dimanche 17 novembre 2019 22:31:42

5e session ordinaire du conseil des ministres arabes des Finances : M. Djoudi appelle à la rationalisation des systèmes d’aides de l’État

L'Algérie élue présidente du Conseil des ministres arabes des Finances

PUBLIE LE : 09-04-2014 | 0:00
D.R

Le ministre des Finances, président du Conseil des ministres arabes des Finances, Karim Djoudi, a appelé, hier à Tunis, tous les pays arabes à procéder à la rationalisation et à la réforme des systèmes d’aides de l’État afin de mieux cibler les catégories vulnérables. À l’ouverture de la 5e session ordinaire du Conseil des ministres arabes des Finances, M. Djoudi a recommandé aux pays de la région, la «rationalisation de l’action à travers des formules de subvention plus performantes afin de cibler les catégories nécessiteuses et de remédier à certains dysfonctionnements structurels, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité en matière de distribution des ressources et de renforcer la rigueur financière». Il a souligné que «la plupart des systèmes d’aides de l’État dans les pays arabes n’étaient plus en mesure de réaliser les résultats escomptés concernant la protection des catégories à faible revenu», déplorant qu’«une partie importante de cette aide touche des catégories à revenu élevé». M. Djoudi a proposé l’adoption de nouveaux mécanismes d’aides qui tiennent compte des spécificités de chaque pays, en sus de leur mise en exécution progressive afin de garantir le succès de cette réforme qu’il a qualifié de «nécessité impérieuse», déplorant l’«inefficacité de certaines expériences suivies en la matière». «Dans les pays arabes, une part importante de cette aide gouvernementale est puisée dans les ressources financières, ce qui a valu à la région une classification parmi les plus grands ensembles géographiques dans le monde à appliquer cette subvention, notamment en ce qui a trait à l’aide énergétique», a-t-il encore souligné. Par ailleurs, le ministre des Finances a appelé ses homologues arabes à ne pas négliger les retombées de la «crise financière mondiale sur les économies de leurs pays respectifs», ajoutant que celle-ci demeurait «latente». Il a insisté également sur «l’importance de prendre en considération l’impact des chocs successifs générés par la hausse des prix des produits alimentaires sur les marchés mondiaux, d’autant plus que, a-t-il dit, la majorité de ces pays comptent de manière significative sur ces marchés pour satisfaire leurs besoins en produits alimentaires». «Ces défis exigent davantage d’efforts dans la région arabe, dont la consolidation du processus de réforme économique et financière de manière à soutenir les équilibres financiers et la stabilité, à réaliser la croissance économique globale et durable, à générer des emplois productifs et à améliorer la compétitivité», a-t-il encore fait remarquer. Enfin, le ministre des Finances a indiqué que la réforme économique dans les pays arabes est désormais «impérative», même si sa nature restait différente d’un pays à un autre, du fait des spécificités propres à l’économie de chacun et de ses priorités. La 5e session du Conseil des ministres arabes des Finances se penchera sur l’expérience de certains pays arabes en matière de traitement des questions liées à la subvention des prix, le bilan de la précédente session présidée par le ministre tunisien et le mémorandum sur les questions à soumettre au Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM).

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L'Algérie élue présidente du Conseil des ministres arabes des Finances
L'Algérie a été élue officiellement hier à la tête du Conseil des ministres arabes des Finances pour la période 2014-2015. Le Conseil des ministres arabes des Finances a été institué à l'occasion du sommet économique arabe tenu au Koweït en 2009. «Les économies des États arabes ont supporté, à des degrés différents, les répercussions de la crise financière mondiale, outre l'envolée effrénée des prix des produits alimentaires sur les marchés internationaux», a précisé le ministre des Finances, Karim Djoudi, lors de son intervention en sa qualité de président de la 5e session du Conseil des ministres arabes des Finances. «Ces défis exigent davantage d'efforts de la part des pays arabes, à la lumière de la consolidation du processus de réforme économique et financière de manière à soutenir les équilibres financiers et la stabilité, à réaliser la croissance économique globale et durable, à générer l'emploi productif et améliorer la compétitivité», a-t-il encore fait remarquer. Par ailleurs, M. Djoudi a participé à la 4e session du Conseil de supervision du Compte spécial pour le financement des projets relatifs aux PME privées dans les pays arabes. Le Conseil de supervision du Compte spécial a été créé, lors du sommet économique arabe tenue au Koweït en 2009, dans l'objectif de soutenir financièrement et techniquement les PME. Le ministre des Finances a eu, en marge de cette rencontre, des entretiens avec ses homologues arabes ayant permis d'échanger les vues sur la situation économique mondiale. Les entretiens ont également porté sur les moyens à même de consolider la coopération interarabe dans les domaines économique et financier. Il a, en outre, reçu plusieurs responsables d'institutions financières arabes qui se sont dit "satisfaits" du niveau des relations entre l'Algérie et ces institutions, bien que l'Algérie n'ait pas eu recours à l'endettement extérieur.
 

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