le marché de l’emploi, le ministre a insisté sur le rôle du Conseil supérieur de l’emploi qui représente tous les secteurs formateurs et celui de l’emploi, pour la prise en charge cette question importante. 
Abordant la question des prévisions sur le long terme afin que ces jeunes diplômés de l’université estimés à 1.200.000 sortants puissent trouver une embauche, une fois le diplôme en poche, M. Benmeradi s’est montré optimiste quant au marché national de l’emploi qui est tout à fait « vierge ».
Il n’a pas omis de préciser que le problème aujourd’hui réside dans le fait que l’économie est en train de se mettre en place, tout en rappelant la période d’absence  d’investissement et de désinvestissement où des milliers d’entreprises ont été fermées et des centaines de milliers de travailleurs mis en chômage ou à la  retraite.
« Il y a eu de très gros efforts en matière de reconstruction de l’économie nationale en matière d’énergie, d’infrastructure routière, de télécommunication…, cela dit les conditions optimales d’encadrement d’une croissance économique étaient là ajouté au climat d’investissement, car c’est de l’économie qu’on crée l’investissement et non pas de l’administration », souligne-t-il. Selon le ministre la tendance observée en 2013 est très intéressante pour la croissance de l’emploi.
« L’offre d’emploi au niveau de l’Anem ou des agences qui travaillent en relation avec celle-ci, a enregistré entre 2012 et 2013 un accroissement de 21% et de plus de 37% par rapport à 2011 », relève-t-il.
Revenant sur son annonce, récente, de création d’un contrat de pré-emploi de jeunes, le représentant du gouvernement a exprimé son espoir de voir ce dispositif, aboutir ceci d’autant que le gouvernement était convaincu de cette idée, « non pas pour des considérations politiciennes ou des objectifs de paix sociale ».
M. Benmeradi a considéré qu’avec les facilitations fiscales et parafiscales, celles d’accès au foncier, ajoutées aux divers dispositifs de l’ANDI ont créé à l’économie nationale des conditions attractives à l’investissement ce qui ne manquerait pas de booster l’emploi dans le pays. A propos des entreprises étrangères installées en Algérie, le ministre a souligné que le nombre d’étrangers est estimé à 5.000 qui travaillent sur la base d’un contrat renouvelable. Ces entreprises par ailleurs, sont contraintes à effectuer  un recrutement local, a enfin conclu le ministre.                   
   Sarah Sofi

La politique de formation en Algérie combat l’exclusion des femmes

La lutte contre l’exclusion des femmes constitue l’un des axes principaux de la politique nationale de formation professionnelle en Algérie, ont souligné, jeudi passé à Biskra, les participants à une journée d’étude consacrée au thème de la formation. L’objectif est de permettre aux femmes rurales d’acquérir les compétences leur permettant de prendre une part active au développement du pays, a souligné  Mme Nardjes Debabha, représentante du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Elle a mis en exergue les efforts accomplis pour intégrer la femme rurale dans la dynamique de développement, en rapprochant la formation professionnelle des régions enclavées, permettant aux femmes aux foyers et aux femmes rurales de valoriser et de promouvoir leur savoir-faire, notamment  dans les activités liées à l’élevage et à l’artisanat traditionnel. L’insertion professionnelle a été encouragée en avançant l’âge limite de l’aide à la création de micro-entreprises à 30 ans, ainsi qu’en donnant la possibilité aux femmes handicapées de rejoindre des centres de formation  spécialisés, a souligné Mme Debabha. De son côté, la représentante du ministère de la Justice, Mme Noura Hachani-Manaâ, a rappelé, dans sa communication, que les détenues dans les établissements de rééducation "bénéficient de programmes de formation destinés à leur insertion professionnelle".          
La rencontre, organisée à l’Institut national spécialisé de formation professionnelle (INSFP) Hassani-Bounab, a rassemblé, en plus des représentantes des ministères cités, des membres d’associations venus de plusieurs wilayas  de l’est du pays : Biskra, Khenchela, El-Oued, Ouargla, Ghardaïa et Illizi.



 

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